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 MOHAMMED VI, LE GRAND MALENTENDU

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NISSRINE
Invité



MessageSujet: MOHAMMED VI, LE GRAND MALENTENDU   Dim 23 Aoû - 9:39

MOHAMMED VI, LE GRAND MALENTENDU
Un royaume en déclin



Ancien journaliste et cofondateur d’un journal au ton libre et original au Maroc, Ali Amar a commis un brûlot sur les malentendus entourant les dix ans de règne du jeune roi Mohammed VI.

L’auteur Ali Amar, est un journaliste marocain, cofondateur avec Aboubakr Jamaï de l’hebdomadaire Le Journal. Iconoclaste, Ali Amar, dans son ouvrage Mohammed VI, le grand malentendu - sorti en avril dernier aux Editions Calmann-Lévy - remet quelque peu les choses à l’endroit et démystifie l’aura qui entoure un roi «jeune, moderne, modéré et ouvert», complaisamment propagée, notamment par les médias occidentaux accueillis avec faste à Marrakech.
Si la jeunesse du roi est un fait patent, la modernité, l’ouverture et la modération, il n’en a, assure Ali Amar, que «le vernis». Le grand malentendu est un portrait au scanner d’un monarque qui, s’il a su se vêtir des oripeaux de la modernité, ne s’est pas départi, selon l’analyste, des traditions et du syndrome du sultanat, fait remarquer l’auteur de l’ouvrage qui écrit: «Derrière les apparences, se cache pourtant une monarchie affairiste, engoncée dans les pesanteurs de son apparat et de son faste (...)».
De fait, d’emblée, Ali Amar se pose la question: «Qui connaît vraiment Mohammed VI?» et d’enchaîner «L’héritier de Hassan II monté sur le trône du Royaume chérifien il y a déjà dix ans projette en Occident l’image d’un jeune monarque moderne, modéré et ouvert, qui souhaite plus que tout sortir son pays de la misère et l’amarrer à cette Europe proche. Son régime est perçu comme un modèle de transition dans un monde arabe en déliquescence, où l’écrasante majorité des Etats, monarchies et Républiques confondues, sont soit cadenassés sous la férule de potentats, soit en proie à une instabilité chronique.
Pourtant, l’illusion de ce Royaume en mouvement est née d’une légende bien tenace, entretenue par une communication efficace mais trompeuse: le "Printemps marocain" n’a pas subitement bourgeonné, comme on le croit trop souvent, au lendemain du 23 juillet 1999, date de la disparition de Hassan II».
Ali Amar s’inscrit donc en faux contre cette image d’Epinal par trop policée et convenue pour réellement être en phase avec la dure réalité d’un Royaume autrement plus complexe. Le livre est plein d’anecdotes sur le parcours plus ou moins cahoteux du futur monarque chérifien, une sorte de tête brûlée que passionnaient les bolides et les voitures de luxe, à la limite du fétichisme.
«Alors qu’il n’avait que 22 ans, le 19 septembre 1985, le jeune Sidi Mohammed, raconte Ali Amar, roule à tombeau ouvert en direction d’un complexe touristique qu’il doit inaugurer. Il est seul au volant de sa Mercedes 190, et il est très en retard. Dans un virage, sa voiture dérape, heurte un pylône électrique et verse dans une ravine. Le prince s’en sort avec une épaule cassée. (...)» Insouciante jeunesse!
Cet accident de l’héritier du trône, qui ébranla Hassan II, lui fera dire - quelques années plus tard dans un entretien au quotidien français Le Figaro - rapporte Ali Amar, que «chez nous, dans la société marocaine, Freud, nous ne connaissons pas. On manipule ses enfants directement, même si ça fait mal à une jointure (...) Je voyais vingt années d’éducation, de formation complètement anéanties».
Hassan II sollicita alors Michel Jobert, ancien ambassadeur et ancien ministre français des Affaires étrangères: «Expliquez-lui qu’il est le futur roi, qu’il ne s’appartient pas et n’a pas le droit de mettre sa vie en danger», lui demanda le souverain chérifien.
Le roi Hassan II voyait ainsi toute l’architecture qu’il a patiemment construite qui risquait de s’effondrer sous lui du fait de l’insouciance d’un rejeton par trop gâté. Etre roi est un métier, plus, un sacerdoce, auquel il faut se préparer. Ce que le jeune Sidi Mohammed ne semble pas avoir immédiatement saisi, puisqu’il ne semblait pas avoir retenu les dures leçons que lui prodigua son père ni prêt à assumer ses responsabilités. Il s’est assagi par la suite, mais l’espoir qu’il suscita parmi les Marocains s’est effiloché au fil des promesses non tenues alors qu’une élite dorée s’enrichissait outrageusement au moment où le peuple marocain s’appauvrissait de plus en plus. Ce décalage du jeune roi par rapport à la population est raconté par Ali Amar dans une anecdote, lorsque Mohammed VI, manipulé par des arrivistes et les nouveaux riches se voyait dans la peau d’un richissime émir pétrolier du Golfe, allant jusqu’à annoncer lui-même une improbable découverte de pétrole dans un lieu perdu du Royaume chérifien. Un vaste canular qui ridiculisa le jeune Mohammed VI. L’apprentissage de la sagesse est une somme d’expériences que le jeune roi a expérimenté à ses dépens. En fait, dans Mohammed VI, le grand malentendu, Ali Amar ne révèle rien de fondamental sur la gouvernance, la politique et autres faits économiques et sociaux du Maroc, se limitant le plus souvent à des anecdotes qui, si elles ont savoureuses, n’apprennent au final, aux lecteurs, rien qu’ils ne sachent déjà et souvent secret de Polichinelle. Une fois refermé, le livre nous laisse malgré tout sur une certaine faim, du fait que le mystère Mohammed VI demeure entier.

