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 La mosquée Hassan II en péril par la force d'Allah

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hud



Messages : 287
Date d'inscription : 18/08/2008

MessageSujet: La mosquée Hassan II en péril par la force d'Allah   Jeu 18 Sep - 11:53



Le plus beau monument religieux du Maroc va-t-il s’écrouler ?



Réceptionnée en 1992, la mosquée perdait sa garantie en 2002. Bouygues a demandé l’interruption de la prescription, puisque les dix années ont été bouclées. Pourtant il n’existe pas de document officiel attestant de cette réception.

Enquête de Abdellatif El Azizi




• Un beau monument exposé aux forces de la nature.



Stupeur, émoi, scandale! La Mosquée Hassan II en danger? Le géant aux pieds d’argile menace de s’écrouler et la seule réaction officielle se résume à un communiqué conjoint de la wilaya et l'agence urbaine de Casablanca précisant que “les usures observées sur les infrastructures de base de la mosquée ne concernent qu'une partie de l'esplanade surplombant la mer”.
Mais sur les véritables questions d’importance, jusqu'à présent, c’est le silence radio.
Quelle est la cause réelle du danger? Quelle est l’urgence de la prise en charge, les mesures prises ou à prendre? La nature des dégâts? Sur les risques que font courir à l’édifice des piliers fissurés, des panneaux de coffrage qui se sont détachés et l’acier qui a éclaté?

Dégradation

Benchekroun Ali, le PDG de Bymaro, la filiale de Bouygues qui a construit la mosquée, nous a pratiquement tenu le même discours que celui de la Wilaya, tentant de minimiser l’ampleur des dégâts: «Concernant les dommages dont vous parlez, il s’agit d’un problème relatif à une dalle-pompier, c’est une partie de l’esplanade qui a subi un décollement de béton. Ce n’est pas l’ensemble de la Mosquée qui est touché, l’esplanade a été fermée au public et nous sommes en train de confectionner un rapport sur la question en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et l’Agence Urbaine de Casablanca». C’est là un démenti très confirmatif qui montre qu’il y a bien péril en la demeure.
L’affaire remonte à l’été 1999. À l’époque déjà, l’information avait circulé annonçant de probables fissures dans l’édifice, voire une vraie dégradation des fondations.
Le directeur de l’Agence Urbaine de Casablanca est mis au parfum par les employés chargés de la gestion de la Mosquée, une gestion instituée par le dahir de 1993. C’est la Communauté Urbaine du Grand Casablanca qui débourse chaque année une enveloppe de 30 millions de dhs à l’Agence Urbaine pour l’entretien et la maintenance de la Mosquée.
Pour le maître d’oeuvre Bouygues Matra, régulièrement épaulé par les expertises du Laboratoire Public d’Etudes et Essais (LPEE), il s’agit de faire le service minimum en attendant d’être définitivement débarrassé de la responsabilité des éventuels détériorations de la Mosquée.
Bouygues établit ses contrôles, un simple travail de routine en attendant le délai de grâce de dix ans qui mettrait fin à la responsabilité du constructeur. Un délai durant lequel Bouygues était lui même couvert contre d’éventuels dégâts par les quatre principales assurances de la place, à savoir RMA, AXA, Sanad et Al Watanya.
Réceptionnée en 1992, la mosquée ne devait donc plus être garantie au delà de 2002. Mais a-t-elle été dûment récepetionnée? Il paraîtrait qu’il n’existe pas de document officiel attestant de cette réception. Toujours est-il que Bouygues a demandé l’interruption de la prescription puisque les dix années ont été bouclées.


Comble de malchance pour Bouygues, en 2001 les fissures et les dégâts se sont aggravés et par conséquent ils sont devenus flagrants. Pas besoin d’être un expert pour constater qu’une intervention d’urgence s’impose. L’entreprise Bouygues fait alors appel à ses assureurs pour débloquer une enveloppe de quelque 50 millions de dhs.

Investigations

Et ce, pour parer au plus pressé, colmater les brèches visibles et faire les retouches nécessaires. Les assureurs acceptent, dans un premier temps, de payer. Mais très vite, ils font volte face. Car des indiscrétions ont révélé que les dégâts qui ont affecté la mosquée étaient beaucoup plus importants qu’on a bien voulu le faire croire.
Du coup, les assureurs commandent un rapport dressant l'état des lieux, établissant la nature des travaux à réaliser en vue de raccommoder les failles. Mais auparavant, il fallait déterminer les causes de cette dégradation. Et c’est-là le hic.
Saisi par le constructeur Bouyges, le président du tribunal de commerce de Casablanca désigne un expert, le 12 avril 2002. C’est Ahmed Hakimi, l’ex patron du LPEE reconverti dans l’expertise en bâtiment, qui est désormais chargé du dossier.


M. Hakimi est un expert confirmé et reconnu. Après trois mois d’investigations et d’explorations en surface et sous marines, M. Hakimi a établi un rapport volumineux de quelques deux cents pages qu’il a remis au président du tribunal de commerce de Casablanca.
L'état du bâtiment, tel qu'il est décrit dans le rapport de M. Hakimi, serait en effet alarmant. L’ex directeur du LPEE décrit l’état de l’édifice avec les conséquences des assauts corrosifs qu’il a subis. Il évoque aussi l’esplanade qui perd son béton et n’omet pas de signaler les brèches dans les piliers.
Ampleur
M. Hakimi se garde cependant d’emettre dans son rapport une quelconque conclusion définitive quant aux causes des dégradations constatées. Il a tout de même demandé un délai supplémentaire de quelques mois pour refaire les plongées nécessaires et s’assurer des dangers réels qui guettent la mosquée. Le tribunal l’a autorisé à poursuivre ses recherches.
La première hypothèse qui vient à l’esprit est la suivante: la dégradation parfaitement visible des piliers et des caissons de coffrage serait due aux effets conjugués des intempéries et de la force de la houle. Autrement dit, les dégâts subis par la mosquée Hassan II seraient l’oeuvre irrésistible de dame nature.
Si c’est le cas les assurances s’en trouveraient du coup dégagées de toutes responsabilités. Car le contrat de garantie sur dix ans ne prévoit pas d’indemnisations pour causes naturelles. Bouygues serait ainsi tenu par son engagement de constructeur à couvrir toutes les dépenses de restauration, quellesqu’en soient l’évaluation et le coût qui pourrait s’élever à des milliards de Dh. On comprend alors pourquoi Bouygues s’acharne à contester préalablement toute conclusion incriminant les effets de la nature.
Même si, le 19 juillet, Bouygues se voit accorder par le tribunal l’autorisation de faire quelques «travaux urgents concernant la sécurité des personnes», les assureurs, eux, prennent un plaisir compréhensible à rendre encore plus complexe le problème, en voulant aller jusqu’au bout dans la défense de leurs intérêts. En effet, sous la houlette de la RMA, les assureurs demandent au tribunal de commerce de désigner un autre expert pour confectionner une contre expertise judiciaire. Cette fois-ci, le président du tribunal de commerce va désigner Hamou Moussaoui, un ingénieur qui a fait sa carrière dans les TP avant d’ouvrir son cabinet d’expertise.
Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes en expertise maritime, Moussaoui se met au travail, n’hésitant pas lui aussi à endosser son équipement de plongée sous-marine pour constater de visu l’état des piliers et des fondations. Le travail est minutieux. Devant l’ampleur de la tâche, l’expert prend tout son temps.
Une application qui irrite outre mesures le patron de Bymaro, M. Benchekroune. Au point que lors d’une rencontre, les deux hommes en sont même venus aux mains.
L’expert par qui le scandale est arrivé est alors récusé par Bouygues. Une demande en référé a été déposée dans ce sens par le constructeur de la Mosquée Hassan II auprès du président du tribunal de commerce de Casablanca qui devrait se prononcer incessamment.

Contraintes

Devant l’évolution de la situation et face à l’intransigeance des assurances, Bouygues engage l’un des meilleurs cabinets d’avocats de Casablanca, Hamid Andaloussi. Celui-ci est chargé d’une double tâche, invalider l’expertise de Moussaoui en demandant notamment le remplacement de celui-ci par un autre expert, et mobiliser les arguments nécessaires pour convaincre les assureurs de passer à la caisse. Voire...
Car le rapport de Moussaoui, qui n’a pas encore été remis au juge, serait sans appel. Les piliers, surtout ceux situés sur le front de mer et qui soutiennent les fondations, présentent une corrosion importante. Les pieds de ces piliers sont particulièrement atteints.
Les fissures et les lézardes qui couvrent les murs souterrains achèvent, quant à elles, de donner à l'ensemble une allure de navire en perdition.
Quand on sait que les parties métalliques de l'ouvrage et les millions de mètres cubes de béton pèsent plusieurs centaines de milliers de tonnes, il n'est pas difficile d'imaginer les conséquences d'un tel déséquilibre, aussi infime puisse-t-il paraître. Le savoir-faire du constructeur français Bouygues est certes légendaire. Pourtant, dans ce cas d’espèce, il aurait été dépassé par le caractère extrêmement complexe de l’ouvrage. C’est que les contraintes imposées par le gigantisme du chantier, baptisé «Chantier des records technologiques» sont telles que les travaux n’ont pas permis d'optimiser, d'évaluer et d'adapter de manière très précise les technologies du bâtiment et du génie civil à des exigences tout à fait exceptionnelles.

Facture

Malgré la mise au point d'un béton spécial B.H.P (Béton à Haute Performance), capable d'absorber, de plus, les effets conjugués du vent et de la sismicité, les effets de la houle en l’absence d’une digue spéciale sont tellement puissants que la pression de 1200 bars au cm2 s’avère aujourd’hui difficilement supportable pour les piliers qui soutiennent l’édifice.
Pour l’expert Hamou Moussaoui, il est absolument nécessaire de construire une digue pour ralentir l’effet de la houle. Rappelons que la construction de cette digue par Bouygues était prévue dans le cahier de charges initial .
Deux options sont désormais envisageables: soit refaire carrément les caissons en mettant plus de béton spécial que d’acier; soit carrément -ce qui est impensable- reconstruire la Mosquée sur une plate forme en béton. Ce qui signifie que le monument ne flottera plus sur les eaux de l’Atlantique, comme l’a ardemment voulu feu Hassan II. Indéniablement, la facture sera fortement salée.
Aujourd’hui, malgré tous ces déboires, la mosquée est considérée comme un patrimoine de tous les Marocains.
La question que se pose le quidam de la rue maintenant est la suivante : si Bouygues a floué les Marocains, qui paiera alors l’addition?


Comme suite aux informations alarmistes parues dans la presse à propos “des menaces d’effondrement de la Mosquée Hassan II”, la Wilaya du Grand Casablanca et l’Agence Urbaine de Casablanca, après une nouvelle visite du site, effectuée par le Wali et le Gouverneur, Directeur de l’Agence Urbaine, apportent les précisions utiles suivantes : Les usures observées sur les infrastructures de base de la Mosquée ne concernent qu’une partie de l’esplanade surplombant la mer. Les piliers, construits en béton plein, et supportant le bâtiment principal de la Mosquée, n’ont subi aucune altération et sont intacts et résistants.
Ces désordres paraissent normaux et typiques de toutes les constructions soumises aux agressions physico-chimiques du milieu marin et font l’objet d’une maintenance appropriée et permanente que subit habituellement ce genre d’ouvrage dans une pareille ambiance.
Ces travaux, déjà exécutés sur le tiers des ouvrages par le constructeur de la Mosquée, doivent reprendre incessamment et se poursuivre dans l’avenir.
Pour assurer davantage de sécurité, prévenir tout risque imprévu, il sera procédé à une auscultation par un bureau d’études hautement spécialisé de l’ensemble de l’ouvrage, l’objectif de cet examen est, aussi bien de confirmer la méthode de maintenance en cours, que d’envisager des solutions complémentaires, si le besoin d’en ressent.
De même, les aspects juridiques concernant les responsabilités respectives du constructeur et des autres parties intervenantes dans cette affaire seront approfondis par de nouvelles consultations.

L 'ISLAM Où LA FOLIE DES GRANDEURS?



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Dernière édition par hud le Jeu 18 Sep - 12:08, édité 3 fois
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hud



Messages : 287
Date d'inscription : 18/08/2008

MessageSujet: LA MOSQUEE DES MAROCAINS   Jeu 18 Sep - 12:03

Le marché du siècle



Depuis sa construction en 1993, la Mosquée Hassan II a connu les fortunes les plus diverses. La construction a commencé en juillet 1986. La réception de l’ouvrage en 1992 et l'inauguration a eu lieu le 30 août 1993. La mosquée se trouve au bord de la mer et couvre une surface d'environ neuf hectares. Les Sept travaux d’hercule ont pris sept ans de travail pour bâtir la plus grande mosquée du monde. Une équipe d'architectes et d'ingénieurs dirigée par Michel Pinseau l’architecte du Roi comme il se plaisait à se faire appeler était quotidiennement sur le chantier. Ce qui a coûté 300.000 m3 de ciment, 40.000 tonnes d'acier, 65.000 tonnes de marbre et 40.000 m2 d'ornements en bois de cèdre. Pour l'édification du bâtiment contenant la salle de prières, le Minaret et la Madrassa, 8 grues de 220t au mètre carré et 12 grues mobiles furent installées.
La réalisation de l'ensemble de l'ouvrage a nécessité l’apport de 15.000 ouvriers et artisans représentant 50 millions d'heures de travail. La salle des prières, d'une surface de 20.000m2, est composée de trois nefs. Le parvis peut accueillir 80.000 fidèles et la salle des prières 25.000.

Racket

Cette dernière est surmontée d'une toiture mobile de 3.400m2 et de 1.100t pouvant se déplacer en 5 minutes. La couverture de la toiture a nécessité la pose de 300.000 tuiles en fonte d'aluminium imitant la tuile en terre cuite vernissée traditionnelle mais quatre fois plus légère. Des artisans de tout le Royaume ont contribué à couvrir plus de 53.000m2 de bois sculpté et peint plus de 10.000m2 de zellij représentant 80 motifs originaux. Le plâtre sculpté et peint a été travaillé sur place par des centaines d'artistes sur plus de 67.000m2.
Les coupoles en bois sont suspendues à la structure en béton armé. La mosquée est ornée de 124 fontaines et vasques en marbre ouvragé. C’est dire combien l’édifice est imposant. D’autant plus imposant qu’il a été construit à la sueur du front de tous les Marocains sans exception. Le coût de l'entreprise de plus quelques milliards de dhs fut en grande partie supporté par une souscription nationale obligatoire.Malgre tou il n 'a pas eu pour nom : LA MOSQUEE DES MAROCAINS.
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