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 TEMOIGNAGE DE JEUNES MUSULMANS EUROPEENS

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ali



Messages : 323
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: TEMOIGNAGE DE JEUNES MUSULMANS EUROPEENS   Sam 20 Sep - 5:42

Les entretiens font apparaître que nombre de musulmans reconnaissent qu'ils
doivent s'engager davantage dans la société au sens large, surmonter les obstacles et
les difficultés et prendre une plus large responsabilité en ce qui concerne
l'intégration. Les répondants soulignent en particulier la nécessité de mettre fin au
repli sur soi communautaire et, à cet égard, plusieurs personnes interrogées ont
insisté sur l'intérêt de réorienter le discours islamique afin qu’il mette davantage
l'accent sur l'intégration, l'engagement et la participation au sein de la société au
sens large. Selon elles, il est crucial pour l’approfondissement de l’intégration que
la communauté se tourne davantage vers l'extérieur.

Plusieurs personnes interrogées reconnaissent qu'un des défis cruciaux pour les
mosquées à l’heure actuelle consiste à se montrer plus ouvertes et plus accessibles
aux femmes et plus proches de l'expérience de vie des deuxième et troisième
générations de musulmans européens. Les personnes interrogées reconnaissent que
les organisations musulmanes doivent améliorer la qualité de leur contribution aux
débats qui sous-tendent l'élaboration des politiques. Selon eux, les musulmans
s'engagent de plus en plus dans la politique en se présentant aux élections locales et
nationales.


Le point de vue des jeunes sur les organisations religieuses


De nombreux jeunes musulmans sont indifférents aux organisations religieuses
musulmanes, en particulier les jeunes d'origine turque qui suivent un Islam plus
laïc. Les autres qui pensent que ces organisations sont importantes dans leur vie ont
néanmoins émis de nombreuses critiques, par exemple en disant que les mosquées
ne sont généralement pas en mesure de répondre aux besoins ou aux préoccupations
des jeunes musulmans :

«Je ne pense pas que les mosquées fassent ce qu'il faut pour l'instant. Si
vous allez à la mosquée ici… tous les prêcheurs parlent de vieilles histoires
ou de ce qui s'est passé du temps du Prophète. Ils ne parlent jamais des
problèmes actuels, des difficultés que les jeunes rencontrent et des
dilemmes qui se posent à eux, de ce qu'ils voient quand ils sortent de la
communauté. Un autre problème, selon moi, est que les imams, qui jouent
un rôle central dans la mosquée pour l'instant, ne sont pas éduqués en
Hollande. Ils viennent généralement de Turquie ou du Maroc et ne
connaissent pas vraiment la situation aux Pays-Bas... Ils ne parviennent
pas à avoir des contacts avec les gens d'ici.» (Jeune homme, Pays-Bas)

En Allemagne, il a été constaté que les jeunes musulmans ne veulent pas aller à la
mosquée et que les mosquées n'ont pas de programme pour les jeunes. Au
Royaume-Uni également, l'une des personnes interrogées a déclaré :


«Je ne pense pas que les jeunes s'attendent à ce que les mosquées règlent
leurs problèmes. Compte tenu de la manière dont elles fonctionnent, les
gens les considèrent simplement comme des lieux où l’on se rend pour prier
et dont on repart immédiatement, ce qui n'est pas ce que les mosquées sont
censées être dans notre communauté... Je pense donc qu'elles ne
remplissent pas leur rôle, parce qu'elles ne devraient pas se limiter à un
lieu de prière mais être le noyau de la communauté. Les mosquées prêchent
les convertis, les gens qui sont déjà religieux et pratiquants et fréquentent
la mosquée. Mais les autres se débinent. Notamment parce qu'on attend
d'eux qu'ils soient ce qu'ils ne sont pas, ou qu’ils ne s'habillent pas d'une
certaine façon, ils ne se sentent pas vraiment les bienvenus.» (Jeune femme,
Royaume-Uni)


D'aucuns considèrent que les méthodes traditionnelles d'enseignement des
mosquées constituent un problème particulier :

«Selon moi, les mosquées où j'ai grandi ne répondaient pas vraiment aux
besoins des jeunes… L'éducation qu'elles dispensaient reposait davantage
sur la mémorisation et l'explication de ce qu'est l'Islam plutôt que sur la
compréhension de l'Islam et sa présentation de manière adéquate aux
jeunes musulmans. Les moyens éducatifs qu'elles utilisaient n'étaient pas
modernes. Les méthodes et les moyens étaient rapportés du pays… Les
imams ne connaissaient pas la situation des jeunes en Allemagne.» (Jeune
homme, Allemagne)
«En gros, ils véhiculent une interprétation réellement horrible, restrictive,
culturelle et patriarcale qui te dégoûte. Si je n'avais pas découvert l'Islam
par moi-même, je ne pense pas que je serais musulmane aujourd'hui…»
(Jeune femme, Royaume-Uni)