Mohammed VI, le grand malentendu de Ali Amar
Editions Calmann-Lévy-Paris-Avril 2009

Othmane SIDDIK
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zitouni
Invité



MessageSujet: Mohammed VI   Dim 23 Aoû - 10:16

Mohammed VI, qui a un peu forci, se fait livrer, par avion, ses costards coupés par des couturiers parisiens. Gare aux colères royales s’ils s’avèrent trop petits !

C’est un sujet de conversation qui égaye les discussions des beaux salons de Rabat : le roi Mohammed VI a forci ces derniers mois. Ce qui ne va pas sans lui causer quelques désagréments vestimentaires. Un comble pour ce monarque qui aime arborer d’élégants costards.

Ainsi, le premier jour du Ramadan qui, cette année, a eu lieu en septembre, il a réceptionné au royaume enchanté du Maroc des costumes de son tailleur français habituel ainsi que des chaussures de son chausseur attitré, lui aussi parisien. Patatras boum boum, voilà que les fringues royales s’avèrent trop petites à l’essai ! Furieux, Mohammed VI ordonne alors aux services de son secrétaire particulier et grand argentier personnel, le glouton Mounir Majidi, de renvoyer les vêtements à Paris et de les faire échanger.
La résistance des chaouchs

Un chauffeur de la mission diplomatique marocaine à Paris est alors désigné pour s’acquitter de cette tâche ingrate. Alors que l’homme a directement été recruté par le Palais royal, il ne trouve visiblement pas la charge à son goût et se fend devant ses collègues médusés d’un : « j’en ai marre ! Ce n’est quand même pas ma faute s’il enfle une semaine et maigrit la suivante ! ».

http://www.bakchich.info/Mohammed-VI-se-fait-tailler-des,05620.html
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hicham f
Invité



MessageSujet: Re: MOHAMMED VI, LE GRAND MALENTENDU   Sam 5 Sep - 6:17

Je ne suis pas un aigri du système ni antimonarchique, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt le livre ALI AMAR (le grand malentendu ) et je le trouve vraiment exceptionnel, mes félicitations Ali pour ton courage et bonne chance pour le reste.

Les mauvaises langues peuvent se délier maintenant mais Ali a osé dire tout haut ce que les marocains pensent tout bas, pas tous ………

Les marocains n’osent même pas s’exprimer sur ce blog par peur de représailles, dire qu’on est au 21 siècles et cette soit disant monarchie constitutionnelle qui nous a fait miroiter tellement de choses c’est transformé aujourd’hui en une grande firme digne des entreprises cotées CAC40.

Je suggère de créer une association marocaine en France dans le seul but de sensibiliser les marocains issues de la 1ere, 2eme et 3eme génération, les européens crédules qui rêvent de faire de belles affaires au Maroc ainsi que les touristes de bouder le Maroc.

Il faut les toucher la ou ça fait le plus mal, ne plus partir au Maroc pendant les vacances ne plus investir dans des projets immobiliers, plus de touristes, tout simplement arrêter d’enrichir M6, sa famille et ses copains. ( Qui mange seul, s'étrangle seul )…..

Durant le règne du défunt Roi Hassan II, comme beaucoup de marocains j’ai troqué mon pays le Maroc cher à mon cœur pour la France, les raisons de mon départ ont été motivées par cette injustice et cette répression sans fin orchestré par le bras armé du défunt Roi, même avec des diplômes ou pour faire des affaires il fallait graisser la patte ou faire partie d’une certaine élite marocaine.

D’ailleurs la France comme plusieurs pays européens doivent agir dans ce sens et imposer au régime actuel de faire les efforts nécessaires pour partager les richesses et surtout d’arrêter avec cette politique de ce qui est a nous est a nous, et ce qui est à vous est négociable.

Encore une fois Bravo Ali pour ton franc parler, une dernière petite chose il y’a un proverbe qui dit « Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel à méditer.. »




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SALAH
Invité



MessageSujet: Re: MOHAMMED VI, LE GRAND MALENTENDU   Dim 28 Nov - 10:15


LES MAROCAINS PAUVRES ONT UN ROI RICHE
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MessageSujet: Re: MOHAMMED VI, LE GRAND MALENTENDU   

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