LIMADA ?
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ETUDES DES SCIENCES ISLAMIQUES EN LANGUE ARABE
 
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 je faisais parti du groupe des tabligh

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ali



Messages : 321
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Lun 24 Mai - 10:47

Question :

Je voudrais savoir ce que vous pensez du Tablîgh (khurûj) mis en place par Muhammad Ilyas : est-ce une innovation (bid’a) ?

-
Réponse :

Le Tablîgh est un mouvement fondé par Cheikh Muhammad Ilyâs dans les années 20 du XXème siècle chrétien en Inde, mouvement qui constitue une sorte de medersa ambulante (car il enseigne les règles de base de l’islam), mouvement qui désire extraire pour quelque temps le musulman de son environnement de tous les jours pour le faire se rendre dans des mosquées ou dans des maisons de particuliers : là, ce musulman s’assoira en compagnie de ses frères, tous parleront de l’Unicité de Dieu, se rappelleront qu’il ne faut diviniser que Lui, apprendront quelques hadîths du Prophète, se lèveront la nuit pour prier, etc. Ces frères épargneront également quelque peu de leur temps pour aller rendre visite à d’autres frères et leur rappeler la réalité et le sens de la vie. Chacun de ces frères paie lui-même ses frais.

Quel est l’objectif de ce mouvement, voici sur le sujet les propos de Cheikh Ilyâs lui-même : “Notre mouvement a pour objectif principal d’enseigner aux musulmans tout ce qui est prouvé du Prophète (sur lui la paix). Cela, c’est l’objectif principal. Quant au fait de sortir et d’aller rencontrer les frères [jawla], ce n’est que le moyen de départ devant mener à cet objectif. Et quant à l’enseignement et au rappel de la formule de foi islamique et de la prière (salât), ils représentent pour ainsi dire l’enseignement de l’alphabet par rapport à tout le cursus à apprendre…” (Malfûzât-é Mawlânâ Muhammad Ilyâs, – Propos de Cheikh Ilyâs, rapportés par Cheikh Manzûr an-Nu’manî, partie du propos n° 24).

Les sorties dans les mosquées ne sont donc que des modalités devant permettre de faciliter les choses. Abu-l-Hassan Alî an-Nadwî, qui a eu l’occasion de rester en la compagnie de Cheikh Ilyâs et qui a consacré un de ses ouvrages au mouvement du Tablîgh et à la vie de son fondateur, écrit : “Cheikh Ilyâs avait, par sa longue expérience, compris qu’il est difficile, en restant dans les choses de la vie de tous les jours, d’apprendre et de se réformer. Lorsque son esprit reste occupé dans les choses quotidiennes, comment faire naître un changement dans sa vie ?” (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da’wat, p. 93). C’est pourquoi Cheikh Ilyas pensa qu’il était bon d’amener des musulmans à se retrouver ensemble dans un autre milieu, afin qu’ils puissent se consacrer à l’objectif voulu avec sérénité avant de revenir chez eux. Cheikh Ilyâs disait : “…Le bienfait qui est attaché au [fait de sortir de chez soi] est que l’homme peut alors sortir du milieu figé de tous les jours et se rendre dans un autre milieu, où il trouve piété et mouvement, et il trouve dans cet autre milieu de quoi développer en lui les qualités du musulman…” (Malfûzât-é Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 92).

Quant aux durées de 40 jours, etc., elles ne sont que des durées d’organisation. A l’Université Islamique de Médine, on fait bien un nombre x d’années d’études. Pourtant, cela ne figure dans aucun hadîth du Prophète, qui a demandé d’acquérir la connaissance sans préciser la durée ni la modalités des études ! Il est d’ailleurs à noter que certains frères ne sortent que 10 jours, d’autres 20 jours, etc.

Cheikh Ilyâs disait également que le but de ce mouvement et de ces sorties est de réveiller, chez tous ceux qui sont musulmans, l’étincelle de foi qui existe dans leur cœur. Cheikh Ilyâs voulait qu’une fois cette étincelle éveillée, ils se dirigent ensuite vers les ulémas pour apprendre les croyances et les règles islamiques, et qu’ils vivent ces règles avec le ihsân et la tazkiya authentiques. Cheikh Ilyâs disait ainsi : “… Il est également évident que nos groupes de sorties ne pourront pas tout faire. Ils ne pourront, par les efforts qu’ils feront en se rendant dans différents lieux, que faire naître un réveil et un mouvement. Ayant réveillé, en un lieu donné, les gens qui étaient insouciants, ils ne pourront que rétablir le lien entre ces gens et les gens se trouvant dans le même lieu et qui pratiquaient déjà l’islam. Ils ne pourront que rétablir le lien entre ce public musulman et les gens qui se trouvent en ce lieu et qui se font du souci pour le public musulman, c’est-à-dire les ulémas, les pieux…” (Malfûzât-é Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 24). “Dites aux ulémas que par ces sorties des groupes du Tablîgh et par leurs efforts, on ne peut que faire naître dans le public musulman la valeur et la soif des enseignements de l’islam. On ne peut que les pousser à apprendre ces enseignements. Ensuite, pour ce qui est de les leur faire apprendre (ta’lîm) et de les former (tarbiya) en conséquence, cela ne peut se faire que par la prévenance des ulémas et des pieux…” (Malfûzât-é Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 212).

Le Tablîgh ne vise qu’à réformer les musulmans en les rapprochant des sources authentiques du Coran et des hadîths. C’est bien pourquoi on entend toujours les frères du Tablîgh répéter : “La réussite, dans ce monde et dans l’autre, réside uniquement dans les ordres de Dieu, vécus selon la voie du Messager de Dieu (sur lui la paix).” Pour qui prend la peine de réfléchir deux secondes, cela ne veut pas dire autre chose que suivre… le Coran et la Sunna ! D’ailleurs Cheikh Ilyâs disait : “On ne doit pas me considérer comme quelqu’un de supérieur à un simple croyant. Agir selon ce que je dis simplement parce que je le dis, c’est quelque chose qui est contraire à l’islam. Ce que je dis, mesurez-le à l’aune du Coran et de la Sunna…” (Malfûzât-é Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 210). Cheikh Ilyâs avait écrit en substance dans une de ses épîtres qu’il voulait que soient développés “le fait de s’attacher au Coran et aux Hadîths ["al-i'tisâm bil-kitab was-sunna"], la connaissance des paroles des Compagnons, et la connaissance de la langue arabe…” (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da’wat, p. 325). Que dire de plus ?

Le Tablîgh n’est donc pas en soi une innovation (bid’a).

Il est vrai que certains ulémas contemporains ont émis l’avis que le mouvement du Tablîgh était une innovation (bid’a) car ne se référant pas à l’authenticité des sources (Coran et Hadîths) et aux dires des pieux prédécesseurs (as-salaf as-sâlih). Mais j’estime que si ces ulémas avaient eu accès aux dires du fondateur du mouvement (qui n’ont pas, à ma connaissance, été traduits en arabe), ils auraient modifié cet avis inshâ Allâh. J’estime qu’ils n’ont dû se référer qu’à ce qu’ils ont vu et entendu de certains (j’ai bien dit “certains”) frères et sœurs participant au mouvement et qu’ils ont pensé qu’il s’agissait de ce que le mouvement lui-même disait.
Car dans les faits, il est vrai qu’on entend parfois des choses étranges. Mais ces choses étranges sont liées à une compréhension partielle de certains frères et ne reflètent pas les dires du fondateur du Tablîgh. Voyez plutôt…

Certains frères participant au mouvement se sont mis à croire qu’il faut à tout prix sortir ce nombre x de jours. Un jour, un frère que je connais affirma qu’il serait prêt à remplacer (”faire le qadhâ”) des 3 jours mensuels s’il lui arrivait de les manquer pour une cause valable. Ce fut alors un autre frère participant au mouvement qui intervint immédiatement pour rappeler que ces durées n’étaient que des modalités d’organisation et qu’il ne saurait être question de les remplacer (”qadhâ”), sous peine de tomber dans quelque chose de contraire aux principes de l’islam. D’ailleurs certains frères ne sortent que 10 jours, d’autres 20 jours, etc.

D’autres frères veulent à tout prix trouver une référence textuelle au fait de sortir quarante jours ou quatre mois ; ce faisant, ils tombent dans l’exagération ; voyez plutôt : j’ai moi-même entendu un frère dire dans un discours : “Le fait de sortir quatre mois afin d’acquérir la foi au niveau de la certitude (yaqîn) figure dans le Coran ; Dieu n’a-t-Il pas dit : “Circulez sur la terre quatre mois et vous saurez que vous ne pourrez échapper à Dieu” (Coran 9/2) ? Mes frères, voici le fondement coranique pour sortir quatre mois, suite à quoi nous aurons la certitude sur la puissance de Dieu” (fin de citation). Comment peut-on tenir des propos aussi déplacés ? Ce verset concerne en réalité les polythéistes de l’Arabie, auxquels, en l’an 9 de l’hégire, il avait été donné un délai de quatre mois .Pourquoi “forcer” ainsi des versets afin de les faire correspondre à ce qui relève en réalité d’une simple modalité de fonctionnement (comme nous l’avons expliqué plus haut) ?

Il est d’autres frères participant au mouvement qui se sont mis quant à eux à considérer le fait de sortir comme un objectif en soi (”je sors parce qu’il faut sortir“), oubliant que l’objectif est en réalité d’utiliser la sortie comme une occasion pour revivifier sa foi, développer en soi les qualités du Prophète et des Compagnons et aller rappeler le message essentiel de l’islam aux frères éloignés, avant, ensuite, de revenir approfondir ses connaissances selon ses possibilités (avec des uémas, etc.). Il y a de cela quelques jours, un frère est venu m’inviter à sortir avec lui en Tablîgh. Je lui ai demandé pourquoi il sortait, il m’a répondu : “Parce qu’il faut sortir.” Je lui ai dit : “Non, il ne faut pas sortir pour sortir. Le fait de sortir ne doit pas être considéré comme un objectif en soi, puisque le Prophète ne pratiquait pas ce genre de sortie sous cette forme. Si tu sors, il te faut le faire avec les objectifs dont parlait Cheikh Ilyâs et qui sont en fait des objectifs figurant dans le Coran et les Hadîths. Ceci est exactement comme si tu partais à l’Université Islamique de Médine : ton objectif ne doit pas être d’y partir pour partir, mais d’y partir afin d’acquérir des bases dans le domaine de la connaissance, bases correspondant à ce qui figure dans le Coran et les Hadîths.” Le frère ne m’a rien répondu, mais j’ai cru voir des signes d’étonnement sur son visage. Une heure plus tard, il m’a avoué s’être rendu, juste après m’avoir parlé, auprès d’un responsable du mouvement (qui vit en Inde mais qui était alors de passage à la Réunion), lui avoir demandé son avis sur la question, et avoir reçu de ce responsable une réponse très voisine de la remarque que je lui avais faite.

-
A mes frères et sœurs participant au mouvement :

A mes frères et sœurs participant au mouvement, je désire très humblement rappeler ici les 4 points suivants :

1) Le Tablîgh est un mouvement, ce n’est pas tout l’islam, comme le croient certains. Cheikh Ilyâs a employé lui-même le terme “mouvement” (en langue urdu : “tahrîk“) à propos de ce qu’il a mis en place (voir Malfûzât-é Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 24, 163, 164, 179, etc.).
Ne confondez donc pas le cadre mis en place par Cheikh Ilyâs pour le bon fonctionnement du mouvement, et le cadre de l’islam. Certes, de nombreux principes sont ceux de l’islam (comme par exemple l’interdiction de gaspiller, etc.), mais il en est d’autres qui ont été mis en place uniquement pour le cadre du Tablîgh, et seulement pour que le mouvement arrive à faire participer des frères aux mentalités fort diverses. Ainsi en est-il du principe, souvent répété lors des sorties, qui dit qu’il ne faut pas aborder les divergences d’opinions juridiques existant entre différents savants musulmans.
Tant que vous êtes en sortie, tenez vous-en à cette règle, mise en place comme tant d’autres pour la bonne marche du groupe : cela évitera aux compagnons de sortie de se quereller (vu l’état d’ignorance dans lequel se trouvent les communautés musulmanes aujourd’hui). Mais sachez que débattre de divergences d’opinions juridiques n’est ni une interdiction ni une perte de temps en islam, bien au contraire. Alors quand vous verrez, hors du mouvement, des savants débattre d’avis juridiques arguments à l’appui, ne les critiquez pas en citant ce principe du Tablîgh.
Vous pouvez facilement, en réfléchissant quelque peu, trouver d’autres principes n’ayant été eux aussi mis en place que pour le bon fonctionnement du Tablîgh.

2) En sortant dans le mouvement, vous n’allez pas apprendre la somme de l’islam et de sa mise en pratique mais… vous allez apprendre à revivifier votre foi (yaqîn) et vous allez apprendre que “la réussite réside dans le fait d’obéir à ce que Dieu agrée en suivant la Sunna du Messager de Dieu”, donc dans le fait de pratiquer le Coran et la Sunna. Mais vous n’allez pas apprendre la totalité des modalités d’application du Coran et de la Sunna. Car le mouvement ne dit rien de ces modalités, qui, elles, relèvent du droit musulman (al-fiqh). Quelles sont les dispositions du droit musulman (fiqh), les responsable du Tablîgh se contenteront de rappeler les grandes lignes. Pour ce qui est des ramifications, il vous faut, comme l’avait voulu Cheikh Ilyâs, l’apprendre auprès des ulémas et muftis de votre pays, car certaines règles peuvent changer en fonction du contexte. Il arrivera donc qu’il y ait certains points juridiques (mas’alah) où vous serez amenés à suivre des avis juridiques différents de ceux qu’ont les responsables du Tablîgh vivant en Inde ou au Pakistan (soit pour cause d’authenticité, soit pour cause de différence de contextes).

3) De même, vous allez apprendre que “la réussite réside dans le fait de pratiquer la Sunna”. Sachez cependant qu’il y a, dans la Sunna, des sunna ta’abbudiyya et des sunna ‘âdiyya. Ne pensez donc pas que tout ce que le Prophète a fait est du même niveau et que “soit on pratique toute la Sunna et on aime alors le Prophète, soit on mange sur une table et alors on n’aime pas le Prophète”. Aucun reproche ne peut être fait à celui qui n’applique pas les sunna ‘âdiyya, tout comme une récompense est promise inshâ Allâh auprès de Dieu pour celui qui pousse l’imitation du modèle du Messager de Dieu jusqu’à suivre ses sunna ‘âdiyya. En fait il vous faut savoir que Cheikh Muhammad Ilyâs aimait, pour lui-même et pour ceux qui lui étaient proches, que l’on imite même les sunna ‘âdiyya du Prophète. An-Nadwî raconte un épisode de sa vie : “Certains de ceux qui restaient à son service n’étaient à ce moment là pas présents. Il leur envoya, par l’intermédiaire de Hâdjî Abdur-Rahmân, ses recommandations écrites ; le point sur lequel il y insistait le plus était le fait de suivre la Sunna ; (il y disait) que les terminologies (”istilâh”) et la classification (”taqsîm”) établies par les juristes musulmans [à propos de l'ensemble de ce qui est rapporté que le Prophète l'a fait] étaient vraies et correctes, mais qu’il fallait, sur le plan de la pratique, nécessairement pratiquer ce qui était lié au Prophète (sur lui la paix).” An-Nadwî poursuit par cette observation : “L’amour pour le Prophète et la volonté de suivre son modèle étaient à un tel point chez lui (”ghalaba”) que cela touchait non seulement les “‘ibâdât” mais aussi les “‘âdât” : son coeur voulait qu’il imite le Prophète (sur lui la paix) même dans les “‘âdât”" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr un kî dînî da’wat, pp. 242-243). Voilà qui permet de comprendre pourquoi le mouvement du Tablîgh est autant attaché aux sunna ‘âdiyya. Cependant, on ne peut pas considérer ce qui n’est pas obligatoire comme si cela l’était. Lisez également mon article sur la tenue du musulman.

4) Ne dites pas des autres mouvements qui œuvrent eux aussi pour la réforme des musulmans et qui agissent dans le cadre du Coran et des Hadîths qu’ils sont “inutiles et que seul le Tablîgh fait le travail et l’effort de la religion”. Ce n’est pas ce que Cheikh Ilyâs a enseigné.

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Synthèse de la réponse :

Le Tabligh n’est pas en soi une innovation religieuse (bid’a). C’est un mouvement dont l’objectif est de former les musulmans et de les amener à s’attacher au Coran et à la Sunna.
Les frères et sœurs qui participent au mouvement ont cependant une grande responsabilité dans le fait de pouvoir eux-mêmes comprendre complètement la finalité du mouvement et ensuite le faire connaître aux autres. Pour cela ils devraient revenir à l’objectif primordial du mouvement, tel que Cheikh Ilyâs l’a défini : revivifier la foi en Dieu l’Unique, et diffuser l’idée que la réussite réside dans le fait de se référer sincèrement au Coran et à la Sunna. Mais quelles sont les modalités pratiques et détaillées pour vivre le Coran et la Sunna dans un pays donné dans une circonstance donnée, les frères et sœurs participant au mouvement devraient se référer à ce sujet aux juristes musulmans de leur pays plutôt qu’aux responsables du mouvement en Inde ou au Pakistan. Quand une majorité de personnes participant au mouvement auront réalisé cela, les choses changeront avec la permission de Dieu.

A.N
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salah
Invité



MessageSujet: Les provisions du Prédicateur musulman   Mar 1 Juin - 12:24

Les provisions du Prédicateur musulman



Cheikh Ibn Otheymin





INTRODUCTION

Louange à Allah ! C'est Lui que nous louons, c'est Lui que nous adorons. Nous sollicitons Son aide et implorons Son pardon ; à Lui nous adressons nos actes de repentance, et en Lui nous cherchons refuge contre le mal qui provient de nous-mêmes et de nos mauvaises ouvres.

Celui qui est guidé par Allah, ne peut être égaré, et celui qui est égaré par Lui ne saurait avoir de guide. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Unique et sans associé, et j'atteste que Mohamed est le serviteur d'Allah, et Son Messager.

Allah () l'envoya sur terre, muni de la guidée et de la religion de vérité, afin qu'il place celle-ci au-dessus de toute autre religion. Il transmit le message divin, restitua le dépôt qui lui avait été confié, et prodigua de sages conseils à la communauté. Pour la gloire d'Allah il mena un combat noble et sincère, et laissa sa communauté sur une voie claire, sur laquelle, de jour comme de nuit, nul ne peut s'égarer hormis celui qui est voué à la perdition. Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, sur sa famille, sur ses compagnons, et sur ceux qui emprunteront la même voie de bienfaisance qu'eux, jusqu'au Jour de la résurrection.

Je demande à Allah () qu'Il nous mette avec ceux qui, en public comme en secret, empruntent la même voie que lui () ; qu'Il nous fasse mourir dans sa religion ! Qu'Il nous accorde, le Jour où Il nous ressuscitera, de faire partie de son groupe () ! Qu'Il nous mette dans le groupe de ceux pour qui Il () intercédera ! ; et qu'Il nous réunisse dans les jardins du délice, avec ceux qu'Allah comblera de Ses bienfaits, comme les Envoyés, les véridiques, les martyrs, et les vertueux.

Chers frères ! C'est un plaisir pour moi que de rencontrer mes frères musulmans en ce lieu [1] , dont l'on attend la pratique du bien et la diffusion de cette religion. Car Allah () a exigé de tous ceux à qui Il donna de la science, qu'ils s'engagent à l'expliquer aux gens, et à n'en rien dissimuler. Allah dit :

« Allah prit auprès de ceux auxquels le Livre était donné cet engagement : « exposez-le certes aux gens et ne le cachez pas » [2] »

Cet engagement pris auprès Allah n'est pas un pacte écrit, visible aux yeux des gens, il s'agit d'un engagement qui n'est connu que de ceux qu'Allah a pourvus en science. La connaissance qu'Allah donne à un homme ou à une femme, constitue en vérité un engagement. Il incombe donc à celui qui possède de la science, qu'il transmette ce qu'il sait de la législation d'Allah () en tout lieu, et en toute occasion.

Chers frères ! Cette conférence a pour thème : « Le viatique du prédicateur musulman. ». Par viatique, j'entends la provision indispensable à tout musulman, celle qu'Allah () évoqua en disant :

« Et prenez vos provisions mais en vérité, la meilleure provision est la piété [3] »

La provision dont tout musulman doit être pourvu est donc la crainte d'Allah ; Allah ( ?? ??? ) ne manque de la mentionner fréquemment dans le Coran, en enjoignant aux hommes de Le craindre, en faisant l'éloge de celui qui Le craint, en faisant connaître la récompense qui est attachée à cette vertu, et en d'autres occasions encore.

« Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux ; qui dépensent dans l'aisance et dans l'adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants ; et pour ceux qui, s'ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d'Allah, et demandent pardon pour leurs péchés -et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah ?- et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu'ils ont fait ; ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien ! [4] »

Mes chers frères ! Peut-être allez-vous me demander : Qu'est-ce que la piété ? La réponse à cette question a été donnée par Talqa Ibn Habib () lorsqu'il a dit : « La piété consiste à œuvrer par obéissance à Allah, en suivant Ses directives, et en espérant Sa récompense. » Il a concilié dans cette définition la connaissance, la pratique, l'espoir de la récompense, et la crainte du châtiment d'Allah. Telle est la piété.

Certes, nous savons tous que celui qui appelle à la religion d'Allah () doit être le premier à posséder cette vertu qu'est la crainte d'Allah, en secret et en public. J'évoquerai ici, avec l'aide d'Allah () quelles doivent être les caractéristiques de celui qui invite à la religion d'Allah , quelles provisions sont nécessaires pour mener à bien cette tâche.

[1] Université Al-Malick Abdelaziz à Jeddah en Arabie Saoudite.

[2] S Al-'Imran (3)/ V.187

[3] S La vache (2)/ V.197

[4] S Al-'Imran (3)/ V. de 133 à 136
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salah
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 1 Juin - 12:26

LA PREMIERE PROVISION
Que celui qui appelle à la religion d'Allah, ait une connaissance [approfondie] de ce à quoi il appelle ; le prédicateur doit posséder des connaissances justes, basées sur le Livre d'Allah et la sunnah de Son Envoyé ( ) , p arce que toute science apprise, en dehors du Coran et de la sunnah [1] , se doit d'être auparavant confrontée à ceux-ci. Une fois confrontée au Coran et à la sunnah, elle apparaîtra comme étant soit en conformité, soit en contradiction avec ces sources fondamentales. Dans le premier cas, elle est acceptée ; dans le second, on se doit de la rejeter, sans prendre en considération celui qui l'a énoncée.
Il a été rapporté qu'Ibn Abbas ( ) a dit : « Des pierres sont sur le point de tomber du ciel sur vous, je dis : L'Envoyé d'Allah a dit, et vous vous dites : Abou Bakr et Omar ont dit ! » . Si cette règle est valable pour les dires qui contredisaient les propos de L'Envoyé d'Allah ( ) venant d'Abou Bakr et de Omar, que dire alors de la parole d'un autre qu'eux, alors qu'ils étaient supérieurs à tout autre en science et en piété, qu'ils ont vécu en compagnie de L'Envoyé d'Allah ( ) , et qu'ils ont assuré sa succession ? Toute parole qui contredit le Livre d'Allah et la sunnah de Son Envoyé ( ) doit être systématiquement rejetée. Allah ( ) dit :
« Que ceux donc, qui s'opposent à Son commandement, prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux [2] »
L'imam Ahmed ( ) a dit : « Sais-tu ce qu'est la fitna [3] ? La fitna est l'association (le shirk) Il se peut qu'en rejetant certains de Ses dires (dires d'Allah) le doute entre dans le cœur, et qu'il périsse. »
Ainsi donc la première des provisions pour celui qui appelle à la religion d'Allah ( ) consiste en une science tirée du Livre d'Allah et de la sunnah reconnue authentique de Son Envoyé ( ) . En effet, un appel à la religion d'Allah fait sans connaissance, est un appel reposant sur l'ignorance, et il sera forcément plus préjudiciable que bénéfique. La personne qui invite les hommes à se tourner vers la religion d'Allah se présente comme un guide qui oriente ses frères. S'il est ignorant, il ne pourra que s'égarer, et égarer les autres - qu'Allah nous préserve de cela- . Son ignorance est plus profonde et par conséquent, plus dangereuse que chez le simple ignorant. Celui-ci, étant conscient de ne pas savoir, fait preuve de modération et ne se risque pas à parler, et il est possible en outre de remédier à cette ignorance par l'enseignement. Le véritable ignorant est celui qui ignore son ignorance, car celui-là ne se tait pas, au contraire il parle malgré son ignorance, et dès lors, il égare plus qu'il ne guide.
Cher frère ! Prêcher (da'wa) sans connaissance, c'est aller à l'encontre des pratiques de l'Envoyé d'Allah ( ) , et de ceux qui empruntent la même voie que lui. Ecoutez ce qu'Allah ( ) ordonna à Son Envoyé ( ) :
« Dis: "Voici ma voie, j'appelle les gens [à la religion] d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allah! Et je ne suis point du nombre des associateurs. [4] »
Allah dit : « j'appelle les gens [à la religion] d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. » C'est-à-dire qu'il est obligatoire pour celui qui emprunte la même voie que L'Envoyé d'Allah ( ) d'appeler les gens à la religion d'Allah en possédant la science, et non en procédant par ignorance.
Médite, Ô Toi qui désires appeler les gens à la religion d'Allah, sur ce que dit Allah : « nous basant sur une preuve évidente » c'est-à-dire sur une connaissance ; celle-ci comprend trois points :
- Avoir connaissance de ce que l'on prêche : c'est-à-dire qu'on connaisse le jugement de l'islam concernant ce que l'on prêche aux gens, car il se peut qu'on appelle les gens à faire quelque chose qu'on croit être une obligation (wajib) alors que dans la législation d'Allah ce n'en est pas une ; on imposerait donc aux esclaves d'Allah ce qu'Allah ne leur impose pas. On peut également appeler les gens à délaisser quelque chose qu'on croit être interdit (muharram) alors que cela ne l'est pas dans la religion d'Allah ; on interdirait aux esclaves d'Allah ce qu'Allah leur a rendu licite.
- Avoir connaissance de la situation de ceux que l'on va appeler à la religion d'Allah : Ainsi lorsque l'Envoyé d'Allah ( ) envoya Moadz au Yémen, il lui dit :
« Tu vas te rendre dans un peuple des gens du Livre . ». Cela, afin qu'il analyse leur situation et qu'il s'y prépare en conséquence. Il est donc indispensable de connaître la situation de celui que l'on veut inviter à embrasser la religion d'Allah ; quel est son niveau intellectuel ? Sa capacité à raisonner et argumenter ? Ainsi, le cas échéant, l'on sera prêt à débattre avec lui, à répondre à ses objections. Imaginez que vous débattiez avec quelqu'un et qu'il prenne l'avantage sur vous grâce à sa puissance d'argumentation, ce serait un grand désastre pour la vérité, et c'est vous qui en seriez la cause. Ne pensez pas que l'égaré est nécessairement dominé dans toutes les situations. ! L'Envoyé d'Allah ( ) a dit :
" Vous vous plaignez auprès de moi, or il se peut que l'un d'entre vous soit plus habile que l'autre à exposer ses arguments, et que je rende une sentence qui lui soit favorable, à cause de la façon dont je l'ai entendu exposer son affaire »
Cela démontre que même si une personne est dans l'erreur, il se peut que grâce à son habilité à exposer ses arguments, elle prenne le dessus sur l'autre plaignant, et que l'on prononce un jugement orienté par son plaidoyer. Il est donc indispensable de connaître la situation de ceux qu'on invite à la religion d'Allah.
- Avoir connaissance de la méthodologie que l'on va employer pour appeler les gens à la religion d'Allah : Allah ( ) dit :
« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure des façons . [5] »
Certaines personnes se retrouvent parfois face à quelqu'un qui commet un acte répréhensible, et se précipitent sur lui pour le réprimander, sans réfléchir aux conséquences néfastes que cela risque d'entraîner, non seulement pour cette personne, mais également pour ses semblables. C'est pourquoi il faut que celui qui appelle à la religion d'Allah, avant de faire quoi que ce soit, prévoie et évalue les conséquences que ses actes risquent d'entraîner. Il se peut qu'à cet instant, le fait de contenir son indignation produise des changements significatifs. Non seulement le fait de maîtriser sa colère peut amener la personne fautive à changer, mais cela peut également en faire changer d'autres et cela dans un avenir proche. J'exhorte donc mes frères, ceux qui appellent à la religion d'Allah, à le faire avec sagesse et promptitude à la fois. S'ils parvenaient à contrôler leur indignation, ne serait-ce qu'un peu plus longtemps, quand ils sont témoins d'une attitude répréhensible, leur action n'en serait que plus méritoire - selon le bon vouloir d'Allah ( ) .
Il faut que celui qui appelle à la religion d'Allah se munisse de la vraie science, celle qui est basée sur le Livre d'Allah et la sunnah de Son Envoyé ( ) . C'est ce dont conviennent les textes divins et les esprits sains, ceux qui ne sont pas entachés par le doute et la passion. Car comment peut-on appeler les gens à la religion d'Allah -le Tout Puissant, le Très-Haut- alors que l'on ne connaît pas le chemin qui mène à Lui ! Si on ignore Sa législation, comment peut-on prétendre prêcher la religion d'Allah ?
Lorsqu'un homme ne possède pas de science, il doit en premier lieu s'instruire, et ensuite seulement appeler les gens à la religion d'Allah. Quelqu'un pourrait être tenté de poser la question suivante : Est-ce que ce que vos propos contredisent les dires de L'Envoyé d'Allah ( ) lorsqu'il dit :
« Transmettez de moi ne serait-ce qu'un verset »
La réponse est non ! Car l'Envoyé ( ) a dit : « Transmettez de moi. ». Il faut donc que ce qu'on transmet provienne de L'Envoyé d'Allah ( ) . Voilà ce que nous voulons dire, lorsque nous disons que celui qui appelle à la religion d'Allah a besoin de science : nous ne voulons pas dire qu'il doit avoir atteint un niveau élevé de connaissance, mais qu'il ne doit appeler les gens à la religion d'Allah qu'en se fondant sur la science qu'il possède, et qu'il ne doit pas parler de ce dont il n'a aucune connaissance.

