LIMADA ?
LIMADA ?


 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Forum
Partenaires
Forum gratuit



Tchat Blablaland



Partagez | 
 

 Communautarisme à l’école : l’enquête du Figaro ressemble à un canular

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
tijanni



Messages : 45
Date d'inscription : 03/10/2013

MessageSujet: Communautarisme à l’école : l’enquête du Figaro ressemble à un canular   Jeu 24 Avr - 5:22

http://www.saphirnews.com/Communautarisme-a-l-ecole-l-enquete-du-Figaro-ressemble-a-un-canular_a18751.html



Communautarisme à l’école : l’enquête du Figaro ressemble à un canular
Rédigé par Bernard Girard | Lundi 21 Avril 2014




Communautarisme à l’école : l’enquête du Figaro ressemble à un canular
La ficelle est toujours aussi grosse mais tant que l’opinion publique ne s’en lasse pas, pourquoi s’en priver ? Le Figaro en rajoute une couche sur « le communautarisme musulman (qui) défie l’école ».

Se basant sur une enquête de police confidentielle – tellement confidentielle qu’on n’en trouve la trace nulle part –, le quotidien entretient avec obstination la grande frayeur de son lectorat. Le procédé est classique : aucune information sérieuse ni vérifiable, avec en prime des montages photos qui feraient ricaner dans n’importe quelle école de journalisme.

Le « front bleu » à force de prier
La note de police porte sur 70 faits divers, à propos desquels le journaliste extrapole sans état d’âme sur quelque 65 000 établissements scolaires et leurs 12 millions d’élèves. Il faut croire cependant que la chose est grave : devant la façade d’un établissement non identifié, trois femmes entièrement voilées personnifient la menace identitaire.

Le document révèle « un état des lieux édifiant », des faits qualifiés de « surréalistes ». Qu’on en juge un peu :
•des élèves priant avec une telle ferveur, qu’ils en ont « le front bleu » ;
•des jeunes filles qui n’acceptent pas de se maquiller dans un CAP d’esthétique – car c’est bien connu, il n’y a d’esthétique que dans le maquillage ;
•un absentéisme « frisant les 90 % lors des grandes fêtes religieuses » (en comparaison, combien de familles catholiques envoient leurs rejetons à l’école le jour de Noël ou de Pâques ?) ;
•mais surtout, comble de l’insolence, le refus de certains élèves de consommer de l’alcool pendant les « cours d’œnologie » (sic). On savait bien que le lobby de l’alcool avait toujours un droit de regard sur l’école, mais de là à penser que l’œnologie était une matière scolaire à part entière, voilà effectivement quelque chose de « surréaliste »…

Tout à sa pensée purificatrice, Le Figaro a même déniché dans des salles de classe des élèves « dissimulant leur djellaba dans leur pantalon ».

Et pour faire plus réaliste, Christophe Cornevin, grâce à qui ce scandale est enfin dénoncé, a cru bon illustrer son papier non pas par des photos prises à l’intérieur des établissements – images qu’il aurait eu bien du mal à dénicher –, mais par une « infographie Le Figaro ». En réalité, un montage de dessins exposant aux yeux des lecteurs effarouchés hijab, niqab, qamis et autres jilbab... Autant d’incontournables de la mode lycéenne d’aujourd’hui.

L’école menacée par le refus du maquillage
Voilà donc les manifestations les plus marquantes de ce « repli identitaire », qui, pour Le Figaro, « inquiète la police » et menace la République. La République et son école menacées par le hijab et le niqab, le refus de l’alcool ou le maquillage ?

Ou plutôt par tous ces petits trucages et ces gros mensonges complaisamment relayés par une large partie de la presse qui (comme c’est le cas avec ces articles), relèvent davantage du canular que de l’information mais qui, repris bien inconsidérément par des politiciens de droite comme de gauche, instillent peurs et fantasmes dans les esprits.

Pour contrer la visibilité de l’islam dans la société et à l’école, le choix facile qui a été retenu toutes ces dernières années, au nom d’une laïcité galvaudée, débouche sur une impasse.

Avec du recul, on ne voit pas pourquoi la stigmatisation – en germe par exemple dans l’interdiction du foulard en milieu scolaire ou encore l’exclusion humiliante des sorties scolaires de mères de familles voilées – serait préférable à un accommodement avec des pratiques ou des revendications qui n’ont rien d’exorbitantes, comme la légalisation des grandes fêtes religieuses juives ou musulmanes, plutôt que des seules chrétiennes. Une option qui, faut-il le rappeler, était préconisée il y a plus de dix ans par la commission Stasi avant d’être défendue par des politiques – Eva Joly entre autres – plus avisés et plus tolérants que la moyenne.

Une évidence difficile à assimiler on dirait
Plus fondamentalement, plutôt que de se complaire dans une posture de forteresse assiégée tout en cherchant à y enfermer l’école avec elle, la République serait mieux inspirée de s’interroger sur ses propres dysfonctionnements.