La langue parlée dans les mosquées a été pointée par la plupart des groupes comme
un élément crucial. Comme le déclare une personne interrogée de nationalité
allemande, en Allemagne, les mosquées utilisent, par exemple, le turc, l'arabe ou le
bosniaque, mais les jeunes ne parlent pas très bien ces langues. Dans les groupes de
discussion, les jeunes musulmans estimaient que les mosquées devaient faire
davantage d'efforts pour communiquer avec eux :

«Les mosquées n'ont pas grand-chose à offrir aux jeunes, des petites choses
comme des activités sportives ou des tables de billard… La génération
d'avant y est opposée… ils considèrent que cela ne fait pas partie des
activités que la mosquée devrait proposer. Ils ont une perception différente
de ce qu'une mosquée doit être. Pour eux, il s'agit plutôt de s'asseoir devant
l'imam et de l'écouter. Il n'existe que ce type d'éducation, ce qui exclut toute
activité sociale ou autre façon d'occuper son temps libre. Ils ont une vision
démodée de l'enseignement de la religion.» (Jeune homme, Allemagne)


«Je continue à croire qu'elle [la mosquée] est un peu isolée de la
communauté au sens large et qu'il y a un manque de compréhension… mais
les jeunes entrent désormais dans les comités et ils facilitent cet
engagement plus large auprès de la communauté.» (Jeune femme,
Royaume-Uni)
Une autre personne interrogée, établie au Royaume-Uni, considère que bien que les
jeunes commencent à participer à la vie des mosquées, celles-ci ne s'occupent pas
de tous les jeunes musulmans :

« … les livres qu'ils lisent traitent de l’Islam et de rien d'autre. Les autres
jeunes musulmans, qui font leurs cinq prières quotidiennes, mais dont le
mode de vie n'est pas aussi imprégné par l'Islam, ont le sentiment d'être
laissés à l’écart.» (Jeune femme, Royaume-Uni)


Le contrôle et la direction des mosquées suscitent une forte tension. L'ancienne
génération est toujours responsable de la mosquée et les participants aux groupes de
discussion estiment qu'il importe d’encourager et de faciliter davantage la
participation des jeunes :

«Les fondateurs de la mosquée… sont des personnes de la première
génération, qui ont peut-être 55, voire 60-65 ans… Ils n'ont pas donné
l'occasion aux jeunes d'entrer au conseil. Ils ne comprennent donc pas très
bien tout ce qui se passe aujourd'hui aux Pays-Bas et en Europe. Ils
regardent toujours la télé, les nouvelles et ce qui se passe dans leur propre
pays… Je pense qu'il serait bon qu'ils donnent aux plus jeunes, disons aux
20-25 ans ou même aux gens de 30 ans, qui parlent bien le néerlandais,
l'occasion d'entrer dans les conseils des mosquées afin que la
communication avec la jeune génération s'améliore dans la mosquée. C'est
une grande question en ce moment.» (Jeune homme, Pays-Bas)


Il existe également des exemples de mosquées qui ont réussi à communiquer avec
les jeunes et qui leur ont fait découvrir l'Islam dans une perspective intéressant leur
vie dans l'Union européenne aujourd'hui :

«Dans notre ville, la mosquée internationale a acheté une maison des
jeunes. Celle-ci accueille de nombreux jeunes gens qui peuvent venir
communiquer entre eux et apprendre les uns des autres. C'est l'un des très
rares exemples positifs.» (Jeune femme, Allemagne)


Une autre personne interrogée originaire de France a réagi de manière positive par
rapport au rôle de la mosquée aujourd'hui :

«Nous en voyons l'effet dans chaque quartier aujourd'hui. Le français est
de plus en plus utilisé dans les mosquées et les autorités publiques
commencent à reconnaître le rôle important que jouent les institutions
musulmanes. Au cours des récentes émeutes, de nombreuses associations
musulmanes ont lancé des appels au calme. Je pense qu'un excellent travail
est réalisé.» (Jeune femme, France)
«J'ai grandi dans une communauté musulmane du Bangladesh très soudée,
qui est assez patriarcale, culturelle et traditionnelle. Les mosquées étaient
un refuge sûr, même pour les jeunes musulmanes et pour les mères. Les
imams que nous avions étaient assez bons et ils nous comprenaient très
bien.» (Jeune femme, Royaume-Uni)