[1] Sunnah : Terme signifiant les recommandations, dires et actes de L'Envoyé d'Allah.
[2] S. An-Nur (24)/ V. 63
[3] Fitna : Le terme « fitna » peut avoir plusieurs sens tel que : Discorde, révolte, envoûtement, et épreuve .
[4] S. Yusuf (12)/ V. 108
[5] S. An-Nahl (16)/ V. 125
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salah
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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 1 Juin - 12:28

LA SECONDE PROVISION
Que celui qui appelle à la religion d'Allah soit patient. Patient face aux obstacles qui s'opposent à s a da'wa ; patient face aux obstacles qu'il rencontre en appelant les gens à l'islam ; patient dans les préjudices qui lui sont faits.
Etre patient dans s on appel à la religion d'Allah , signifie être persévérant dans s on appel : on ne doit pas l'interrompre, ni désespérer mais être constant dans cet effort -dans la mesure de ses possibilités-, ainsi que dans les autres domaines de la da'wa, notamment ceux qui peuvent être d'un plus grand profit, et avoir plus d'effets. Que le prédicateur soit patient dans s on appel à la religion d'Allah et qu'il ne désespère pas, car lorsque l'homme désespère, il se fatigue et finit par délaisser sa tâche. En revanche, s'il est persévérant dans s on appel à la religion d'Allah , il obtiendra certainement la récompense de ceux qui se montrent endurants d'une part, et une fin heureuse d'autre part.
Allah ( ) dit, en parlant à Son Envoyé ( ) :
« Voilà quelques nouvelles de l'inconnaissable que Nous révélons. Tu ne les savais pas, ni toi ni ton peuple, avant cela [1] . Sois patient, la fin heureuse sera aux pieux [2] »
Il est indispensable que l'homme soit patient, face aux polémiques qu'il rencontre en appelant à la religion d'Allah . Car tout homme appelant à la religion d'Allah ( ?? ??? ) sera obligatoirement contredit :
« C'est ainsi que Nous fîmes à chaque Prophète un ennemi parmi les criminels. Mais ton Seigneur suffit comme guide et comme soutien [3] »
Tout appel à la religion d'Allah conforme rencontrera obligatoirement une opposition qui se traduira par la présence d'obstacles, de polémistes acharnés, et de doutes. Seulement celui qui appelle à la religion d'Allah se doit d'être patient face aux obstacles qui obstruent la voie, quand bien même son appel serait qualifié d'erreur ou de mensonge, parce qu'il sait que c'est une exigence du Livre d'Allah, et de la sunnah de L'Envoyé d'Allah. Qu'il patiente donc en pensant à cela.
Toutefois, cela ne signifie pas que l'homme qui se trompe doit persister dans ce qu'il dit, et dans ce vers quoi il appelle, si la vérité lui est clairement exposée ; certes celui qui persiste dans l'erreur, alors que la vérité lui est clairement exposée, ressemble à ceux dont Allah a dit :
« Ils discutent avec toi au sujet de la vérité après qu'elle fut clairement apparue [4] »
Le fait de discuter sur la vérité, une fois celle-ci clairement exposée, est une attitude condamnable. Allah dit à propos de celui qui se conduit ainsi :
« Et quiconque fait scission d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s'est détourné, et le brûlerons dans l'enfer. Et quelle mauvaise destination ! [5] »
Si donc ce qui entrave ta da'wa, Ô Toi qui appelles à la religion d'Allah, est la vérité, il te faut te rétracter ; en revanche, si c'est le mensonge, qu'il ne te détourne pas de ta résolution de faire ta da'wa.
Il est également obligatoire que celui qui invite à la religion d'Allah soit patient face aux préjudices qu'il subira, parce que celui qui fait la da'wa sera obligatoirement confronté aux attaques physiques ou verbales. Les Envoyés (la paix sur eux) n'y ont pas échappé eux-mêmes ; lisez ce que dit Allah ( ) :
« Ainsi aucun Messager n'est venu à leurs prédécesseurs sans qu'ils n'aient dit : c'est un magicien ou un possédé ! [6] »
Que penser de celui sur qui descend la révélation de Son Seigneur, et à qui l'on jette en plein visage : « Tu n'es qu'un magicien ou un possédé ? » Nul doute qu'il en souffrirait ; malgré cela, les Envoyés endurèrent les persécutions verbales et physiques qui leurs furent infligées.
Méditez sur Noé (la paix sur lui) , le premier des Envoyés ; son peuple passait près de lui et se moquait alors qu'il construisait l'arche, il leur répondait :
« Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquerons de vous, comme vous vous moquez [de nous] ! [7] »
Les gens de son peuple ne se limitaient pas à des moqueries faites à son encontre, mais ils le menaçaient également de mort :
« Ils dirent : Si tu ne cesses pas, Noé, tu seras certainement du nombre des lapidés ! [8] »
(C'est-à-dire des gens que l'on tue en lançant sur eux des pierres.) Il y a donc ici menace de mort (nous avons lapidé d'autres que toi), démontrant ainsi leur puissance ; cela démontre également qu'ils en lapidèrent d'autres, (et que toi tu seras de ceux-la). Cela ne détourna pas Noé ( e ) de sa mission de prédication, au contraire il persévéra jusqu'à ce qu'Allah le sauve de l'hostilité de son peuple.
Quant à Abraham (la paix sur lui) non seulement il fut rejeté par son peuple qui refusait son message, mais en outre on le calomnia auprès des gens :
« Ils dirent : Amenez-le sous les yeux des gens afin qu'ils puissent témoigner [9] »
Puis ils menacèrent de le brûler :
« Ils dirent : Brûlez-le. Secourez vos divinités si vous voulez faire quelque chose [pour elles] [10] »
Ils allumèrent un grand feu et ils l'y jetèrent à l'aide d'une baliste [11] , afin qu'ils puissent rester éloignés du feu, vu la chaleur ardente qui s'en dégageait. Seulement Allah ( ) dit :
« Nous dîmes : Ô feu ! Sois pour Abraham une fraîcheur salutaire [12] »
Il fut donc d'une fraîcheur salutaire, et le prophète fut sauvé. Et c'est Abraham qui eut une fin heureuse :
« Ils voulaient ruser contre lui, mais ce sont d'eux que nous fîmes les plus grands perdants [13] »
Pour ce qui est de Moïse (la paix sur lui) ; Pharaon le menaça de mort en lui disant :
« Et Pharaon dit : Laissez-moi tuez Moïse. Et qu'il appelle son Seigneur ! Je crains qu'il ne change votre religion ou qu'il ne fasse apparaître la corruption sur terre [14] »
Il le menaça donc de mort, seulement, une fois encore, ce fut Moise qui triompha (la paix sur lui) :
« Alors que le pire châtiment cerna les gens de Pharaon [15] »
'Issa (Jésus) (la paix sur lui) subit également de nombreux préjudices, à tel point qu'il fut accusé par les juifs d'être le fils d'une prostituée, et ils prétendirent l'avoir tué en le crucifiant sur une croix. Seulement Allah ( ) a dit :
« Or ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : Ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué ; mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage [16] »
Il fut donc sauvé d'eux. Et Muhammad, le sceau des Envoyés d'Allah, leur guide, le maître des fils d'Adam ( ) Allah ( ) dit à son propos :
« (Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent. Mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes [17] »
« Et ils [les mecquois] dirent : Ô ! Toi sur qui on a fait descendre le Coran, tu es certainement fou [18] »
« Et disaient : Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ? [19] »
Il fut donc agressé verbalement, et physiquement, comme l'attestent les historiens, mais malgré cela il patienta, et la fin heureuse fut pour lui.
On peut donc en déduire que toute personne qui appelle à la religion d'Allah sera obligatoirement victime de préjudices, et qu'elle se doit d'être patiente. Ainsi, lorsque Allah ( ) dit à Son Envoyé ( ) :
« En vérité c'est Nous qui avons fait descendre sur toi le Coran graduellement [20] »
On aurait pu s'attendre à ce qu'Allah dise : « Remercie donc pour la faveur qu'Allah [t'a faite] en te révélant ce Coran » ; mais Allah ajoute :
« Endure donc ce que ton Seigneur a décrété [21] »
C'est une allusion au fait que toute personne qui s'engage à mettre en pratique ce Coran doit subir des épreuves qui nécessitent une grande patience. Celui qui appelle à la religion d'Allah doit donc être patient et constant jusqu'à ce qu'Allah le rende victorieux. Il n'est pas obligatoire que le succès survienne de son vivant, car ce qui est important, c'est que son appel laisse une empreinte durable. Ce qui importe véritablement, ce n'est pas la personne elle-même, mais le message qui a été transmis (da'wa). Car si son message (da'wa) demeure après sa mort, il demeurera toujours vivant. Allah ( ) a dit :
« Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? [22] »
En vérité, la vie de celui qui appelle à la religion d'Allah [dans le verset précité] ne signifie pas seulement que son esprit soit présent dans son corps, mais également que ses dires restent fortement ancrés chez les gens. Méditez l'histoire d'Abou Soufiane, avec Héraclius ; étant informé de l'existence de L'Envoyé d'Allah ( ) , ce dernier invita Abou Soufiane afin de l'interroger sur lui ( ) , sur sa personnalité, sa généalogie, sur sa prédication, et sur ses compagnons ; lorsque Abou Soufiane répondit aux questions qui lui furent posées, Héraclius dit :
« Si ce que tu dis est vrai, il régnera sur ce qui est sous mes pieds »
Louange à Allah ! Qui peut imaginer qu'un roi, un empereur comme ils le nomment, puisse dire ce qu'il dit de Muhammad ( ) , alors qu'il n'a pas encore délivré la péninsule arabique de l'asservissement du Shaitane [23] et des mauvaises passions ? Qui peut imaginer qu'un homme tel que lui ait put dire de telles paroles ? Ainsi, lorsque Abou Soufiane revint, il dit à son peuple :
« La question du fils d'Abou Kabsha a pris de l'ampleur, il est craint par le roi des Romains »
L'Envoyé d'Allah ( ) régna sur la terre d'Héraclius par sa da'wa, et non par sa personne. Son appel à la religion d'Allah parvint jusqu'à cette terre, et détruisit le paganisme, l'association, et ceux qui les pratiquaient. Ce sont les califes bien guidés qui y régnèrent après la mort de Muhammad ( ) ; ils y régnèrent grâce à la da'wa qu'avait faite l'Envoyé d'Allah ( ) , et en appliquant les lois qu'il avait édictées. Celui qui appelle à la religion d'Allah se doit d'être patient ; s'il est véridique envers Allah, la fin heureuse sera alors son partage, soit de son vivant, soit après sa mort.
« Moïse dit à son peuple : demandez aide auprès d'Allah et soyez patients, car la terre appartient à Allah. Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux [24] »
Allah ( ) dit encore :
« Quiconque craint et patiente. Et très certainement, Allah ne fait pas perdre la récompense, des bienfaisants . [25] »

[1] Avant cela : avant la révélation du Coran.
[2] S. Hud (11)/ V. 49
[3] S. Al-Furqane (25)/ V. 31
[4] S. Al-Anfal (Cool/ V. 6
[5] S. An-Nissa (4)/ V. 115
[6] S. Ad-Dariyat (51)/ V. 52
[7] S. Hud (11)/ V. 38-39
[8] S. As-Su'ara (26)/ V. 116
[9] S. Al-Anbiya' (21)/ V. 61
[10] S. Al-Anbiya' (21) / V. 68
[11] Baliste : Machine servant à catapulter.
[12] S. Al-Anbiya' (21)/ V. 69
[13] S. Al-Anbiya' (21)/ V. 70
[14] S. Gafir (40)/ V. 26
[15] S. Gafir (40)/ V. 45
[16] S. An-Nissa (4)/ V. 157-158
[17] S. Al-Anfal (Cool/ V. 30
[18] S. Al-Hijr (15)/ V. 6
[19] S. As-Saffat (37)/ V. 36
[20] S. Al-Insan (76)/ V. 23
[21] S. Al-Insan (76)/ V. 24
[22] S. Al-An'am (6)/ V. 122
[23] Shaitane : Satan.
[24] S. Al-A'raf (7)/ V. 128
[25] S. Yusuf (12) / V. 90
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salah
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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 1 Juin - 12:29

LA TROISIEME PROVISION
Que l'appel à la religion d'Allah soit effectué avec sagesse ; comme est détestable la sagesse de celui qui n'a [d'habitude] pas de sagesse ! L'appel à la religion d'Allah doit être fait :
1) Avec sagesse.
2) Par la bonne exhortation.
3) En argumentant de la meilleure des manières avec ceux qui ne sont pas injustes.
4) Et d'une manière moins affable avec une personne injuste.
Telles sont les quatre étapes de l'appel à la religion d'Allah. Allah ( ) a dit :
« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon [1] »
Allah ( ) dit encore :
« Et ne discute que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes [2] »
La sagesse consiste à avoir une connaissance parfaite des choses, et à savoir remettre chaque chose dans son contexte. Est contraire à la sagesse, le fait de se précipiter, d'exiger des gens qu'ils changent de condition, qu'ils quittent celle dans laquelle ils se trouvent, pour devenir ce qu'étaient les compagnons [de L'Envoyé d'Allah ( ) ] du jour au lendemain. Celui qui désire cela est sans aucun doute stupide et loin de la sagesse ; car la sagesse d'Allah ( ) ne veut pas que cela se passe de cette manière, et ceci fut démontré par Muhammad L'Envoyé d'Allah ( ) celui sur qui est descendu le Livre, lors d'une descente faite par étapes, afin qu'une fois la révélation terminée, elle soit fixée dans les esprits. La prière devint obligatoire lors de l'ascension nocturne, trois ans avant l'émigration [de L'Envoyé ( ) à Médine] (l'hégire). Certains disent un an et demi, avant l'hégire ; d'autres disent cinq ans avant l'hégire, selon les divergences d'opinions des savants. De plus, elle ne fut pas prescrite au départ telle que nous la connaissons aujourd'hui. Les prières de dhor, de l'asr, de l'isha et de sobh prescrites au début, étaient constituées de deux ra'ka, tandis que la prière du magreb était de trois ra'ka, afin que la journée soit clôturée par un nombre de ra'ka impair. Après l'émigration (l'hégire), lorsque L'Envoyé d'Allah ( ) eut passé treize ans à la Mecque, la prière de la personne résidente fut augmentée, et elle passa à quatre ra'ka pour les prières de dhor, l'asr, et de l'isha, tandis que la prière de sobh quant à elle resta comme elle était, car on y prolonge la récitation [du Coran]. La prière du magreb resta également à trois ra'ka afin que la journée soit clôturée par un nombre de ra'ka impair.
La Zakât [3] fut prescrite soit pendant la deuxième année de l'hégire, soit à la Mecque, sans que sa valeur et son caractère obligatoire en fonction des situations ne soient fixés. L'Envoyé d'Allah ( ) n'envoya ses percepteurs de Zakât qu'en l'an neuf de l'hégire. La Zakât a connu une évolution en trois étapes :
- A la Mecque :
( ????? ??? ??? ?????)
« Et acquittez-en les droits le jour de la récolte [4] »
Ni l'obligation ni la quantité nécessaire pour que la Zakât devienne obligatoire, ne sont précisées. Ces questions étaient laissées à la charge de chacun.
- En l'an deux de l'hégire , les proportions de la Zakât furent précisées.
- En l'an neuf de l'hégire , L'Envoyé d'Allah ( ) commença à envoyer des percepteurs de Zakât auprès des éleveurs bovins, et des agriculteurs.
Méditez sur la façon dont on prend en considération la condition des gens dans la prescription des lois d'Allah ( ) alors qu'Il est le plus Sage des juges.
De même pour le jeûne, personne n'ignore qu'il y eut également des étapes dans sa prescription. L'homme avait le choix, lorsque ce fut prescrit au départ, entre jeûner ou nourrir un pauvre. Puis le jeûne seul devint obligatoire, et le fait de nourrir un pauvre devint une expiation pour celui qui ne peut jeûner de manière continue.
Je dis donc que la sagesse ne peut accepter que le monde change du jour au lendemain, la patience est obligatoire. Prenez donc aujourd'hui de votre frère que vous prêchez , ce qu'il y a chez lui aujourd'hui comme vérité, et progressez avec lui petit à petit jusqu'à ce que vous le sortiez de l'égarement. Ne croyez pas que tout le monde est façonné selon un même moule ! Car il existe une différence entre l'ignorant et l'obstiné.
Il serait peut-être opportun que je cite à cette occasion plusieurs exemples de la manière par laquelle le L'Envoyé d'Allah ( ) appela les gens à la religion d'Allah.
Premier exemple :
Un bédouin entra un jour dans la mosquée alors que le L'Envoyé d'Allah ( ) y était assis avec ses compagnons. Il urina dans un des coins de la mosquée. Alors les gens [de la mosquée] le réprimandèrent sévèrement. L'Envoyé d'Allah ( ) - celui à qui Allah ( ) donna de la sagesse- leur demanda de cesser. Lorsque ce bédouin eut fini d'uriner, il ( ) ordonna que l'on verse un seau d'eau sur son urine, afin que l'impureté disparaisse. Puis il appela le bédouin, et lui dit :
« Les préjudices et les saletés ne conviennent pas aux mosquées, car ces endroits sont destinés à la prière et à la récitation du Coran »
Ce beau comportement fit plaisir au bédouin. Ainsi j'ai entendu certains savants rapporter que ce bédouin aurait dit :
« Ô Allah ! Fais-moi, ainsi qu'à Muhammad, miséricorde, et n'accorde celle-ci à aucun autre que nous »
Parce que Muhammad ( ) le traita avec politesse et sagesse, tandis que les compagnons , se contentèrent de réprimer le mal, sans prendre en considération le fait que cet homme était ignorant.
Deuxième exemple :
Mu'awiya Ibn Al-Hakim ( ??? ???? ??? ) arriva un jour alors que L'Envoyé d'Allah ( ) dirigeait les gens en prière. Un des prieurs éternua, puis dit : « Al-Hamdoulilah » (louange à Allah) -soit dit en passant, lorsque quelqu'un éternue alors qu'il prie, qu'il dise : « Al-Hamdoulilah » (louange à Allah), et cela qu'il soit debout, incliné ou prosterné- Cet homme dit donc : « Al-Hamdoulilah » (louange à Allah) Mu'awiya répondit : « ya rhamouka'llah » (Qu'Allah te fasse miséricorde) [ces paroles annulent la prière]. Les gens le fixèrent alors du regard ; Mu'awiya dit alors : « Que ma mère périsse ! » - Expression utilisée au sens figuré, et non au sens propre -L'Envoyé d'Allah ( ) utilisa cette expression lorsqu'il dit à Moadz Ibn Jabel :
« Veux-tu que je t'informe de ce qui est l'essentiel de tout cela ? Je répondis : Certainement Ô Envoyé d'Allah ! Retiens ceci ! - dit-il en saisissant sa langue - puis il répéta retiens-la ! Moadz dit alors : Est-ce que nous serons rétribués sur ce que nous disons ? Il répondit : « Que ta mère te perde Ô Moadz ! Les gens ne seront jetés dans l'enfer sur leurs faces - ou sur leurs nez - qu'à cause de leurs langues ! »
Suite à cela Mu'awiya ( ) continua sa prière. Une fois sa prière terminée L'Envoyé d'Allah ( ) l'appela. Mu'awiya dit : « Par Allah, je n'ai jamais vu quelqu'un enseigner aussi bien que lui -Ô ! Allah accorde-lui paix et bénédiction-. Par Allah il ne me traita pas durement, ni ne me repoussa, il me dit simplement :
« Certes, il n'est pas bon que les gens conversent dans cette prière. Celle-ci ne doit être composée que de glorifications (tasbih) des formules : Allah est le plus Grand (takbir) et de la récitation du Coran. »
Voyez comme cette façon d'appeler à la religion d'Allah séduit les âmes et amène l'homme à l'accepter, tout en l'enchantant. De plus, nous retiendrons de ce hadith que quiconque parle dans la prière, sans savoir que ces paroles l'annule, sa prière reste valable.
Troisième exemple :
Un homme se rendit auprès de L'Envoyé d'Allah ( ) et lui dit : « Ô Envoyé d'Allah, je suis perdu ! Il répondit : « Qu'as-tu donc ? » Il dit : « J'ai eu des rapports sexuels avec ma femme pendant le mois de Ramadan, alors que je jeûnais » L'Envoyé d'Allah ( ) lui ordonna donc de libérer un esclave [en compensation de son acte] « Je n'en trouve pas, » lui répondit-il. Il lui ordonna alors de jeûner deux mois consécutifs. « Je ne peux pas », répondit-il. Il lui ordonna alors de nourrir soixante pauvres. « Je ne peux pas », répondit-il encore. Puis l'homme s'assit. C'est alors qu'on apporta à L'Envoyé d'Allah ( ) des dattes.
Il dit : « Prends cela et fais-en l'aumône » L'homme profita alors de la générosité de L'Envoyé d'Allah ( ) [Le plus généreux de toutes les créatures] et lui demanda : « Cette aumône, doit-elle être faite à plus pauvre que moi Ô ! Envoyé d'Allah ? Je jure par Allah qu'il n'y a pas, entre les deux champs de pierres de Médine, une seule famille qui soit plus pauvre que la mienne. » L'Envoyé d'Allah se mit alors à rire au point de découvrir ses canines, parce que cet homme était venu à lui en ayant peur, disant « Je suis perdu ! », et repartait heureux. L'Envoyé d'Allah ( ) ajouta : « Donne ces dattes à manger à ta famille » L'homme partit donc rassuré et heureux de cette religion (l'Islam) et de la facilité dont fit preuve la première personne qui appela les gens la religion islamique ( ) .
Quatrième exemple :
Voyons comment se comporta L'Envoyé d'Allah ( ) avec une personne qui avait commis un péché. L'Envoyé d'Allah ( ) vit sur le doigt d'un homme une bague en or. Il la lui ôta avec sa noble main et la jeta par terre ; puis dit :
« Comment l'un de vous peut-il délibérément mettre à sa main une braise ardente ? »
L'Envoyé d'Allah ( ) n'eut pas ici le même comportement que celui qu'il avait eut avec les personnes précédentes. Il ôta la bague, de la main de l'homme, et la jeta à terre. Lorsqu'il s'éloigna, on dit à l'homme de prendre sa bague et d'en tirer profit, seulement il répondit : « J'en jure par Allah, je ne reprendrai pas la bague que L'Envoyé d'Allah ( ) a jetée » Allah est le plus grand ! Telle était l'obéissance des compagnons.
L'important est que celui qui appelle à Allah ( ) , le fasse avec sagesse. Qu ' il ne se comporte pas avec l'ignorant comme avec celui qui sait, et avec l'opiniâtre comme avec la personne docile. A chaque lieu son discours, et à chaque circonstance une manière d'être.

[1] S. An-Nahl (16) / V. 125
[2] S. Al-'Ankabut (29)/ V. 46
[3] Zakât : l'impôt légal
[4] S. Al-An'am (6)/ V. 141
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salah
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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 1 Juin - 12:30

LA QUATRIEME PROVISION
Celui qui appelle à la religion d'Allah doit avoir un bon comportement de manière à ce que sa science transparaisse dans sa croyance, dans ses actes d'adoration, dans son attitude, ainsi que dans sa conduite en général et afin qu'il puisse tenir au mieux le rôle de prédicateur. S'il adoptait un comportement contraire, son appel à la religion d'Allah serait voué à l'échec, et même s'il réussissait, il n'aurait que peu de résultats.
Celui qui appelle à la religion d'Allah se doit donc de pratiquer de la meilleure des façons ce à quoi il appelle les gens, pour ce qui est des actes d'adorations, du comportement, du caractère, de sa manière d'être, afin que son message soit accepté, et afin qu'il ne soit pas le premier de ceux qui attiseront le feu de l'enfer.
Chers frères ! Certes si nous analysons notre situation, nous allons nous apercevoir qu'il nous arrive parfois d'appeler les gens à pratiquer quelque chose que nous ne pratiquons pas. Nul doute que c'est un grand défaut, excepté lorsque Allah nous fait savoir que c'est du domaine du préférable. Dans les cas où il est question de préférence, il est plus avantageux d'effectuer la chose préférable ; car à chaque lieu son discours. C'est pour cela que L'Envoyé d'Allah ( ) appelait les gens à développer certaines qualités, mais que la majeure partie de son temps, il s'occupait de choses plus importantes. Parfois donc il jeûnait au point que l'on disait qu'il ne rompait pas le jeûne, et parfois il mangeait au point que l'on disait qu'il ne jeûnait pas.
Chers frères ! Je voudrais que tous ceux qui invitent à la religion d'Allah aient de bonnes manières, celles qui conviennent à cette mission, afin que ce soient de véritables prédicateurs, et que ce qu'ils disent corresponde à ce qu'ils font.
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salah
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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 1 Juin - 12:32

LA CINQUIEME PROVISION
Celui qui appelle à la religion d'Allah doit briser les barrières qui se trouvent entre les gens et lui ; beaucoup de frères appelant à la religion d'Allah, ne conseillent pas ceux chez qui ils observent la pratique d'un acte répréhensif ; sans doute est-ce l'aversion et la répugnance qu'ils ont pour cet acte répréhensif, qui les empêchent d'aller vers eux. Cette erreur va à l'encontre du bon sens. Le bon sens voudrait plutôt que vous alliez vers eux et que vous les appeliez à la religion d'Allah, que vous leur transmettiez le message, que vous leur inspiriez plus de vertu, et que vous les intimidiez. Ne dites pas que ceux-là sont des pervers, et qu'il vous est impossible de les côtoyer ! Si ce n'est pas vous les prédicateurs qui les côtoyez, qui ira vers eux pour les appeler à la religion d'Allah, qui d'autre s'en chargera ? Est-ce que l'un d'entre eux s'en chargera ? Sont-ce les ignorants qui s'en chargeront ? Bien sûr que non ! C'est pourquoi il faut que celui qui appelle à l'islam, soit patient, comme nous l'avons dit précédemment. Qu'il soit patient, malgré sa répulsion pour l'acte répréhensif, et brise les barrières qui se trouvent entre lui et les gens, pour qu'il ait la possibilité de transmettre sa da'wa à ceux qui en ont besoin. S'il s'en abstenait, cela irait à l'encontre des pratiques de l'Envoyé d'Allah ( e ) . C'est chose notoire que L'Envoyé d'Allah ( ) allait alors qu'il se trouvait à Mina (lors de son pèlerinage) vers les associateurs, là où ils se trouvaient, et qu'il les invitait à la religion d'Allah. Il fut ainsi rapporté qu'il dit :
« Y a-t-il quelqu'un qui m'accorde sa protection afin que je transmette la parole de mon Seigneur, car Quraych m'empêche de la transmettre ? »
Si donc notre Prophète, notre guide, notre exemple, Muhammad ( ) l'a fait, il nous est alors obligatoire d'effectuer notre appel à la religion d'Allah à l'image du sien.
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salah
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 1 Juin - 12:33

LA SIXIEME PROVISION
Que celui qui appel à la religion d'Allah ne déteste pas celui qui le contredit ; notamment s'il sait que celui qui le contredit possède une bonne intention, et qu'il ne le contredit que par rapport aux preuves qu'il possède. Il convient donc à l'homme d'être souple sur ces choses, et de ne pas faire de ce différend une source d'inimitié et d'antipathie ; sauf si l'homme qui le contredit est obstiné, alors que la vérité lui est présentée, et qu'il persiste dans son égarement. Ce cas exige certes que l'on se comporte avec lui comme il le mérite, c'est-à-dire que l'on s'éloigne de lui, et que l'on mette les gens en garde contre lui. Car son antipathie s'est manifestée lorsque la vérité lui fut présentée, et il ne s'y est pas soumis.
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salah
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 1 Juin - 12:34

IL EXISTE DES CAS SECONDAIRES
Il existe des cas secondaires à propos desquels les gens sont en désaccord, alors qu'en vérité ce sont des cas pour lesquels Allah se montre tolérant envers Ses esclaves -J'entends par-là les cas qui n'ont pas trait aux fondements, à la différence de ceux qui amèneraient celui qui les contredit à la mécréance- les cas donc, pour lesquels Allah est tolérant envers Ses esclaves, et pour lesquels il existe une certaine tolérance vis-à-vis des erreurs qui y sont faites. L'Envoyé d'Allah ( ) a dit :
« Lorsqu'un juge prononce une bonne sentence, suite à un effort personnel d'interprétation (Ijtihâd), il lui est inscrit à son actif deux récompenses ; par contre s'il se trompe, il ne lui sera inscrit à son actif qu'une seule récompense. »
Celui qui fait donc un effort personnel d'interprétation (Ijtihâd) , ne sort pas du cercle de ceux qui obtiennent une récompense. Recevront deux récompenses ceux qui auront vu juste dans leur effort personnel d'interprétation (Ijtihâd) , et une seule ceux qui se seront trompés. De plus, sachez que si vous ne souhaitez pas qu'une autre personne vous contredise, réciproquement, l'autre personne ne souhaite pas non plus que quelqu'un la contredise. Sachez également que si vous désirez que les gens suivent ce que vous dites, ceux qui vous contredisent le désirent également. Le remède en cas de dispute est ce qu'Allah ( ) expliqua lorsqu'il dit :
« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah . [1] »
« Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement) [2] »
Ceux qui se disputent et sont en désaccord, se doivent donc de revenir aux deux sources que sont le Livre d'Allah, et la sunnah de Son Envoyé ( ) . Et il n'est permis à personne d'opposer la parole d'Allah et celle de Son Envoyé ( ) , à la parole d'un être humain quel qu'il soit. Dès lors donc que la vérité vous est démontrée, vous devez rejeter la parole de quiconque contredit cette vérité, et ignorer celui qui l'a contredit ; quel que soit son niveau de connaissance et de piété. Car l'être humain commet des erreurs, alors qu'il n'en existe aucune dans la parole d'Allah et de Son Envoyé ( ) .
Je suis désolé d'entendre dire que des gens considérés comme étant sérieux dans la recherche de la vérité, sont malgré cela divisés entre eux, chacun d'eux arborant un nom ou une caractéristique particulière. Voilà, en vérité, une grande erreur ! La religion d'Allah ( ) est une, et la communauté islamique est une également. Allah ( ) dit :
« Cette communauté, la votre, est une seule communauté, tandis que Je suis votre Seigneur. Craignez-Moi donc ! [3] »
Allah ( ) dit également, s'adressant à son Envoyé
( ) :
« Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n'es responsable en rien : leur sort ne dépend que d'Allah. Puis Il les informera de ce qu'ils faisaient [4] »
« Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu'Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « Etablissez la religion ; et n'en faites pas un sujet de divisions » . [5] »
Si c'est ce qu'Allah nous enjoint, nous nous devons de nous y conformer. Nous devons nous réunir afin d'aplanir les choses, débattre ensemble dans le but d'améliorer les choses, et non dans le but de se critiquer mutuellement.
Lorsqu'une personne est en désaccord avec une autre personne, et qu'elle n'argumente qu'en vue de faire triompher son point de vue et de mépriser le point de vue de son opposant, ou de critiquer sans avoir l'objectif d'améliorer les choses, dans la plupart des cas, cette personne finit toujours par prendre une direction qui n'est pas agréée par Allah ( ) et Son Envoyé ( ) .
Nous devons être, concernant cette question, une seule communauté. Je ne dis pas que nous ne devons pas commettre d'erreurs, au contraire nous commettons tous des erreurs et nous avons tous [parfois] raison. Seulement, c'est le dialogue qui permet de corriger ces erreurs. On ne corrige pas des erreurs lorsque l'on parle en offensant son adversaire, alors que celui-ci est absent. On corrige ses erreurs en se réunissant, en débattant ; si malgré tout, il apparaissait que la personne à qui l'on s'adresse persiste et s'obstine dans son égarement, on se trouve à ce moment-là déchargé de ses fautes. C'est comme cela que l'on améliore les choses ; en ce qui concerne la division et le morcellement, personne ne peut l'approuver, excepté l'ennemi de l'islam et des musulmans.
Je demande à Allah d'unir, dans Son obéissance, nos cœurs ; de faire de nous ceux qui s'en remettent en cas de litige au jugement d'Allah et de Son Envoyé ( ) ; qu'Il purifie de toute association notre intention ! Qu'Il nous explique ce que nous ignorons de Sa législation ! Il est certes Généreux, et Clément.
Louange à Allah le Seigneur des mondes, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille, ainsi que sur l'ensemble de ses compagnons.

[1] S. Ach-chura (42)/ V. 10
[2] S. An-Nissa (4)/ V. 59
[3] S. Al-Mu'minune (23)/ V. 52
[4] S. Al-An'am (6)/ V. 159
[5] S. Ach-chura (42) / V. 13
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ABDOULAY
Invité



MessageSujet: JE NE SUIS PAS D ACCORD   Ven 23 Juil - 13:19

[b] Assalamou aleykoum frere

C'est bien ton intervention...
Mais je ne partages pas ton point de vue, il ya quelques années je cherchais l'argent pas tous les moyens notamment (escroqueries à la Cb, cheques etc...) et je forniquais, j'allais en boite et je changeis de petites amis sans me soucier , c'était à peine plus grave à mes yeux que casse un verre.
Mais aujourdhui je suis par la grace d'ALLAH conscient de la gravité de tout ça et j'ai arreté (pusse Allah me garder ainsi)
J'ai appris à lire le coran en arabe, je cherhces ma subsistance licitement, j'ai une plus grande conscience du péché.
quand tu dis ... il n'ya pas d'évolution-- quelles évolutions cherches tu... le Noble Coran est le même depuis des siecles...lol
Bon en fait la vie est faite de choix et c'est ALLAh qui guide vers sa lumière qui il veut.
Moi je reconnais l'arbre à ses fruits et LA DJAMAT TABLIQ m'a rendu meilleur qu'avant donc... c'est bien

Je pratiques mes activités individuelles comme mes zikr et prieres surrerogatoires comme à la maison
Et d'autre part celui qui vient de se convertir à l'ISLAM il ya 5 jours est peut etre plus musulman et plus rapproché d'ALLAH que toi
Soyons modeste...
Voici mon email: adiabagate@hotmail.fr
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salah
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Sam 24 Juil - 7:42

wa alykom salam frere


pardon ce n'est pas mon intervention.

c'est celle de Cheikh Ibn Otheymin

Ma cha Allah , si la jamaat atabligh forme des frères qui ne sont pas d'accord

avec Cheikh Ibn Otheymin , parce qu'ils ont le même niveau de science c'est une

très bonne nouvelle .on ne critique pas le chiekh younes...

malheureusement ce n'est pas le cas.

je ne défend pas ma personne .

je ne défend pas une jamma , je défend l 'islam .

je veux être de ceux ...

***************
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.



1. Par le Temps!

2. L’homme est certes, en perdition,

3. sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance.

************************************

alors frère , si c'est grâce à la jamaat atabligh que tes sortis de tes 400 coups

tu n'est pas encore sortis , parce que tu es adorateur de cette jamaa

et c'est grave .




comme si l islam commence au 19 sciecle et en inde. svp c'est cela l'histoire

de l'islam.

il sagit de l 'islam , religion de Dieu(Allah), son prophète mohamad (pbal),

nos références communes : sont le coran etla sunna .

alors il faut parler du fond : il était une fois voleur , maintenant il jout le saint mais il est

ignorant.'c'est cela le produit de la jammat atabligh.


toi tu changes mais tu propage l 'ignorance dans les mosquées , si ce n'est pas

toi c'est un autre. Alors on ferme les yeux .on ne critique pas la jamma c'est

sacrée.

craint Allah et révise tes propos .CE N EST PAS MON INTERVENTION .

***************
le prophète paix et bénédiction d 'Allah a dit


« Allah ne prend pas la science en l’arrachant aux gens, mais Il la reprend en reprenant l’âme des savants jusqu’à n’en laisser aucun. Dès lors, les gens mettent à leur tête des ignorants qui lorsqu’ils sont interrogés sur certains points, donnent leur avis en se basant sur aucune science : Ils s’égarent ainsi et égarent les autres » Rapporté par Al-Bukhari et Muslim selon ‘Abdullah ibn ‘amr ibn al ‘as.

*************************


je remercie DIEU DE DONNER LES MOYENS A CEUX QUI VEULENT LA VÉRITÉ

SI NON DANS LES MOSQUÉES ... J 'IMAGINE LE DIALOGUE ...ikrame al

moslime qui n'est pas d'accord avec la jammaa atabligh.


la au moins frère nous sommes en paix...nous partageons nous propos avec

d'autre frères ...pas d E.MAIL PERSOS.


si on veut apprendre ensemble parlons d'allah , de son prophete (pbs), du

coran de la sunna , des compagnons , de l 'histoire de l 'islam ...

des arguments ...des arguments ...retour à l'école de l'islam.

SALAM frere
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hud



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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Lun 26 Juil - 6:02

La gestion du temps en islam


Ce sujet se termine avec l'histoire touchante de sarah...elle nous montre que le temps c'est la vie.
Nombreux sont ceux qui gaspillent leur temps, la nuit comme le jour, sans entreprendre la moindre action utile. Ce qui prouve leur ignorance vis-à-vis de l’importance du temps.

On peut avoir souvent l’espoir de retrouver ou de récupérer tout ce qu’on perd. Mais le temps, une fois perdu est irrécupérable. Pour cette raison il est considéré comme le bien le plus précieux qu’on a. Alors, sage est celui qui sait profiter de son temps, en heure, en minute, et en seconde. En effet, le temps nous soumet vers le point inulectable de la mort, moment terrible comme nous l’avons développé.( thème : la mort, Avril 2008)

L’Islam recommande le respect du temps et sa bonne gestion. Etre conscient de cette réalité est entre autres, signe de la croyance. Est bon musulman celui qui apprécie le temps à sa juste valeur et en profite pour accomplir des bonnes œuvres pour sa vie ici-bas et à l’au-delà.

Le système de la vie islamique fait le commencement du jour à partir de (fajir) c’est-à-dire l’aurore. On doit être réveillé avant le lever du soleil. Les veillées nocturnes qui peuvent conduire à des retards dans l’accomplissement de la prière de (fajir) sont déconseillées.

Je termine par la parole du Prophète (paix et salut sur lui) qui dit à propos de l’importance du temps : « le jour de la résurrection, les deux pieds du serviteur de Dieu ne franchiront jamais un pas jusqu’à ce qu’il soit interrogé sur quatre choses : sur sa vie, comment l’a-t-il vécue, sur sa jeunesse, comment l’a-t-il abordée, sur sa richesse, comment l’a-t-il acquise et comment l’a-t-il dépensée, sur son savoir, comment l’a-t-il utilisé.

Puisse Allah le Très-Haut nous compter parmi ceux qui apprécient le temps à sa juste valeur.
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abunawfal



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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Lun 6 Sep - 4:16

Salam ahlikoum,

voici un site qui dévoile les mensonges et tromperie du groupe Tabligh, qu'Allah les guident.

Il est en cours de construction mais patience inshallah, avec le temps il sera bientôt finit

http://sectetabligh.over-blog.com/
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lool
Invité



MessageSujet: t con fo pesé le pour é le contre    Sam 9 Oct - 17:54

supozen ki on tor donc si i seré pa venu te voir lorsk tu pacé t journé dan lé cage d'escalié à te drogué é a rien fére ....es ke ojr'd_ tu seré capable de dire tou cela ???? lor but c commen tu te méte dan la religion .... é pi kant o salafiste c po en explosen d bobme ke tu va réussir à atiré lé gen !!! jss dorigine pakistanaise vivan à sawat kan je voi d gen, mourir a coze d salafiste sa me done la heine contre c gen la ...
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abunawfal



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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Lun 11 Oct - 5:01

Salam ahlikoum,

pour mon frère lool, qu'Allah le guide...

Premièrement je te conseil d'apprendre le français car je sais pas si tu m'as écris en pakistanais ou en urdu dans ton message tellement c'est du charabia...

Deuxiemement, allah est témoin, je ne me suis jamais drogué, ni même fumé donc je ne dois rien aux tablighs et ce n'est pas eux qui m'ont appris l'islam ni quoi que ce soit si ce n'est a mentir sur le prophète!! Tiens toi le pour dis.....

TRoisèmement, si tu connaitrais la da'wwa salafya, tu serais que nous sommes les plus virulents dans le fait de faire des attentats dans les pays musulmans!!! A l'inverse, c'est pas dans ton pays le pakistan qu'il y a tous les jours des attentats, des bombes, des morts; commandités par les talibans et autres groupes qui travaillent la bas...et comment tu explique qu'a guantanamo, la majorité (si ce n'est tous) des frères de France qu'ils ont attrapé en afghanistan étaient des Tablighs...


Malheureusement, la haine et le refus de la vérité fait dire beaucoup de mensonge aux gens mais Allah sais tout et entend tout ...

Tu peut nous détester tant que tu veux, al hamdoulillah cela ne me touchera en rien car comme la dit le prophète : "

Il y aura toujours une partie de ma communauté maintenue sur la vérité. Il ne subiront aucun mal de ceux qui dévieront de leur chemin ou qui les abandonneront, et cela jusqu'à à la fin du monde....(rapporté par Boukhari et Muslim).

Qu'Allah te guide mon frère et t'accorde la clairvoyance
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othman
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Dim 17 Oct - 21:49

jai juste une chose a dire moi c'est que entre les frere qui font l'effort pour la religion qui sorte fissabillilah et les autre il y a une grosse différence il y a juste a voir l'accueil que les deux groupe nous réserve et notre coeur tranchera
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abunawfal



Messages : 69
Date d'inscription : 23/07/2010

MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Lun 18 Oct - 11:08

et Moi j'ai juste une chose à ajouter, entre des gens qui mentent sur le prophète et innove dans la religion, et font passer cela par des grands sourire afin d'attirer les idiots, et les autres qui s'attachent au suivi de la parole d'Allah et de son prophète et qui font fuir les gens à cause de cela, pas besoin des cœurs pour trancher car la satisfaction d'Allah passe avant tout....

A bon entendeur....

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ABDELALI
Invité



MessageSujet: QU ALLAH GUIDE LES MUSULMANS AMINE   Ven 29 Oct - 18:56

BARAKALLAH FIK Salah, Abunawfal

JE SUIS PRATIQUANT DEPUIS QUELQUE TEMPS ET JE SUIS ENTOURE DE BEAUCOUP D ADEPTES DE JAMMA TAABLIGH. MAIS EL HAMDOULILLAH LA GUIDEE C ALLAH AZZA WA JAL QUI LA DONNE A QUI IL VEUT.

YA QUELQUE CHOSE QUI CLOCHE CHEZ EUX ,MAIS ILS NE VEULENT PAS L ADMETTRE, COMME LE DISENT CERTAINS CHOUYOUKH ILS VEULENT NOUS ENSEIGNER DES CHOSES MAIS NE VEULENT QU ON LEUR ENSEIGNE!!!
(QU ALLAH ME PARDONNE POUR MA FACON DE PARLER) SOUBHANALLAH!!!!!!

MAIS EL HAMDOULILLAH GRACE A ALLAH TU M AS RECONFORTER DANS TES MESSAGES, ET CELA CONFIRME MES PENSEES SUR JAMAA TABLIGH. EL HAMDOULILLAH YA RABBI EL ALAMIN

QU ALLAH NOUS GUIDE ET NOUS UNISSE

AMINE
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mouhamed
Invité



MessageSujet: tous muslim   Dim 31 Oct - 10:09

salam a likom arretons de diviser la oumma peut importe s'il on est da3wa de salafs de soufi et bien d'autre .nous sommes tous muslim wa el hamdoulillah
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biro
Invité



MessageSujet: C'EST L 'IGNORANCE.   Sam 6 Nov - 10:09




"ACTUELLEMENT , DES JEUNES ET DES PERSONNES AGEES TRAVAILLENT DANS LE DOMAINE DE LA DAAWA.

L 'ASPECT LE PLUS EVIDENT CHEZ EUX , C'EST L 'IGNORANCE."


mohammad al ghazali

"elfasad elsiyassi"
page 18
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salah
Invité



MessageSujet: L’Imâm An-Nawawî est l auteur de :Riyâd As-Sâlihîn mais pourquoi ne parle t il pas du rhourouj dans ses livres   Jeu 18 Nov - 10:22

salamo alykom

Dans ce forum j'ai remarqué que la rubrique "GRANDES FIGURES DE L ISLAM" nous montre

comment d'autres hommes et femmes ont suivis un chemin

spirituel pour comprendre l'islam : ils ne sont pas des GRANDES FIGURES DE L ISLAM


pour rien !


1- plusieurs freres utilisent Riyâd As-Sâlihîn sans connaitre son auteur .

2- L’Imâm An-Nawawî est l 'auteur de Riyâd As-Sâlihîn , les references du Sheikh ,

rahimaho Allah sont : le coran est la sunna

3-comment L’Imâm An-Nawawî est devenu savant , quels sont les moyens , la

methode ,pourquoi a t -il ecrit ses livres et surtout Riyâd As-Sâlihîn et dans quel but.

4-voici un aperçu de sa vie: que ALLAH ECLAIRCIRA VOS COEUR ET VOUS OFFRE LA RAISON.

AMIN


Son nom et sa généalogie

Il s’agit du noble savant, l’Imâm, le Sheikh de l’Islam, l’appeleur à Dieu, l’Argument, un des piliers de l’Ecole Juridique Shaféite, Sayyidî Muhyiddîn, Abû Zakariyyâ, Yahyâ Ibn Sharaf Ibn Marrî Ibn Hasan Ibn Husayn Ibn Hizâm Ibn Muhammad Ibn Jumu`ah An-Nawawî, que Dieu l’agrée.

Son enfance
Il naquit en 631 A.H. dans le village de Nawâ — un village affilié à Damas en Syrie. Il apprit le Coran dans son enfance et se forma dans diverses sciences islamiques comme le Hadîth, la Langue Arabe et le Fiqh.

Doté d’une excellente mémoire, l’Imâm An-Nawawî se dépensait dans l’apprentissage des sciences religieuses et assistait quotidiennement à près de douze cours traitant de diverses branches des sciences islamiques.

Les signes de l’excellence et la piété apparurent en lui dès son enfance. Son père raconte que la veille du 27e jour de Ramadan en l’an 638 A.H., le jeûne An-Nawawî, alors âgé de sept ans, dormait auprès de lui. Il se réveilla et s’exclama : « mon père ! quelle est cette lumière qui emplit la maison ?! ». Son père dit : « Nous nous sommes réveillés et ne vîmes aucune lumière. Nous avons alors su qu’il s’agissait de Laylat Al-Qadr (La Nuit du Destin) ».

Sheikh Yâsîn Ibn Yûsuf Al-Marrâkishî raconte : "J’ai vu le Sheikh [i.e. An-Nawawî] à Nawâ alors qu’il n’avait que dix ans. Les enfants essayaient de le forcer à jouer avec eux, mais il fuyait en récitant le Coran et pleurait de leur comportement. Son amour s’installa alors dans mon cœur. Son père le fit travailler dans une petite boutique, mais les ventes et les achats ne le distrayaient guère de la récitation du Coran. Je partis voir celui qui lui enseignait le Coran et lui recommandai de lui porter des soins particuliers. Je lui dis : « Il est à espérer que ce garçon devienne le plus savant des gens de son temps et le plus versé dans l’ascétisme parmi eux, et il est à espérer que les gens bénéficient de son savoir ». « Tu prédis l’avenir ?! » m’a-t-il répondu. « Non, dis-je, mais Dieu m’a fait dire cela ».". L’enseignant de Sheikh An-Nawawî rapporta cela à son père qui lui accorda beaucoup de soins, si bien que l’Imâm An-Nawawî termina l’apprentissage du Coran vers sa puberté.

Ses Sheikhs
Nous ne dresserons pas ici une liste exhaustive des Sheikhs et professeurs de l’Imâm An-Nawawî, tant ils sont nombreux. Nous citerons pour les diverses disciplines islamiques les principaux enseignants qui formèrent l’Imâm An-Nawawî.

1- En Fiqh (jurisprudence islamique) :

Son premier Sheikh en Fiqh fut l’ascète, le juriste shaféite, Abû Ibrâhîm Ishâq Ibn Ahmad Ibn Othmân Al-Maghribî Al-Maqdisî. Puis il s’initia auprès de son Sheikh, l’Imâm, le dévot, le Mufti de Damas à l’époque, Abû Muhammad Abd Ar-Rahmân Ibn Nûh Ibn Muhammad Ibn Ibrâhîm Ibn Mûsâ Al-Maqdisî Ad-Dimashqî. Ensuite, il eut comme professeur, l’Imâm, le Mufti, Abû Hafs `Omar Ibn As`ad Ibn Ghâlib Al-Irbîlî. Citons également parmi ses Sheikhs en Fiqh, l’Imâm Abû Al-Hasan Ibn Al-Hasan Al-Irbîlî Al-Halabî Ad-Dimashqî.

2- Dans la voie du Tasawwuf (At-Tarîq) :

L’Imâm As-Sakhâwî dit : "As-Subkî a dit dans At-Tabaqât Al-Kubrâ que son Sheikh dans la voie est Sheikh Yâsîn Al-Marrâkishî. En témoigne la parole d’Adh-Dhahabî que nous avons déjà mentionnée : Sheikh An-Nawawî partait le voir, s’éduqait en sa compagnie et lui rendait visite. Il espérait sa bénédiction et le consultait dans ses affaires."

3- Dans les lectionnaires coraniques (Al-Qirâ’ât) :

Al-Lakhmî affirma que l’Imâm An-Nawawî connaissait le Coran avec les sept lectionnaires. Toutefois, il n’a pas mentionné ses enseignants dans cette discipline. Il se peut qu’il les ait appris auprès de son Sheikh, l’Imâm Abû Shâmah — qui dirigea Dar Al-Hadîth Al-Ashrafiyyah à Damas avant l’Imâm An-Nawawî [1].

4- En Hadîth :

Il étudia Sahîh Muslim et la majeure partie de Sahîh Al-Bukhârî auprès de son Sheikh, Abû Ishâq Ibrâhîm Ibn `Îsâ Al-Murâdî Al-Andalusî Ash-Shâfi`î.

Il étudia Al-Kamâl fî Asmâ’ Ar-Rijâl [2] auprès du mémorisateur du Hadîth, Sheikh Az-Zayn Abû Al-Baqâ’ Khâlid Ibn Yûsuf Ibn Sa`d An-Nâbulsî.

Il accompagna également le savant du Hadîth, l’Imâm Ad-Diyâ’ Ibn Tammâm Al-Hanafî et profita de son savoir.

Il écouta le Hadîth enseigné par un certain nombre de savants dont :

Abû Ishâq Ibrâhîm Ibn `Alî Ibn Ahmad Ibn Fadl Al-Wâsitî.

Abû Al-`Abbâs Ahmad Ibn `Abd Ad-Dâ’im Al-Maqdisî

Abû Muhammad Ismâ’îl Ibn Ibrâhîm Ibn Âbî Al-Yusr At-Tanûkhî

Abû Muhammad `Abd Ar-Rahmân Ibn Sâlim Ibn Yahyâ Al-Anbârî

As-Shams Abû Al-Faraj `Abd Ar-Rahmân Ibn Abî `Omar Muhammad Ibn Ahmad Ibn Qudâmah Al-Maqdisî — l’un de ses plus grands Sheikhs.

Le Sheikh des Sheikhs (Shaykh Ash-Shuyûkh) Ash-Sharaf Abû Muhammad `Abd Al-`Azîz Ibn Abî `Abd Allâh Muhammad Ibn `Abd Al-Muhsin Al-Ansârî

Le juge `Imâd Ad-Dîn Abû Al-Fadâ’il `Abd Al-Karîm Ibn `Abd As-Samad Ibn Al-Horastânî.

5- En grammaire et langue arabe :

Parmi ses Sheikhs dans cette discipline citons : Al-Fakhr Al-Mâlikî, Sheikh Abû Al-`Abbâs Ahmad Ibn Sâlim Al-Misrî et Sheikh Al-Jamâl Abû Abd Allâh Muhammad Ibn Abd Allâh Ibn Mâlik Al-Jiyânî.

6- En Usûl Al-Fiqh (Fondements de la Jurisprudence Islamique) :

Il étudia une partie d’Al-Muntakhab [3] et Al-Mustasfâ [4] auprès du juge, le juriste shaféite, Abû Al-Fath `Omar Ibn Bundâr Ibn `Omar Ibn `Alî At-Taflîsî.

L’Imâm As-Sakhâwî dit : "Il étudia également la majeure partie de Mukhtasar Ibn Al-Hâjib auprès du Grand Juge de Damas, Al-`Izz Abû Al-Mafâkhir Muhammad Ibn Abd Al-Qâdir Ibn Abd Al-Khâliq Ibn As-Sâ’igh".

Ses ouvrages
Sayyidî l’Imâm An-Nawawî ne se maria pas et n’eut par conséquent aucune descendance. Mais ses meilleurs héritiers sont certainement ses remarquables ouvrages.

Il composa un précieux commentaire de Sahîh Muslim. Il commenta également une partie de Sahîh Al-Bukhârî ; il s’arrêta à Kitâb Al-`Ilm (Le Livre du Savoir, et intitula son commentaire At-Talkhîs. Il commença aussi un commentaire de Sunan Abî Dâwûd. L’Imâm As-Sakhâwî dit : "Il arriva à la partie traitant des ablutions et intitula son commentaire Al-Îjâz. J’ai entendu dire que l’ascète de son temps, Ash-Shihâb Ibn Raslân, a repris intégralement cet écrit de l’Imâm An-Nawawî au début de son propre commentaire de Sunan Abî Dâwûd, et ce en guise de tabarruk [5]".

Il écrivit également deux valeureux ouvrages répandus parmi les musulmans et les étudiants en sciences islamiques : Al-Adhkâr et Riyâd As-Sâlihîn.

On lui doit aussi Al-Arba`în An-Nawawiyyah, qu’il acheva 668 A.H.

Il aborda l’éthique des mémorisateurs du Noble Coran dans son ouvrage At-Tibyân fî Âdâb Hamalat Al-Qur’ân. L’Imâm As-Sakhâwî témoigna de l’importance de ce ouvrage en disant : "C’est un livre précieux dont on ne peut se passer, surtout les récitateurs et les enseignants de la récitation coranique".

Il composa aussi At-Tarkhîs fil-Ikrâm wal-Qiyâm. L’Imâm As-Sakhâwî dit : "C’est un ouvrage pour les gens de vertus et leurs semblables".

Il écrivit dans de domaine de l’ascétisme et du soufisme : Bustân Al-`Ârifîn (Le Jardin des Gnostiques).

On lui doit aussi, entre autres : Rawdat At-Tâlibîn, Al-Minhâj, Al-Manâsik fil-Fiqh, Al-Fatâwâ An-Nawawiyyah, Tabaqât Al-Fuqahâ’, Tahdhîb Al-Asmâ’ wal-Lughât, Tashîh At-Tanbîh, At-Tahqîq, Ru’ûs Al-Masâ’il wa Tuhfat Ashâb Al-Fadâ’il.

Ses qualités et ses mérites
L’Imâm An-Nawawî chemina sur la voie de la piété et les sentiers du scrupule et de la dévotion qui caractérisaient l’époque des Compagnons du Messager de Dieu. Le gnostique Abû Abd Ar-Rahîm Al-Akhmîmî dit de lui : "Il cheminait sur la voie des Compagnons, que Dieu les agrée. Je ne connais nul autre de son époque qui cheminait sur leur voie".

Sheikh Ibn Al-`Attâr et l’Imâm As-Sakhâwî citèrent les témoignages de divers savants et gnostiques affirmant que l’Imâm An-Nawawî atteignit le rang de Pôle (Qutb) — sommité parmi les walîs (les alliés à Dieu) — de son temps. At-Taqiyy Muhammad Ibn Al-Hasan dit : "De nombreux prodiges (karamât) furent rapportés de lui. Entre autres : [...] l’ouverture de portes fermées par un cadenas et la refermeture de la porte, la scission d’un mur et la sortie d’un homme d’une belle apparence — ils échangèrent tous deux des propos sur la vie de l’ici-bas et celle de l’Au-delà -, sa réunion avec des walîs occultés, et son dévoilement de pensées secrètes des autres [...]."

Il fut connu pour son ascétisme, la simplicité de ses habits — il s’habillait en coton et portait un turban — et la modestie de son habitat. Il avait un seul repas par jour qu’il consommait le soir avant de s’adonner aux œuvres de dévotion et la composition d’ouvrages islamiques.

Sheikh Abû Al-`Abbâs Ibn Farûkh dit de lui : "Il a réuni trois degrés, chacun d’eux aurait suffi pour que les gens viennent de loin pour le voir et apprendre de lui : le degré du savoir, le degré de l’ascétisme et le dégré de l’appel au bien et de l’interdiction du blâmable".

Outre sa dévotion et son ascétisme, l’Imâm An-Nawawî était un homme patient, n’hésitant pas à appeler aux vertus et à réprimander les vices et le mal. Distingué par sa dignité et sa science, il agissait sans crainte aucune de la réaction des Sultans ou des hommes influents.

L’Imâm Ibn As-Subkî dit de lui : "Il fut un maître et un chaste. Il fut aussi un ascète. Peu lui importait que sa vie ici-bas devienne une ruine, tant que sa religion était florissante. Il était distingué par son ascétisme et son contentement de ce que Dieu lui accorde. Il marchait sur les pas des pieux prédécesseurs de Ahl As-Sunnah wa Al-Jamâ`ah. Dévoué et patient dans les voies du bien, il ne perdait pas un instant dans des œuvres n’impliquant pas l’obéissance à Dieu".

En 665 A.H., il commença à enseigner à Dâr Al-Hadîth Al-Ashrafiyyah, à Damas. Il refusa d’être rémunéré pour l’enseignement qu’il dispense et accomplit le pèlerinage deux fois dans sa vie.

À la fin de sa vie, il séjourna dans son village, Nawâ. Certains pieux lui ordonnèrent de visiter Al-Quds (Jérusalem) et Al-Khalîl. Il le fit puis retourna à son village natal chez ses parents. Il fut atteint d’une maladie et son âme retourna à Dieu au cours du mois de Rajab, en l’an 676 A.H. Il fut enterré dans son village.

Puisse Dieu l’agréer et puisse-t-Il déverser sur sa tombe les signes de Sa Miséricorde.

P.-S.
Cet article se base exclusivement sur Tuhfat At-Tâlibîn fî Tarjamat Al-Imâm An-Nawawî, par son élève dévoué, Sheikh Ibn Al-`Attâr et Al-Manhal Al-`Adhb Ar-Rawî fî Tarjamat Qutb Al-Awliyâ An-Nawawî (La Source d’Eau douce dans la biographie du Pôle de l’Islam An-Nawawî), par Sheikh Al-Islâm Shams Ad-Dîn As-Sakhâwî.
Notes
[1] Il est à noter que l’Imâm An-Nawawî ne fut pas cité dans les livres biographiques traitant des mémorisateurs des lectionnaires coraniques : ni l’Imâm Adh-Dhahabî, ni Ibn Al-Jazrî, ni les savants qui ont vécu entre eux ne l’ont cité.

[2] écrit par le Hâfidh, `Abd Al-Ghanî Al-Maqdisî.

[3] écrit par l’Imâm, l’exégète, Fakhr Ad-Dîn Ar-Râzî.

[4] écrit par l’Imâm, l’Argument de l’Islam, Abû Hâmid Muhammad Al-Ghazâlî.

[5] Le tabarruk, c’est le fait de rechercher le bénédiction. Sheikh Ash-Shihâb Ibn Raslân portait une grande estime pour l’Imâm An-Nawawî et considérait que reprendre son écrit et le joindre à son propre ouvrage était une cause de bénédiction divine.

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ali



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Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Jeu 18 Nov - 14:26

othman a écrit:
jai juste une chose a dire moi c'est que entre les frere qui font l'effort pour la religion qui sorte fissabillilah et les autre il y a une grosse différence il y a juste a voir l'accueil que les deux groupe nous réserve et notre coeur tranchera

Moi aussi j 'ai juste une chose a dire , amon frere Othman : sache bien le chaïtan peut aussi te reserver un accueil splendide ,et tu risque de te faire trancher le coeur .

Mais ceux qui te montrent des preuves ,qui ne contredisent pas le coran et la sunna c'est vers cela que tu dois te diriger , a moins que tu refuse .


l Imam al ghazali houjato al islam dit : "le coeur est aveugle , c'est un roi dans son palais , il ne

voit rien de l'exterieur . Il a des serviteurs , et ses serviteur sont les sens et la raison qui lui

permetent de connaitre le bien et le mal ,le discernement ,et de trancher par la suite .

à ce roi n 'importe qui peut lui reserver un accueil formidable pour le le conduir dans le faux

chemin."

quand j'ai reflechie à ce que dit l imam alghazali , et le hadit du prophete paix et benidiction

sur lui qui dit dans le sens du hadit : dans le corps il y a un morceau de cher s ' elle est

sainne, tout le corps est sain : c 'est le coeur .

un coeur sain , c'est celui qui a la fois en DIEU , ses anges , ses livres , ses envoyés , le jour

du jugement et le destin bien ou mal .


comment veux tu que le coeur , ou le roi aveugle tranche si il ignore le coran et la sunna

si le coeur est corrompu ses serviteur le serons aussi .

n 'importe quelle information qui vient de l 'exterieur le coeur , le roi sain la controle en

regardant ses references : le coran et la sunna.

DIEU EST SAVANT


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jaouad f
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mar 14 Juin - 2:43

salamou3aleikoum

j aimerais demamder a toutes les personnes qui sont contre l effort fait par ces gens...

comment pouvais vous critiquer un effort et travail qui VOUS a a tous sortient bi idnillah du feu ardent de l enfer?/???

Si vous ne comprenez pas mes dires demander donc a vos parents ou aux anciens, et vous verrez que des gens se sont fait frapper emprisonne et tellement de choses encore dont la mort pour que dans notre pays y ai l islam mais par notre ingratitude ont ne sait pas etre reconnaissant..

alors s il vous plait MES FRERES et Q ALLAH entende mon appelle et accepte ma doua arretter de vous fatiguer a essayer de salir un travail qui a fait par la permission d ALLAH revivre la religion dans VOS maisons.

cesse de critiquer ces personnes la au contraire vous devriez les encourager et les remercier de qu il font.....

salama3likoum a tous et desoler mais sa m attriste tellement de voir comment cheitan a semmer la discorde entres les FRERES.... QU ALLAH accepte de VOUS et de moi

amine
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habib
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mer 15 Juin - 10:38

Salamo alykom


ورد في الأحاديث الشريفة

« عالم ينتفع بعلمه أفضل من سبعين ألف عابد » .

و « فضل العالم على العابد كفضل القمر على سائر النجوم ليلة البدر » .

و « إنّ فضله على العابد كفضل الشمس على الكواكب ، وفضل العابد على غير العابد كفضل القمر على الكواكب » .

و « إنّ الركعة من عالم بالله خيرٌ من ألف ركعة من متجاهل بالله » .

« فعالم واحد أفضل من ألف عابد وألف زاهد » .

و « ساعة من عالم يتّكئ على فراشه ينظر في علمه ، خير من عبادة العابد سبعين عاماً » .

وأمّا فلسفة تقديم العالم على العابد ، فمنها :

قال رسول الله (صلى الله عليه وآله) :

« فضل العالم على العابد بسبعين درجة ، بين كلّ درجتين حضر ـ أي عدو ـ الفرس سبعين عاماً ، وذلك إنّ الشيطان يضع البدعة للناس فيبصرها العالم فينهى عنها ، والعابد مقبل على عبادته لا يتوجّه لها ولا يعرفها » .
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habib
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mer 15 Juin - 11:18

Résumé de la conférence sur « l'importance du savoir» de l'émission « tant qu'ils ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » le 07/04/2003.

Louange à Allah, nous le louons, nous implorons Son aide, Sa guidance, Son secours. Nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le mal instigué par notre âme et nos mauvaises actions. Celui qu'Allah guide ne saurait être égaré et celui qu'Allah égare tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. O Seigneur, étend la paix et la bénédiction sur ce Messager généreux, sur sa famille, ses compagnons. Aujourd'hui nous allons aborder un grand problème que rencontre notre Umma. Nous sommes une Umma non instruite, qui ne s'intéresse ni à la recherche scientifique, ni au progrès scientifique. Alors que ceci représente les points essentiels sur lequel se base ce verset : « Et préparez pour lutter contre eux tout ce que vous pouvez comme force » verset 60 Sourate ALANFAL .

Analysons certains faits concrets, l'analphabétisme dans le monde arabe s'élève à plus de la moitié de la population: 60 %, c'est-à-dire parmi 300 millions d'arabes, 180 million ne savent ni lire ni écrire. Ceci est une catastrophe, un désastre quand il s'agit d'une Umma dont le premier mot de la révélation divine (le coran) est « lis » !!

Le Canada a donné une information il y a quelques semaines, comme quoi il n'existe plus d'analphabétisme dans leur pays. Ce n'est pas l'analphabétisme que nous connaissons, mais l'analphabétisme de l'informatique. Est ce que vous réalisez l'écart énorme qui existe entre nous et le monde développé.

Si nous observons le prix Nobel qui est offert chaque année depuis 1901 aux meilleurs chercheurs du monde et dans tous les domaines. Prenons par exemple trois domaines scientifiques «la médecine, la chimie et la physique » et découvrons l'énorme différence entre les différentes Nations et nous.

Depuis plus d'un siècle, il n'y a que deux chercheurs musulmans qui ont eu droit à ce prix : un Pakistanais et un égyptien « Ahmed Zwel » tandis que 81 américains l'ont obtenu en médecine, 45 d'entre eux en chimie ; quant aux Anglais, 26 d'entre eux l'ont obtenu en médecine, 2O en chimie et 25 en physique.

Nous sommes inexistants dans le domaine de la recherche scientifique ! Dans toutes les inventions depuis 200 ans, nous ne sommes que des importateurs « consommateurs ». En partant de l'électricité jusqu'aux avions et en passant par le crayon, le mobile et l'ordinateur. Nous sommes inexistants sur la carte de la recherche scientifique ! Même la fabrication des tapis de prière et les chapelets nous les importons de l'étranger.

Laissons de côté les USA et la G .Bretagne et regardons l'Inde qui est un pays du tiers monde. L'Inde est le plus grand exportateur de programmes informatiques. Ce pays évolue de plus en plus dans ce domaine. En l'an 2000, le montant des exportations était de 6 milliards de dollars. Deux ans après, il a atteint 8 milliards de dollars. Le développement des programmes informatiques ne demande pas des centres ou usines tout ce que ça demande c'est un clavier et un ordinateur. Combien d'ordinateurs sont entre les mains de nos jeunes, mais l'esprit créatif est absent. Le conseiller allemand a annoncé dans une des grandes foires de la technologie de l'informatique qu'il était obligé d'offrir 30 mille visas de travail pour des Indiens parce que les besoins et ambitions de l'Allemagne en matière de nouvelles technologie de l'information sont largement supérieurs à ses moyens. Le savoir et les savants s'imposent dans le monde et quel présence!

Mais quand nous regardons notre situation dans tout cela, nous découvrons quelques causes :

1- Nous n'avons aucun respect pour le savoir. Le savoir n'a plus de valeur dans notre vie. Nous nous contentons de l'importer tout simplement. Les savants dans la Umma islamique ont toujours eu une place privilégiée. Le Khalifa Haroun Errachid versait lui-même l'eau aux savants pour qu'ils se lavent les mains après avoir partagé leur repas. Par respect pour ces savants.
Rappelez vous notre fierté et notre joie pour notre prix Nobel Ahmed Zwel.

2-Le savoir est devenu un simple papier, un simple diplôme et non pas pour en faire profiter la Umma. Chaque étudiant à pour but de réussir ou de bénéficier d'un bon poste dans son travail et rien d'autre ! L'un des étudiants japonais a eu une bourse pour faire son doctorat aux USA. Pendant ses études il a créé une nouvelle invention raison pour laquelle il a abandonné sa bourse et a reprit le chemin vers son pays le Japon. Les gens lui ont demandé qu'en est-t-il du Doctorat ? Il a répondu, je suis venu ici pour étudier la base de mon invention ayant atteint mon objectif: cette machine. Le doctorat ne m'intéresse plus. Mais c'est mon pays qui compte le plus et auquel je veux faire profiter de mon invention et rester à sa disposition.
3-Nous n'étudions pas ce qui nous plait et personne ne sait plus ce qu'il aime étudier ni ce que sont ses capacités et ses compétences, la preuve dès fois après tant d'années d'études nous changeons complètement d'orientation et de domaine de travail, donc tant d'années perdues. Où sont les programmes de découverte des capacités et dons de chacun ?
4- la base des problèmes c'est la mauvaise compréhension de l'islam. Quelques jeunes pensent que l'Islam c'est s'enfermer dans les mosquées. Donc dès qu'ils commencent à devenir pieux, leurs niveaux intellectuels et leurs connaissances diminuent. Après avoir été parmis les plus doués, il incarne l'échec et donne une très mauvaise image du musulman.
Dans notre religion il existe deux types d'obligation:
Une obligation et un devoir personnel et individuel « Fard Ayn » et une obligation collective si une partie de la communauté s'en préoccupe, le reste s'en est déchargé « Fard Kifaya » Toute invention à laquelle n'a pas participé un musulman devient une obligation et un devoir pour chacun d'entre nous et si un membre de la communauté y participe les autres en sont déchargés. Donc avec ta connaissance et ta science tu combles l'une des brèches de la muraille de l'Islam.

Pourquoi le musulman laisse tomber ses études scientifiques ou ses études en médecine pour étudier la chariaa. Ceci reflète une incompréhension de l'islam. Il te suffit de respecter et d'exécuter correctement les rites imposés par ta religion. Termine tes études d'abord et excelle dans ton domaine et par la suite choisis d'autres études en cas de besoins.

5- L'une des causes les plus importante, c'est que nous sommes devenus une Umma qui ne lit pas. Bien que les ouvrages sont devenus accessibles à tout le monde sur l'Internet. Les derniers écrits ainsi que les recherches sont à la portée de tout le monde.

Si tu voyages à l'étranger, tu remarqueras que dans les transports en commun rares sont ceux qui ne lisent pas durant le trajet. Les gens de toutes tranches d'âge en profitent pour lire. Mais chez nous les seuls personnes qui tiennent un bout de papier c'est pour jouer au mots croisés et si on se connecte à l'Internet c'est pour discuter, tchatter ou jouer en réseau.
L'une des causes est la propagation de la malhonnêteté, celui qui triche est responsable de tout le malheur de la Umma. Quand nous étudions nous ne réalisons même pas le sens de ce que nous sommes en train d'étudier, ni ce que cela peut apporter à la Umma. A votre avis quel est notre niveau en terme de maîtrise des langues étrangères et de l'informatique.

Quand la civilisation arabe atteignait sa ferveur, les européens étaient obligés d'apprendre la langue arabe. Mais comme nous sommes à la traîne des pays développés dont font partie la majorité des savants, nous sommes obligés d'apprendre leurs langues.

Choisir sa spécialisation pour sa facilité et dans un but purement lucratif, ne fait pas partie de l'éducation islamique. Empêcher les gens d'accéder au savoir afin d'éviter la concurrence que cela peut engendrer, ne fait pas n'en plus partie de l'éducation islamique. Le prophète a dit : « Celui qui a le privilège du savoir sans vouloir le communiquer Dieu le rendra muet le jour du jugement dernier »

Personne ne s'intéresse à dépenser pour la recherche scientifique, parce que à leurs yeux elle n'a aucune valeur, ils sont prêts à dépenser des sommes phénoménales pour le pèlerinage (pour eux et pour les autres) mais aucun centime dans le domaine de la recherche scientifique. Regardons ce que dit notre religion :
1- « LIS » Pourquoi ? Et pourtant notre prophète est illettré. Parce que avec la DAAWA le temps des miracles est révolu et l'ère de s'imposer et convaincre en se basant sur le concret a commencé.

Les précédents prophètes se sont imposés par des miracles par exemple Moïse et son bâton, Noé et son déluge quant au prophète Mohammed -sur lui la grâce et la paix- et sa Umma, leur réussite est née à partir d'eux-mêmes.

La deuxième Sourate a pour titre « Par la plume et ce qu'ils écrivent » verset 1-Sourate la plume Al Qalam

« Il apprit a Adam tous les noms (de toutes choses) » Sourate La Vache Al Bakara Verset 31

Dans le coran, le mot savant est cité 224 fois, le mot savoir est cité 375 fois et 102 hadiths traitent de la recherche de la science et des savants.

Le prophète a dit « celui qui prendra la route du savoir, Dieu lui facilitera la route pour le Paradis » Il dit encore : « Les Anges le protègeront de leurs ailes »

Dans un autre Hadith « celui qui est à la recherche du savoir, tout lui pardonne sur terre et dans les cieux même la fourmis » «La préférence du savoir sur la prêche et comme celle de la lune sur les autres planètes » et le savoir ici regroupe le savoir de la vie et de l'au-delà « celui qui part à la recherche du savoir est sous la protection de Dieu jusqu'à son retour ».

La plus belle qualité des prophètes c'est le savoir. Allah a dit « Nous lui donnons la faculté de juger et une science c'est aussi que nous récompensons les bienfaits » verset 14 Sourate les Histoires -Alqasas.

« Nous avons effectivement donné a David et à Salomon une science : et ils disent à leurs anges c'est Allah qui nous a favorisé à beaucoup de ses serviteurs croyants » Verset 15 Les Fourmis -Anaml

Regardons la stratégie adoptée par le prophète avec sa Umma afin d'arriver à toute ces réalisations! Les prisonniers de guerre de La bataille de Badr ont été relâchés sous une seule condition que chacun d'eux donne des cours à 10 musulmans jusqu'à ce qu'ils soient performants dans le domaine enseigné. Parmi ces musulmans on retrouve Zaid Ibn Tabit qui a rassemblé le coran.

Le prophète a demandé à Zaid Ibnou Tabit d'apprendre l'hébreu, il l'a apprise en 18 jours. Le Messager d'Allah lui a demandé : arrives-tu à discuter avec eux en écrivant en hébreu? Zaid répondit que Oui (cela veut dire que parfaire le savoir est indispensable dans notre religion) Le prophète a combattu la voyance et la sorcellerie il a annoncé que « celui qui invite un voyant ou un charlatan et croit en lui est considéré comme mécréant ».

Le prophète est l'enseignant de cette Umma, il a fixé un mode d'emploi pour la faire évoluer Il a commencé par l'enseignement de la Umma et l'a placé comme base de son évolution et de son progrès. Il a mis fin à l'ignorance, aux superstitions et Il a mis en place les statistiques comme base de recherche (cette science moderne sur laquelle se base les ordinateurs !).