Si des élèves constamment montrés du doigt par des polémiques malsaines peuvent éprouver, pour quelques-uns d’entre eux, le besoin de se référer à d’autres valeurs qu’à celles de l’école, c’est d’abord dans l’organisation et les fondements d’un système éducatif qui ne leur permet pas de s’y reconnaître – et encore moins d’y réussir – qu’il faut en chercher la raison. Bien davantage, me semble-t-il, que dans une très improbable incompatibilité entre une religion et le monde moderne.

L’éducation reste avant tout une question sociale, une évidence que le quotidien de Dassault – et beaucoup d’autres avec lui – a visiblement du mal à assimiler.

Bernard Girard est enseignant et tient le blog Journal d'école. Première parution le 14 avril sur le blog Rue 89 Journal d'un prof d'histoire.
Revenir en haut Aller en bas
tijanni



Messages : 45
Date d'inscription : 03/10/2013

MessageSujet: L'islam et les médias : cet acharnement sans gêne   Jeu 24 Avr - 5:37

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/690696-l-islam-et-les-medias-cet-acharnement-sans-gene.html





L'islam et les médias : cet acharnement sans gêne



Rokhaya Diallo
Par Rokhaya Diallo
Militante associative, éditorialiste


LE PLUS. La une du "Point" daté du 1er novembre – "Cet islam sans gêne" – a suscité la controverse. Rokhaya Diallo, éditorialiste et auteur de "A Nous la France", la met en perspective avec d'autres couvertures de magazines, ainsi qu'avec une série de faits divers dont l'écho médiatique fut très faible.




"Cet islam sans gêne", "Les convertis d’Allah", "Le spectre islamiste", "La peur de l’islam", "Islam : ces vérités qui dérangent", "L’Occident face à l’islam", "Les islamistes et nous", "Pourquoi l’islam fait peur"... Ces deux dernières semaines, les unes du "Point" et de "Valeurs Actuelles" sont venues allonger la liste de ces titres anxiogènes qui se sont succédé ces derniers mois en couverture de grands hebdomadaires d’information français [1].



Généralement accompagnés d’angoissantes photos représentant d’immenses minarets, des hommes très barbus ou des femmes recouvertes de larges pans de tissus, elles semblent problématiser l’existence même d’un islam présenté sous un aspect exagérément violent et folklorique, comme s’il s’agissait d’un ensemble de pratiques étrangères à la France.



L'islam, seule religion traitée ainsi



"Le Point" et "Valeurs Actuelles" – regrettant sans doute ces temps mythologiques où les musulmans baissaient la tête et rasaient les murs – semblent estimer que certains fidèles de l’islam devraient être gênés d’oser pratiquer ouvertement leur religion en France. Car ce n’est pas l’extrémisme que ces magazines pointent du doigt, mais bel et bien l’Islam.



L’islam est la seule religion dont la forme intégriste est désignée par un dérivé de son nom ("islamisme"), comme si le mal lui était intrinsèque (on parle de chrétiens intégristes, de juifs extrémistes et non de "christianistes" ou "judéistes"). Par conséquent, il est très commun d’user des vocables de "musulmans modérés" pour désigner les musulmans non extrémistes. Le fait de n’être "que" musulman induirait-il implicitement un manque de modération ?



Une remise en cause permanente de la légitimité des musulmans



Les "islamistes", alors qu’ils sont largement minoritaires parmi les cinq à six millions de musulmans de France, sont les seuls extrémistes à faire l’objet d’une telle attention, alors que la multiplication des agressions racistes ciblant les musulmans n’apparaît jamais en une. Dernièrement, à quelques jours d’intervalle, un homme a brandi un fusil devant une mosquée près d’Annecy, le jour d’une célébration religieuse, et une adolescente marseillaise a reçu des coups de bâtons d’un homme parce qu’elle portait un niqab, sans que cela ne suscite aucun émoi politique ou médiatique.



Lorsque seule et en pleine rue, la militante pro-Palestine Houria Bouteldja est la victime d’une agression filmée, diffusée sur Internet et revendiquée par la Ligue de Défense Juive (LDJ) – groupe extrémiste pourtant interdit en Israël et aux Etats-Unis – point d’intervention du ministre de l’Intérieur. Quelques semaines auparavant, la LDJ avait déjà agressé d’autres militants pro-palestiniens sans que la presse ne s’en saisisse. Imagine-t-on un instant qu’en réaction à ces agissements extrémistes, la une du "Point" dénonce en lettres capitales "ce judaïsme sans gêne" ?



De même, quand la revue satirique "Charlie Hebdo" s’achète à peu de frais une posture de rebelle en faisant valoir sa "liberté d’expression" une fois de plus au détriment des musulmans – déjà largement ciblés par les articles offensants –, on est en droit de s’interroger sur les motivations de ce choix très opportun.



Confrontés à cette surexposition négative, les musulmans sont placés dans une remise en cause permanente de leur légitimité, matérialisée par ce message implicite : "Vous n’êtes pas chez vous, vous n’êtes pas comme nous". Or comment désigner cet enchaînement de propos ou attitudes hostiles à l’islam répétées de manière continuelle par tous les médias ? N’est ce pas la définition même du harcèlement ?





[1] L’Express, Le Point et Mariann
Revenir en haut Aller en bas
 
Communautarisme à l’école : l’enquête du Figaro ressemble à un canular
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LIMADA ? :: LA LAÏCITE-
Sauter vers: