LIMADA ?
LIMADA ?

La remise en liberté de Tariq Ramadan acceptée
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Forum
Partenaires
Forum gratuit



Tchat Blablaland



Partagez | 
 

 Le Conseil français du culte musulman en crise

Aller en bas 
AuteurMessage
ali



Messages : 349
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: Le Conseil français du culte musulman en crise   Mer 25 Mar - 7:01

Paris, Alger, Rabat : tirs croisés sur «l’islam de France»
24-03-2009

Par Louisa Aït Hamadouche

La France compte près de 5 millions de musulmans dont 5% sont des pratiquants réguliers. Il y aurait 1,5 million d’Algériens de nationalité ou d’origine, 1 million de Marocains, 400 000 Tunisiens, 340 000 Africains subsahariens (du Sénégal et du Mali
principalement), 313 000 Turcs, 70 000 musulmans d’Asie, sans compter les convertis et les musulmans sans papiers.
Le Conseil est le résultat de trois ans de négociations.
Une consultation initiée par le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, poursuivie par Daniel Vaillant et achevée par Nicolas Sarkozy. Le CFCM a pour mission de régler les questions suivantes :
- la construction de mosquées,- déterminer les carrés musulmans dans les cimetières,
- l’organisation des fêtes religieuses (abattage rituel...),
- nomination des aumôniers dans les hôpitaux, les prisons, les lycées et collèges,
- la formation des imams.
La crise au CFCM (Conseil français du culte musulman) s’aggrave. Les représentants de la Grande Mosquée de Paris et de celle de Lyon au bureau exécutif du CFCM ont décidé de «geler leur participation», «en raison de l’ingérence étrangère» au sein de cette instance cultuelle. Ils «constatent avec regret les dérives personnelles dans la gestion» du CFCM et «dénoncent l’accaparement de ce dernier au profit d’intérêts particuliers d’une composante majoritaire et hégémonique du CFCM».
Revenir en haut Aller en bas
ali



Messages : 349
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: Re: Le Conseil français du culte musulman en crise   Mer 25 Mar - 7:06

Divergences franco-françaises sur un «Crif musulman»
Claire Chartier écrit qu’il existe une divergence entre l’entourage du Président et la ministre des Cultes. Car, comme cité plus haut, Henri Guaino est attaché au projet de l’Union pour la Méditerranée. Or, en tant que forum de rencontre culturel, un «Crif musulman» s’inscrirait totalement dans ce projet. Boris Boillon, spécialiste de l’Algérie au Quai D’Orsay, était, lui aussi, favorable à l’idée. Malika Benlarbi compte également comme alliés diverses personnalités algériennes liées à la Grande Mosquée de Paris, tel Maître Chems Eddine Hafiz, vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), l’instance de représentation cultuelle des musulmans. Selon la haute fonctionnaire, Malika Benlarbi, «l’objectif est de regrouper autour d’un dîner des associations culturelles arabo-musulmanes. Cette initiative, liée à l’Union pour la Méditerranée [UPM], fait suite aux premières assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes qui se sont tenues à l’Assemblée nationale en octobre 2008». Au sujet du financement qatari, Malika
Benlarbi indique que le Qatar, qui avait déjà parrainé les assises d’octobre, a «spontanément proposé de financer cet événement culturel» mais qu’il s’agit d’entreprises privées qataries qui se sont proposées d’être sponsors.
En revanche, au sein même du CFCM, les personnalités hostiles sont nombreuses et influentes dans la classe politique dirigeante française. Mohammed Moussaoui s’y est opposé, affirmant craindre une «communautarisation» de l’islam. En fait, une instance parallèle au CFCM l’affaiblirait davantage, d’autant qu’il est traversé par des difficultés de fonctionnement interne et des rivalités entre Algériens et Marocains. Cet affaiblissement est redouté par le créateur du CFCM, le président Sarkozy. Il serait, lui-même, intervenu pour stopper l’initiative algérienne.
Une autre divergence est d’ordre idéologique. Comme l’explique Françoise Duthu, maître de conférences, auteur de le Maire et la Mosquée, Islam et laïcité en Île-de-France, il existe deux types de vision de la laïcité en France. Le premier correspond à l’esprit de la loi, et consiste à respecter «la liberté de culte sans distinction dans l’espace privé comme public. Il voit dans la laïcité un principe d’organisation d’un vivre ensemble». Le second s’accroche à la lettre de la loi. Ce contenu consiste dans le «bannissement du religieux de l’espace public». Cette vision, devait-elle arguer, est souvent défendue par des «personnalités hostiles à toute croyance, souvent instrumentalisées, particulièrement contre l’islam, y compris dans les milieux républicains de gauche». Françoise Duthu conclut qu’il existe bien une «exception musulmane». Le regard trop souvent négatif porté sur l’islam peut être lié au fait que cette religion s’est développée avec l’immigration d’une population pauvre issue de pays anciennement colonisés.
Le CFCM critiqué de l’intérieur
Revenir en haut Aller en bas
ali