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ali



Messages : 323
Date d'inscription : 07/07/2008

MessageSujet: Re: TEMOIGNAGE DE JEUNES MUSULMANS EUROPEENS   Sam 20 Sep - 5:48

(SUITE)

Les personnes interrogées font état de changements considérables dans la direction
des mosquées :

«C'est un changement de génération. Les gens qui ont été élevés ici
prennent aujourd'hui la direction ou occupent les postes supérieurs dans
les institutions et ils savent ce qui se passe, à la différence de leurs parents
ou des fondateurs des institutions.» (Jeune homme, Allemagne)
«Si vous regardez les mosquées, il y a une vingtaine d'années, il n'y avait
pas de place pour les femmes, elles n'étaient pas découragées, mais il n'y
avait pas d'installations pour les femmes. Les choses changent, c'est plus
dynamique, plus innovant, les jeunes sont plus impliqués. Les jeunes
entrent dans les comités.» (Jeune femme, Royaume-Uni)


Dans les groupes de discussion, des jeunes musulmans ont été interrogés sur ce
qu'ils considéraient être les problèmes majeurs que rencontrent les jeunes
musulmans et auxquels les mosquées ne répondaient pas. Parmi les problèmes
identifiés figuraient les échanges et les activités de tous les jours, les relations, la
sexualité, la criminalité et la drogue. Les jeunes interrogés en provenance des
Pays-Bas ont soulevé des questions sur leurs rapports avec la population
néerlandaise, au travail ou à l'école :

«Quand vous êtes une femme active, par exemple, différentes questions se
posent sur la manière de parler avec les hommes ou de se comporter avec
les hommes et les femmes et de participer à des fêtes, au bureau ou lors
d’un dîner. Si vous demandez cela à un imam, parce que la tradition veut
que la femme ne travaille pas, il n'aura pas de réponse à ce genre de
question.» (Jeune homme, Pays-Bas)


L'une des personnes interrogées a indiqué que, de ce fait :

«Vous devez trouvervous-même les réponses et traverser de nombreux conflits, des conflits extérieurs
avec les gens autour de vous et des conflits intérieurs» :
«Je crois que les imams ne sont pas capables d'apporter les bonnes
réponses. Ils se défendent donc en disant : "Non, selon notre tradition et
notre culture, tu ne dois même pas penser à aller à un dîner ou à une
soirée". Mais ils ne comprennent pas que si tu ne le fais pas, tu vas te
retrouver seul, tu vas être celui qui ne rejoint pas le groupe, donc tu
n'entreras jamais dans ce groupe» (Jeune homme, Pays-Bas)


D'autres personnes interrogées en provenance des Pays-Bas et du Royaume-Uni
pensent qu'il existe toute une série de problèmes qui ne peuvent pas être débattus à
la mosquée :




«Être amoureux, la sexualité, sont des thèmes qui posent vraiment
problème. Vous ne pouvez pas en parler, quelle que soit la façon dont vous
abordez la question, parce qu'on ne discute pas de ces choses-là. Or, ce
sont des questions très importantes pour les jeunes.» (Jeune homme,
Pays-Bas)


d'organisations faîtières. Les jeunes musulmans des groupes de discussion
d'Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni étaient généralement d'avis que les
organisations faîtières des musulmans n'avaient pas de contact avec les jeunes ou ne
représentaient pas leur point de vue :

«Les jeunes musulmans ne se sentent pas représentés. Ces organisations
représentatives ne sont qu'une représentation pour le public, mais je crois
que les jeunes ont le sentiment que ce sont des coquilles vides. Il ne s’agit
que d’un masque.» (Jeune homme, Allemagne)
«Je crois qu'il est assez injuste de prétendre que les leaders devraient
représenter l'ensemble de la communauté musulmane ou les jeunes
musulmans. C'est assez difficile parce que nous sommes tous tellement
différents. Notre point commun est notre religion, mais pour le reste, nous
sommes complètement différents.» (Jeune femme, Royaume-Uni)


Au sein du groupe de discussion allemand, des critiques ont été formulées à
l'encontre des divisions entre les organisations faîtières, qui manquent d'unité. Au
Royaume-Uni, les participants au groupe de discussion avaient des avis très
partagés sur la mesure dans laquelle les organisations de coordination pouvaient ou
devaient tenter de représenter la communauté musulmane et les jeunes :

«Il y a le MCB [Muslim Council of Britain - Conseil des musulmans de
Grande-Bretagne)], qui est partout, mais je ne sais pas, je les vois
simplement comme un club d'hommes.» (Jeune femme, Royaume-Uni)

«Je pense que c'est une mauvaise représentation du MCB. Il semble qu’ils
sont tous Asiatiques, mais le MCB rassemble des gens très différents. Il est
en fait assez intéressant de les voir. Nous attendons du MCB qu’il se
prononce sur tout et parle pour tout le monde. En fait, je pense que ce
qu'ils font, c'est qu'ils prennent certains problèmes et questions majeurs qui
touchent la communauté musulmane, et se prononcent dans une certaine
mesure sur ces questions, comme la lutte contre le terrorisme ou la guerre
en Irak, etc. Nous ne voyons pas le travail qu'ils accomplissent… Je crois
qu’ils pourraient faire plus et fournir un meilleur travail... En fait, j'en suis
arrivée à me poser des questions sur leurs leaders et sur le fait qu'ils
parlent pour nous tous, mais je ne pense pas que ce soit le cas et je ne
pense pas qu'ils prétendent réellement le faire.» (Jeune femme,
Royaume-Uni)





Une autre Britannique avait le même sentiment au sujet du Muslim Council of
Britain :

«Parfois, ils se sont présentés comme l'instance représentative des
musulmans. Lorsqu'ils font défaut, tout le monde se déchaîne contre eux.
Mais je crois que, étant donné ce qu'ils sont, à savoir un groupe
d'Asiatiques issus de la classe moyenne, ils font du bon travail. Vous ne
pouvez pas vous attendre à ce qu'ils soient dynamiques et représentent le
point de vue des jeunes parce qu'ils ne sont pas jeunes.» (Jeune femme,
Royaume-Uni)

Un autre répondant a laissé entendre que, aux Pays-Bas, les organisations faîtières
sont traitées différemment :

«Je pense que la situation est nettement meilleure au Royaume-Uni qu'ici
aux Pays-Bas. Elles (les organisations faîtières musulmanes) sont
réellement reconnues par le gouvernement. Ici, elles sont reconnues, mais
elles ne sont pas considérées comme un acteur dans la communauté.»
(Jeune femme, Pays-Bas)


Il a également été signalé que de nombreuses organisations n'ont commencé à
s'engager auprès des jeunes musulmans nés en Europe que récemment :

«Pendant longtemps, elles étaient simplement liées à des organisations ou
à des mouvements du pays d'origine. Elles ont aujourd'hui compris que leur
travail concerne des sociétés européennes et que leur centre d'intérêt
principal est en Europe, qu'elles vont rester ici longtemps et qu'elles
doivent investir des ressources et du travail en Europe et ne pas se centrer
sur ce qui se passe dans leur pays d'origine… Le processus est toujours en
cours, ce qui est un progrès pour les musulmans d'Europe. Nous avons
encore beaucoup de chemin à parcourir.» (Jeune homme, Allemagne)

En France, aux dires des personnes interrogées, les organisations faîtières
commencent à être reconnues :

«Je pense que les musulmans se sentent davantage représentés ces
dernières années qu'ils ne l'ont été dans le passé et, en particulier, par le
Conseil français du culte musulman (CFCM), créé voici quatre ans. Le
CFCM joue un rôle important pour donner de la visibilité et faire accepter
l'Islam en France… Mais pour l'instant, il ne représente pas toute la
communauté musulmane, essentiellement parce qu'il n'est pas encore très
connu.» (Jeune homme, France)







Les musulmans ne se sentent pas représentés par le CFCM

Les entretiens


Nous diffusons aujourd’hui sur OummaTV le second volet de l’entretien avec Sadek Sellam qui est un des meilleurs spécialistes de l’islam en France. Selon Sadek Sellam, le CFCM s’est transformé en un tremplin pour la promotion de certains acteurs religieux utilisant la religion comme moyen d’ascension sociale. Le CFCM est devenu ainsi le fief des « zaimillions » (chefaillons) diminutif de zaïm (grand chef).Télécharg

http://oummatv.tv/Les-musulmans-ne-se-sentent-pas
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ali



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MessageSujet: Re: TEMOIGNAGE DE JEUNES MUSULMANS EUROPEENS   Mer 3 Déc - 8:07

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