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 LE ROLE DES ASSOCIATIONs

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ali



Messages : 349
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: LE ROLE DES ASSOCIATIONs   Lun 10 Nov - 9:05

Le rôle des associations dans la vie sociale et culturelle est devenu de plus en plus important tant au Nord, à l’Est qu’au Sud. De nombreuses enquêtes montrent que les gens se sentent concernés et s’impliquent dans la vie associative.

Au-delà de l’image prédominante d’un engagement en faveur « des autres » soutenue par la participation financière des adhérents, c’est bien d’un vivier de citoyenneté et de démocratie qu’il s’agit. La part que prennent de plus en plus les initiatives individuelles, regroupées en associations locales et en réseaux associatifs, dans les dynamiques et politiques sociales et culturelles est désormais incontournable. Cette participation associative traduit des modèles d’engagement et permet l’expression d’intérêts ou de revendications communes à des catégories de population.

L’intérêt croissant pour les associations se fonde sur une série d’images positives corrélées au bénévolat et à la solidarité. C’est en effet par la fonction d’entraide et de service que les gens définissent prioritairement la vie associative grâce à une gestion altruiste du « temps libre ». Celui-ci est mis au service des autres, procurant ainsi des satisfactions profondes aux militants associatifs. De cette manière, les associations entretiennent et produisent le lien social à travers le simple plaisir d’être ensemble d’abord, et d’être ensemble unis autour d’un même projet, d’un même idéal. La participation permet aux individus d’entrer en lien avec d’autres individus et de trouver dans ces rapports des bénéfices psychosociologiques notables, revalorisant la dynamique identitaire, tels que la reconnaissance sociale, l’affirmation et la réalisation de soi ou le ressourcement identitaire.

La participation associative dynamique est avant tout un acte social : participer c’est se joindre volontairement à d’autres pour atteindre des objectifs communs, résoudre des problèmes perçus comme similaires ou exprimer collectivement des opinions et des valeurs partagées.

La fonction principale de la participation associative est de servir de lien entre l’individu et l’Etat, en l’absence d’une réponse institutionnelle à un problème vécu (individuellement ou socialement) ou à des besoins partagés par un certain nombre d’individus.

Dans tous ces cas, la dynamique associative naît autour d’un projet, d’un objectif, d’une demande partagée. La mise en pratique de ce projet ou même la simple adhésion à un projet collectif représente pour les militants un apprentissage du fonctionnement de la vie collective et est souvent considérée comme un espace de socialisation préparant à l’exercice de la citoyenneté.

Source : Note d’introduction au colloque organisé conjointement par l’Université de Picardie et le Colloque International en janvier 2005
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ali



Messages : 349
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: Promouvoir l'intégration des musulmans   Lun 10 Nov - 9:18

Depuis les attentats du 11/09 à New York, de nombreux reportages de médias américains et européens ne rechignent pas à étiqueter automatiquement de « terroristes » et « extrémistes radicaux » de simples organisations ou activistes musulmans. En réalité, le terrorisme islamiste, objet de tant de craintes, ne représente qu’une part infime du terrorisme global. D’innombrables mouvements et bénévoles musulmans travaillent à surmonter cette peur en perpétuant la coexistence pacifique des religions. Sans pour autant obtenir une quelconque reconnaissance de leurs actions.
L’hétérogénéité des musulmans européens

La vague d’immigration musulmane des années 50 et 60 a engendré la création de multiples associations musulmanes, reflets de l’hétérogénéité des 12 à 15 millions de musulmans européens et des divers contextes légaux, politiques et historiques nationaux. L’islam dans la tradition sunnite majoritaire n’est pas hiérarchisé comme peut l’être le christianisme. Il ne réunit ainsi que de petits groupes de musulmans en Afrique du Nord, Turquie ou Pakistan. Rien qu’outre-Rhin, il existe environ 2000 associations musulmanes de toutes sortes (majoritairement des Turcs sunnites) et entre 600 et 1200 en Grande-Bretagne (principalement pakistanaises).

Pourtant, on estime que seulement 10 % des musulmans que compte l’Europe font partie de ces associations, concentrées dans les centres et anciennes banlieues industrielles des grandes villes. Ces organisations sont variables selon leur taille, la provenance de leurs fonds, leur enseignement et leurs activités. Des divergences qui rendent leur impact sur le paysage religieux, politique et social de l’Europe difficile à évaluer. En outre, la considération accordée par les spécialistes à l’égard de telles structures s’échelonne du qualificatif de « ghettos musulmans » à celui d’« entités intermédiaires » entre sociétés musulmanes et Etat.
L’intégration des jeunes musulmans

En dépit de cette diversité, la plupart de ces structures musulmanes ont récemment commencé à considérer l’Europe en tant que terre d’origine tout en insistant sur la priorité de l’intégration des jeunes musulmans. En tant que telle, les associations islamiques ont sans doute gagné en importance, non seulement concernant leur rôle de « représentation » des musulmans européens au niveau politique, mais surtout dans leur rôle de fournisseur de services sociaux pour les jeunes. Par ailleurs, suite aux récents attentats terroristes perpétrés par les extrémistes, des préjugés et la persistance des peurs à l’encontre des musulmans comme des non musulmans, les associations islamiques restent les principaux interlocuteurs entre l’Etat, la société et les communautés musulmanes.

Des initiatives comme le « Tag der offenen Moscheen » (journée « portes ouvertes dans les mosquées ») en Autriche, Allemagne ainsi que dans d’autres pays européens renforcent le dialogue dont a besoin l’Europe pour concilier les différents intérêt et identités au sein de nos sociétés. L’événement a lieu depuis 1997 le 3 octobre, jour même de l’unification allemande : les mosquées et lieux de cultes ouvrent leurs portent et invitent les Allemands qui ne sont pas de confession musulmane à se familiariser avec la deuxième religion européenne après le christianisme. Cette année, plus de 1000 lieux de cultes et mosquées ont accueilli près de 100 000 visiteurs.
Prendre la place des autorités

Des mesures sont aussi envisagées sur le terrain local, quand les mosquées et les salles de prières apportent des conseils, des cours ou une aide pour trouver un emploi aux familles. Ces groupes d’entre-aide locaux, souvent financés par leurs membres, sont une ressource importante pour les jeunes qui font souvent face à des discriminations sur le marché du travail ou lors de candidature de stages. Quelques villes, comme Paris, Londres, Francfort et Munich ont vu leurs associations musulmanes lancer une coopération avec les autorités municipales afin de faciliter l’assistance aux jeunes musulmans à l’école et leur transition professionnelle.

L’action de ces organisations pour faciliter l’intégration des jeunes est complétée par le travail d’associations non-musulmanes, telles que « Lichterkette » à Munich qui, concentrée sur les besoins des musulmans en coordonne cours de langues, programmes d’éducation, conseils professionnels. Des émissions et journaux alternatifs comme le Islamische Zeitung en Allemagne et le Sezame en France fournissent à leurs lecteurs, musulmans ou pas, une vision « de l’intérieur » de la communauté musulmane d’Europe, membre à part entière de la société des 25.

C’est seulement lorsque ces jeunes musulmans seront reconnus en tant qu’éléments actifs de l’avenir de l’Europe que le rôle de ces associations pourra se dissoudre dans le domaine public. D’ici là, elles sont un atout majeur et l’une des ressources clefs de l’intégration des jeunes musulmans.
http://www.cafebabel.com/pol/article/15087/promouvoir-lintegration-des-musulmans.html
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