Il disait toujours donnez moi les statistiques de ceux qui possèdent des armes et ceux qui se sont convertis à l'Islam. Il a posé autre chose dans son programme le travail en groupe : « Aidez à la piété et la bienfaisance ».

Hassan ibn Tabit a suggéré d'écrire un poème satirique sur les mécréants, le prophète lui suggéra de le faire avec l'aide de Abou Bakr car ce dernier avait une grande connaissance des origines des différentes tribus arabes ce qui lui éviterait de faire d'erreur.

Effectivement, après la lecture du poème en question, Les Koraichis ont deviné qu'Abou Bakr devait être à l'origine de ce poème.

Le dernier point traité par le prophète fut le refus des sciences inutiles et sans utilités pour la Umma. Tout ce qui est considéré comme perte de temps et d'argent.

C'est pour cela que le prophète répétait toujours dans ses prières « Que Dieu me garde d'une connaissance non profitable »
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habib
Invité



MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   Mer 15 Juin - 11:20

Louange à Allah

Allah a créé l’homme et l’a doté des moyens d’acquisition du savoir tels que l’ouïe, la vue et l’intelligence. À ce propos, le Très Haut dit: « Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l' ouïe, les yeux et les cœurs (l' intelligence), afin que vous; soyez reconnaissants. » (Coran, 16 :78).

L’Islam est la religion du savoir. Le premier verset du Coran ordonne la lecture qui est la clé des connaissances. À ce propos, le Très Haut dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l' homme d' une adhérence. Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume (le calame), a enseigné à l' homme ce qu' il ne savait pas. » (Coran96 :1-5).

Le savoir doit précéder l’action comme l’indiquent les propos du Très Haut : « Sache donc qu' en vérité il n' y a point de divinité à part Allah et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allah connaît vos activités (sur terre) et votre lieu de repos (dans l' au-delà). » (Coran, 47 :19).

Allah a mis le musulman en garde contre les termes et propos non fondés sur des connaissances. C’est dans ce cadre que le Transcendant dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n' as aucune connaissance. L' ouïe, la vue et le cœur: sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » (Coran, 17 :36).

Pour bien mettre en relief la position éminente du savoir et ses détendeurs, Allah a sollicité le témoignage des ulémas sur son unicité. C’est ce que le Transcendant exprime en ces termes : « Allah atteste, et aussi les Anges et les doués de science, qu' il n' y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage! » (Coran, 3 :18).

La connaissance d’Allah et sa crainte passe par la connaissance de Ses signes et créatures. Et les ulémas sont ceux qui connaissent cela. D’où l’hommage qu’Allah leur a rendu en ces termes : « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur. » (Coran, 35 :28).

Les ulémas de l’Islam occupent une noble position qui les place au-dessus des autres aussi ici-bas que dans l’au-delà. À ce propos, le Très Haut dit : « Allah élèvera en degrés ceux d' entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » (Coran, 58 :11).

C’est pour souligner l’importance du savoir qu’Allah a donné à Son Messager l’ordre d’en acquérir davantage. C’est ce qu’Il exprime ainsi : « Et dis: "Ô mon Seigneur, accroît mes connaissances!" » (Coran, 20 : 114).

Allah a en outre rendu un vibrant hommage aux ulémas en ces termes : « Dis: "Sont- ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?" Seuls les doués d' intelligence se rappellent. » (Coran, 39 : 9).

Les détenteurs du savoir sont ceux qui saisissent les premiers la vérité et à y adhérent : « Et afin que ceux à qui le savoir a été donné sachent que (le Coran) est en effet, la Vérité venant de ton Seigneur, qu' ils y croient alors, et que leurs cœurs s' y soumettent en toute humilité. Allah guide certes vers le droit chemin ceux qui croient. » (Coran, 22 : 54).

L’Islam exhorte à la recherche du savoir. Et le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) en a fait une obligation individuelle et a expliqué que le mérite du savant par rapport à celui du dévot est comme la lune comparée aux autres astres et que les ulémas sont les héritiers des prophètes qui, eux, n’avaient légué ni dinar ni dirham, mais un savoir. Quiconque puise dans ce savoir est bien chanceux. En plus, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous a informés que la recherche du savoir balise la voie vers le paradis.

C’est à ce propos qu’il dit : « Quiconque s’engage dans la voie de la recherche du savoir, Allah l’engage facilement dans la voie du paradis » (rapporté par Boukhari, livre du savoir, 10).

L’Islam appelle à l’apprentissage de l’ensemble des disciplines scientifiques utiles. Les connaissances sont classées en catégories. Les meilleures sont celles portant sur la charia puis la médecine puis le reste des sciences.

Les meilleures connaissances sont celles qui portent sur la charia. En effet, elles permettent à l’homme de connaître son Maître, son prophète et sa religion.Elles sont celles par lesquelles Allah a honoré son Messager en les lui transmettant pour qu’il les mette à la disposition des gens : « Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu' Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu' ils fussent auparavant dans un égarement évident.» (Coran, 3 :164).

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quand Allah veut du bien à quelqu’un, Il lui permet d’avoir une bonne compréhension de la religion » (rapporté dans les deux Sahih, la présente version étant celle Boukhari, 69).

Pour expliquer la nécessité de s’occuper soigneusement du Coran, de l’apprendre et de l’enseigner, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui a appris le Coran et l’enseigne » (rapporté dans les deux Sahih, la présente version étant celles de Boukhari, 4639).

Il n’y a aucun bien à attendre d’un savoir qui ne se reflète pas dans les actes ni de paroles que les actions ne confirment pas : « Ô vous qui avez cru! Pourquoi dites- vous ce que vous ne faites pas? C' est une grande abomination auprès d' Allah que de dire ce que vous ne faites pas.» (Coran, 61 : 2-3).

La Umma a besoin des ulémas en tout temps et en tout lieu. Une nation dépourvue de science et de savants véhicule de fausses croyances et croupit dans les ténèbres.

L’on doit apprendre la loi divine (et la transmettre). Quiconque dissimule le savoir et en prive les gens se verra doté de brides de feu au jour de la Résurrection et méritera la damnation, à moins de se repentir. À ce propos, le Transcendant dit « Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l' exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu' Allah maudit et que les maudisseurs maudissent, sauf ceux qui se sont repentis, corrigés et déclarés: d' eux Je reçois le repentir. Car c' est Moi, l' Accueillant au repentir, le Miséricordieux. » (Coran, 2 : 159-160).

L’uléma remporte une immense récompense. Car celui qui indique un bon acte est comme celui qui le fait.Quand l’uléma meurt, sa récompense auprès d’Allah n’en sera pas pour autant interrompue. Bien au contraire, elle sera maintenue aussi longtemps que les gens continueront de tirer profit de ses connaissances.

C’est pourquoi le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Quand l’humain meurt son action est interrompue, exception faite de trois cas : une aumône courante, un savoir utile et un enfant pieux qui prie pour lui » (rapporté par Mouslim, 1631).

Si l’uléma diffuse son savoir au profit des gens, il remporte une récompense égale à celle accordée à tous ceux qui auraient tiré profit de son savoir sans que cela implique une diminution de la récompense accordée à ceux-ci. Et quiconque propage une aberration commet un péché égal à l’ensemble des péchés commis par tous ceux qui auraient suivi son exemple sans que cela implique la diminution des péchés de ceux-ci » (rapporté par Mouslim, 2674).

La bonne compréhension de la religion fait partie des meilleures dispositions qui honorent le musulman comme l’indiquent les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :

«Quand Allah veut faire du bien à quelqu’un, Il lui permet d’avoir une bonne compréhension de la religion » (rapporté dans les deux Sahih).

La lecture du Coran, son apprentissage et son enseignement font partie des meilleures actions conformément aux propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :« L’envie ne se justifie que dans deux cas : celle suscité par l’état d’un homme à qui Allah a permis d’avoir une bonne maîtrise du Coran de sorte qu’il le récite dans ses prières du jour et de nuit, et celle suscitée par l’état d’un homme à qui Allah a donné des biens dont il dépense jour et nuit » (rapporté par Mouslim, 815).



Extrait du livre Ussoul ad dine al-islami par cheikh Muhammad ibn Ibrahim at-Tuwaydjiri.
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mehdi
Invité



MessageSujet: avis   Jeu 14 Juil - 19:14

salam alikum les frères

le khoulouj est un effort du prophète(saws) comment pouvez vous dire que c'est une innovation je n'arrive pas à comprendre?
Quant allah à révélé le coran au prophète 'saws) il lui a directement ordonné d'aller transmettre le message.
Si il n'y aurait pas de frère qui prêcheraient la religion comment se répandrait elle?
nous sommes tous responsable les uns des autres normalement tout le monde doit vouloir le bien pour ses frères.
Allah vous guide inchallah.Amine
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hadi
Invité



MessageSujet: je partage   Jeu 21 Juil - 6:06

Proposé par Mouhammad Patel le Lundi 27 août 2001


Foi et raison ? Complémentaires !...



L’Islam n’est pas un dîn (religion) qui s’intéresse uniquement à une dimension de l’être humain. L'Islam ne se focalise pas non plus sur certaines parties de l'existence de l'Homme, en ignorant d’autres. Au contraire, il prend en considération aussi bien l'âme (et tout ce qui s’y rapporte) que le corps matériel (et l'ensemble de ses facultés et ses besoins)… On trouve ainsi dans les sources musulmanes des directives en rapport avec la vie privée et la vie en société, mais aussi des orientations concernant le genre de relation qui doit unir l’Homme à Son Créateur et aux autres créatures qui l’entourent. Le Prophète Mouhammad (Paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) a transmis un enseignement on ne peut plus complet à ses Compagnons (radhia Allâhou 'anhou), et par leur intermédiaire, à l’Humanité entière.



Nous savons par ailleurs que la faculté la plus importante de l’être humain, celle qui le distingue des autres animaux, est l’intelligence. Alors que l’animal n’agit qu’en fonction de ce que lui dicte son instinct, l’action de l'Homme, elle, résulte d'une démarche bien plus complexe et structurée : en effet, ce n'est qu'après avoir observé, obtenu des informations et analysé ces dernières qu'il agit.... C’est justement son intelligence et sa raison qui guide ses actions.


Pour le musulman, la question qui se pose naturellement est de savoir ce que disent ses références (qui, comme indiqué plus haut, s'intéresse à l'ensemble de sa personne) par rapport à cette faculté spécifique de l'Homme ?...


A ce sujet, il faut savoir que, comme sur bien d'autres points, l'Islam manifeste ici encore sa particularité : ce dîn n'oppose pas l'attachement à la religion à la reconnaissance du rôle essentiel de l'intellect humain; il propose au contraire de concilier la raison et la foi, et ce, en mettant en valeur leur complémentarité (comme le souligne le célèbre savant musulman Al-Ghazâli (rahimahoullâh) dans son célèbre "Revivification des Sciences Religieuses").


Entre ceux qui condamnent de façon systématique toute forme de rationalité et ceux qui soutiennent que la foi et l'appartenance à une religion représentent un frein au développement intellectuel et au progrès (deux attitudes encore très répandues dans nos sociétés modernes et qui sont le fruit de plusieurs siècles de conflits (parfois très violents) ayant opposé les partisans de l’autonomie de la raison (qui refusaient toute soumission envers une quelconque entité suprême) aux adeptes de certaines religions (qui, eux, étaient enfermés dans un dogmatisme obscur)), le musulman est guidé vers la voie du juste milieux par le Saint Qour'aane qui énonce :

"Il y a certes dans la création des cieux et de la terre, dans la succession des nuits et des jours des signes pour ceux qui sont doués d’intelligence."


(Sourate "La famille d'Amram - Verset 190)

En d'autres mots, pour le musulman, l'observation attentive et "intelligente" des divers éléments de la création est un moyen pour raffermir son îmân (conviction en Dieu) : sa foi est ainsi éclairée par les lumières de sa raison et nourrie par le fruit de sa réflexion...


D'ailleurs, les références musulmanes ont toujours encouragé de façon claire et explicite l'acquisition de la connaissance (al 'ilm); on trouvait ainsi chez les musulmans des premières générations un esprit de recherche extraordinaire et une soif inégalée pour toute forme de sciences : religieuses bien sûr, mais aussi profanes. C’est bien cela qui avait permis à ces savants de réaliser des avancées fulgurantes dans des domaines aussi diversifiés que l’astronomie, la médecine, la géographie, l’architecture, la littérature, la philosophie etc. Nous connaissons également l'ampleur des efforts d’interprétations (Idjtihâd) produit par les oulémas dans le domaine du droit musulman : ce sont des centaines de milliers d’avis juridiques et de Masâ’il, couvrant la totalité de la vie de l’homme, qui ont été émis à travers les siècles...


Il ne faut néanmoins pas oublier que la raison possède les mêmes caractéristiques que toutes les autres facultés de l'Homme : elle est limitée et peut être induite en erreur.Il n'est donc pas possible de tout comprendre et assimiler avec la raison seule et celle-ci ne peut être considérée comme représentant l'ultime autorité. Il existe ainsi bien des domaines où celle-ci ne peut apporter de réelles réponses : Pourquoi avons-nous été créé ? Qui nous a créé ? Quel est le but de notre existence ? Existe-t-il autre chose après la mort ?… Ce ne sont là que quelques exemples de questions au sujet desquelles l'Homme ne pourra obtenir des indications et des éclaircissements qu'à partir d'une sourceaccédant au delà des limites de la raison humaine et étant à l’abri de l’erreur. Notre Créateur, dans Son Infinie Miséricorde, nous a fourni celle-ci : il s'agit du "Wahiy", de la Révélation, transmise et communiquée aux Hommes par les Prophètes et les Messagers de Dieu (alayhim ous salâm). Pour le musulman, c'est cette dernière source d'information qui constituera toujours "la" référence suprême pour le guider dans son cheminement vers Allah...



Wa Allâhou A'lam !


Et Allah est Plus Savant !

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Ibrahim
Invité



MessageSujet: Après cela   Dim 24 Juil - 8:59

Un frère t'a avertis sur le mouvement Tabligh, cela a été difficile dans un premier temps tu as refusé.
Alors par le Seigneur de Mohammad saws et de la ka'ba, voici la parole d'un frère qui te met en garde contre les pseudos-Salafis, et tout ce qui en général s'affuble d'une pancarte en vue de se rassurer. Réponse en deux versets:

"As-tu remarqué comment ces gens-là s'attribuent des vertus de leur propre autorité, alors que c'est Allah qui en octroie à qui il veut et sans jamais léser PERSONNE, même pas de la moindre brindille."
Sourate Al Baqarah verset 49.

"Certes ceux qui ont divisés leur religion établissant par là des sectes dissidentes, tu ne fais en rien parti des leurs. Leur devenir est du ressort d'Allah, qui les informera alors du fait de leurs agissements."
Sourate AL An 'am verset 159.

Et qu'Allah parfasse nos guidances.
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Kain
Invité



MessageSujet: soutien au frère Abunawfa   Dim 24 Juil - 9:10

Salamou 'alykoum,
Ma sha allah mon frère. Qu'allah te récompense pour ton travail d'éclaircissement sur les égarés tablighis.
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MessageSujet: Re: je faisais parti du groupe des tabligh   

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je faisais parti du groupe des tabligh
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