Messages : 349
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: Re: Le Conseil français du culte musulman en crise   Mer 25 Mar - 7:07

Depuis sa création, le Conseil français du culte musulman a suscité une multitude de critiques en provenance de la communauté musulmane. Globalement, c’est son absence d’indépendance qui lui est essentiellement reproché. Indépendance vis-à-vis des pays d’origine (Algérie, Maroc et, dans une moindre mesure, la Turquie), une gestion dite néocoloniale de l’islam, une inféodation au ministère de l’Intérieur ou un manque injustifié de démocratie. C’est la raison pour laquelle beaucoup de musulmans ignorent cette institution religieuse. L’indifférence s’est, parfois, transformée en franche hostilité. Ce fut le cas à la suite de la mort de dix soldats français en Afghanistan. Le nouveau président du CFCM, Mohammed Moussaoui, a alors décidé de publier un communiqué, au nom de l’institution, pour rendre hommage aux soldats morts et à l’engagement de la France en Afghanistan. «Le CFCM se joint à l’ensemble de la nation pour rendre hommage aux soldats français morts en Afghanistan en accomplissant leur mission de paix et de protection des populations civiles», peut-on lire dans le communiqué.
A cela s’ajoute un autre facteur, celui des tensions internes au CFCM. Le Conseil est né en décembre 2002 après trois années de dures négociations sous l’égide du ministre de l’Intérieur d’alors Nicolas Sarkozy. En 2003 déjà, ce dernier avait quasiment imposé Dalil Boubakeur à la tête du CFCM, qui représente les 5 millions de musulmans français, la plus grande communauté
d’Europe. Des personnalités importantes ont, d’ailleurs, signifié leur opposition au CFCM. Citons Betoule Fekkar-Lambiotte, présidente de l’association Terre d’Europe, qui a démissionné de la consultation le 7 février 2003; Abderrahmane Dahmane, président de la Coordination des musulmans ou encore Zinédine Berrima, porte-parole de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM-93). En mai 2005, le premier aumônier musulman national des prisons est élu et Fouad Alaoui (UOIF) démissionne. Fouad Alaoui a présenté sa démission du bureau exécutif du CFCM, et a accusé le CFCM d’«être malade de son incapacité à être effectivement une instance représentative du culte musulman de France». Le second membre du bureau exécutif du CFCM et membre de l’UOIF, Mme Fatiha Ajbli, a également annoncé sa démission. Ainsi, l’UOIF gèle sa participation au CFCM. Finalement, face à ces pressions, le ministre n’a pas nommé d’aumônier général des prisons musulman. Le CFCM demande à Fouad Alaoui de revenir sur sa décision. A la même période, Dounia Bouzar démissionnait à son tour du CFCM qu’elle accuse de s’occuper plus de la forme que du fond. Elle remplaçait une autre femme, qui avait également démissionné, Betoule Fekkar-Lambiotte.
En octobre 2004, Kamel Kabtane démissionnait de son poste de trésorier du CFCM et de son poste de président du CRCM Rhône-Alpes. «Le CFCM pour lequel je me suis tant battu est en échec, aujourd’hui. Nous ne servons plus à rien ; je préfère me retirer plutôt que de jouer le pantin», avait-il justifié. Kabtane avait annoncé la suspension de sa participation au CFCM, estimant que les instances régionales n’étaient pas écoutées.
Le CFCM «échappe à sa mission d’origine, qui devait se limiter aux affaires cultuelles. De plus, ces questions sont traitées uniquement au niveau parisien, en fonction d’enjeux dans lesquels ne se reconnaissent plus les musulmans». Tous ces exemples servent juste à montrer que, si le CFCM est la structure devant défendre et promouvoir les intérêts des français musulmans, la route est encore longue. Si, au contraire, la mission inavouée du Conseil est de procurer un cadre légal permettant un meilleur contrôle des
musulmans de France, d’une part,et la mise à jour et l’aiguisement des dissensions qui traversent les différentes organisations musulmanes, d’autre part ; dans ce cas, le CFCM est effectivement efficace.
L. A. H

http://www.latribune-online.com/suplements/international/13855.html
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Conseil français du culte musulman en crise   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Conseil français du culte musulman en crise
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LIMADA ? :: sur les Activites Associatives et la Jalia Musulmanes-
Sauter vers: