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 Y a-t-il une tenue vestimentaire traditionnelle pour le musulman ?

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sidi 3li



Messages : 23
Date d'inscription : 30/08/2008

MessageSujet: Y a-t-il une tenue vestimentaire traditionnelle pour le musulman ?   Mer 25 Mar - 14:36

Y a-t-il une tenue vestimentaire traditionnelle pour le musulman ?
Par Anas • 22 mai, 2008 • Catégorie: O- La vie quotidienne

Question :

As-salâmu ‘alaykum. Existe-t-il un habit traditionnel pour le musulman en islam ?

-
Réponse :

Wa ‘alaykum us-salâm.

Je te suggère tout d’abord de lire, sur le site, l’article traitant de la distinction, dans la Sunna du Prophète, entre “sunna ta’abbudiyya” et “sunna ‘âdiyya”. Il y est traité de la question des “sunna ‘âdiyya” (ou “sunan uz-zawâïd”) d’une part, et des “sunna ta’abbudiyya” (ou “sunan ul-hudâ”) d’autre part. Cela facilitera inshâ Allâh la compréhension de ce qui suit.

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Il y a bien sûr les habits que le Prophète (sur lui la paix) portait…

Ibn ul-Qayyim, se référant à ce qui est rapporté dans les recueils de Hadîths, cite ainsi entre autres : la tunique légère (”qamîs”), la tunique plus longue (”jubba”, “qabâ’”), le pantalon (”sarâwîl”, dont il est prouvé que le Prophète l’a acheté), le pagne (”izâr”, ce qu’on appelle en Inde le “lunguî”), la houppelande (”ridâ’”, “kissâ’”, “burd”), le turban (”‘imâma”), la “qalansuwa” (parfois traduit en français par “coiffe”, “chapeau” ou “bonnet” selon les régions), les chaussettes (”khuff”), les sandales (”na’l”).
Le Prophète portait le tissu qui était disponible : certains de ses vêtements étaient faits de coton, d’autres de laine, d’autres de poil d’animaux, d’autres de lin. Il a cependant interdit aux hommes l’usage de la soie (sauf cas de nécessité). A l’époque, au Hedjaz, les tissus étaient importés du Yémen, de la Syrie (”bilâd ash-shâm”), d’Egypte.
Enfin, les couleurs des vêtements du Prophète étaient elles aussi variées : il aimait le blanc mais a porté également du vert, du noir, du rouge mêlé à d’autres couleurs. (Cf. Zâd ul-ma’âd, Ibn ul-Qayyim, tome 1 pp. 135-147.)

-
Dès lors, il y a deux cas qui sont possibles :

Cas a) Un musulman désire porter les mêmes vêtements que le Prophète (sur lui la paix) par amour pour lui et avec l’intention de suivre mieux encore les règles et principes qu’il a laissés. Il s’agit ici de la mise en pratique des “sunna ‘âdiyya” auxquelles nous faisions allusion au tout début de la réponse.

Cas b) Un musulman désire porter d’autres vêtements que ceux que portaient le Prophète (sur lui la paix). Il s’agit ici de ce à propos de quoi le savant musulman Mullâ Jîwan disait qu’il n’y a en soi pas de blâme fait à celui qui adopte d’autres formes que celles des “sunna ‘âdiyya” (fin de citation), à la condition premièrement qu’il ne se moque ni ne méprise les formes pratiquées par le Prophète, et deuxièmement qu’il respecte les “sunna ta’abbudiyya” laissées par le Prophète (sur lui la paix) à ce sujet.
Or, en ce qui concerne les vêtements également, le Prophète a enseigné des “sunna ta’abbudiyya”, qui correspondent en fait à des règles. Et la majorité de ces règles intéressent la femme comme l’homme : l’islam leur demande de porter en public des vêtements qui :
1) recouvrent au moins la ‘awra (voir sur le site l’article consacré aux “limites à l’action des regards“) ;
2) ne soient pas quasi-transparents au point de ne pas cacher la ‘awra des regards ;
3) soient suffisamment amples pour ne pas mouler ni révéler les attraits corporels de ce qui fait partie de la ‘awra ;
4) soient différents, dans leur aspect, de ceux que l’usage destine à l’autre sexe ;
5) ne soient pas portés avec un objectif de fierté.

Et puis il y a trois autres principes qui sont, eux, spécifiques à l’homme, dont les vêtements :
6) doivent ne pas être faits de soie (sauf nécessité),
7) doivent ne pas dépasser la longueur voulue (al-isbâl), qu’ils soient pantalon, tunique ou turban,
8 ) doivent ne pas être entièrement de couleur rouge, ni de couleur safran (du moins d’après l’interprétation faite par certains ulémas, car il y a divergence d’avis sur le sujet : Fat’h ul-bârî 10/375-379).

Enfin il y a une 9ème règle, qui revient en fait à ta question, à savoir : les vêtements du musulman doivent-ils exprimer une identité musulmane ?

Les références des 8 premiers principes sont bien connues dans les sources musulmanes, et nous ne les citerons pas ici pour ne pas allonger le propos. Quant au 9ème principe, il est fondé sur le hadîth du Prophète (sur lui la paix) qui dit : “Celui qui imite un peuple en fera partie” (Abû Dâoûd, n° 4031), et aussi sur d’autres hadîths, notamment celui où le Prophète a recommandé à ses Compagnons de se teindre les cheveux [blancs] pour avoir une apparence différente de celle qu’avaient alors certains non-musulmans (al-Bukhârî, n° 5559, Muslim, n° 2103). Ce principe a comme objectif non de faire un “apartheid” mais de permettre au musulman et à la musulmane de garder leur identité (il s’agit donc d’éviter l’assimilation). L’objectif qu’a l’islam à ce sujet est expliqué de façon détaillée dans Iqtidhâ’ us-sirât il-mustaqîm (pp. 14-15).

Il faut, à propos de ce principe, distinguer deux choses. Il y a d’une part les objets qui constituent des symboles (shi’âr), qui expriment de façon formelle l’appartenance de celui ou de celle qui les porte à telle groupe : le crucifix témoigne de l’appartenance de son porteur au christianisme, la kippa de l’appartenance au judaïsme. Le musulman comme la musulmane doivent absolument s’abstenir de porter un symbole non-musulman, même si celui-ci ne constitue qu’un élément dans l’ensemble de leur tenue vestimentaire. Par contre, pour ce qui ne relève pas du symbole, il s’agit, wallâhu a’lam, de considérer l’apparence globale de la personne (al-hay’a al-’âmma). Le savant musulman Abû Chouqqa écrit ainsi : “Ce qui compte, par rapport à ce principe, c’est l’apparence générale, de sorte que lorsqu’on voit l’individu on ressente qu’il s’agit d’un musulman… Sauf s’il s’agit d’un symbole de non-musulmans, auquel cas il est interdit de porter ce symbole, même s’il ne s’agit que d’un élément de l’ensemble de la tenue” (Tahrîr ul-mar’a, tome 4 p. 280). Les musulmans ont donc l’entière possibilité de varier les éléments qui composent leur tenue en fonction du pays et du contexte où ils vivent et d’adopter des éléments vestimentaires locaux, pourvu que l’allure générale de leur tenue fasse apparaître leur “islamité”. Les musulmans de l’Indonésie (ulémas y compris) n’ont-ils pas ainsi adopté une tenue comportant une chemise aux manches longues, qu’ils portent de façon lâche, sur leur pantalon ample ? Les musulmans de l’Inde (ulémas y compris) n’ont-ils pas, eux aussi, intégré la tunique locale, fendue sur le côté et comportant un col et des boutons, se contenant d’en allonger le pan et de porter un pantalon (alors que les autres portent le “dhôtî”) ? N’ont-ils pas également intégré la tunique d’hiver en en allongeant également le pan (cette tunique de couleur sombre qu’on appelle en Inde la “sherwânî”) ? Et que dire des babouches (”maujrî”) qu’ils portent ? Et du gilet (”sad’rî”) ? Tout cela était-il porté par le Prophète, ses Compagnons ou leurs élèves ? Non bien sûr ; les musulmans d’Inde n’ont fait qu’intégrer les vêtements locaux en gardant une apparence générale musulmane.
Dès lors, pourquoi les musulmans d’Europe et d’Amérique ne pourraient-ils pas suivre la voie tracée par leur frères d’Asie, et intégrer les vêtements de la région où ils vivent, tout en leur donnant une allure générale spécifique ?

Il faut par ailleurs ajouter que des ulémas tels que Ibn Taymiyya ont émis l’avis disant que, en terre non-musulmane, en cas de nécessité (”maslaha dîniyya“) [= hâja] (comme la da’wa), le musulman peut parfois ne pas appliquer le principe cité ci-dessus sous le n° 9. Attention, il ne s’agit pas, même dans ce cas, d’adopter un élément symbole de non-musulmans (shi’âr). Il s’agit juste, dans ce cas, de ne pas chercher à faire ressortir son identité au travers de son apparence générale. Pour plus de détails, se référer à l’article : Faut-il se différencier de la façon de faire des non-musulmans ?

Wallâhu A’lam (Dieu sait mieux).
http://www.maison-islam.com/articles/?p=120
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