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 Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères

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tijjanni
Invité



MessageSujet: Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères   Mer 25 Déc - 17:28

Améliorez l’image de la femme musulmane


J’assistais au Forum de la Pensée Islamique, quand l’ambassadeur allemand parla à l’audience de l’islam en ces termes : "Vous devez corriger le sort de la femme chez vous ! L’image que donne la femme musulmane empêche les occidentaux de se convertir à l’islam !"
L’un des participants me demanda : "Que faire ?" Je lui répondis : "Quand un commerçant expose sa marchandise de manière à lui donner des qualités qu’elle ne possède pas, c’est un tricheur. Et quand il l’expose sans connaître ses qualités de telle sorte qu’elle apparait au public sous un jour moins favorable qu’elle ne mérite, alors c’est un idiot et il sera à l’origine de la stagnation indue de sa marchandise !
L’ambassadeur, dont Dieu a ouvert le cœur à l’islam, dit aux musulmans : "Améliorez l’exposition de votre religion et ne la rendez pas repoussante par une mauvaise compréhension et une mauvaise application !" Supposons qu’un homme dont le seul capital de Sunnah se résume au hadîth rapporté par Al-Hâkim dans Al-Mustadrak stipulant que la femme ne doit pas apprendre à écrire, ou le hadîth rapporté par l’auteur des Zawâ’id selon lequel la femme ne doit jamais voir un homme ni être vue d’un homme. Puis fort de cet acquis, ce misérable décide d’exposer sa marchandise de premier choix ou, plus exactement, ses hadîths controuvés et délaissés, voulant ainsi inviter les habitants d’Europe ou d’Amérique du Nord à l’islam. Y a-t-il dans ces conditions quelqu’un susceptible d’accepter l’islam ? Y a-t-il un homme qui respecterait l’islam ou une femme qui en serait heureuse ?
Certains musulmans font une mauvaise exposition de leur religion, si bien qu’ils la rendent repoussante, puis ils blâment les gens qui n’en veulent pas. A mon sens, cette catégorie d’ignorants mériteraient la prison ou la flagellation pour obstruction de la voie de Dieu et parce qu’ils détournent de la vérité apportée par le Sceau de la Prophétie - que la paix de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui...
L’islam a établi l’égalité entre l’homme et la femme dans l’ensemble des droits et des devoirs. S’il y a quelques différences limitées, c’est pour respecter la nature humaine et ce qui en découle comme variété de fonctions ! Sinon, l’origine des choses est la Parole du Très Haut : "Leur Seigneur les a alors exaucés : ‹En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres." [1], ainsi que Sa Parole : "Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions." [2]
Il est des habitudes qui ont été instaurées par les hommes et non par leur Seigneur, des habitudes qui ont fait dégringoler le statut culturel et social de la femme, qui ont conservé dans leurs plis les ténèbres de la jâhiliyyah [3] et qui refusent à tout prix d’appliquer les enseignements nouveaux de l’islam. En conséquence, le niveau de l’éducation a baissé, et la balance de toute la Communauté s’est déséquilibrée du fait de l’ignorance imposée délibérément à la femme et la violation extrême de ses droits...
Fâché, un participant au Forum me dit : "Es-tu content du fait que Benazir Bhutto soit Premier Ministre ?" Je lui répondis : "Un musulman anglais m’interrogea au sujet de Mme Thatcher : Faut-il la combattre parce que c’est une femme qui gouverne ? Je lui répondis : Que trouverais-tu à répondre à Mme Thatcher si elle soutenait qu’elle gouverne conformément à l’opinion juridique islamique de l’école dhâhirite [4] ?!"
Puis je poursuivis en disant : "Cessez de faire des questions secondaires et controversées des pierres d’achoppement des croyances fondamentales de l’islam et de ses grands piliers..."
P.-S.
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Qadâyâ Al-Mar’ah bayn At-Taqâlîd Ar-Râkidah Wal-Wâfidah.
Notes
[1] Sourate 3 intitulée la Famille d’Amram, Âl `Imrân, verset 195.
[2] Sourate 16 intitulée les Abeilles, An-Nahl, verset 97.
[3] La période de la jâhiliyyah, littéralement la période de l’ignorance, désigne la période qui précéda l’islam dans la Péninsule arabique et qui était ainsi qualifiée pour les coutumes barbares qui y régnaient, coutumes que l’islam combattit sans relâche. NdT
[4] Les Dhâhirites sont les littéralistes, qui s’attachent tout particulièrement à la lettre du texte. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce sont les littéralistes qui accordent à la femme de le droit de gouverner un pays. NdT
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tijjanni
Invité



MessageSujet: Re: Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères   Mer 25 Déc - 17:32

Prisonnière de deux verrous : l’ignorance et la soumission

Je donnais une conférence dans un club au sujet des droits de la femme musulmane où je disais : "Elle a le droit d’appeler à Allâh, d’ordonner le bien et de réprouver le répréhensible, d’enseigner les préceptes de l’islam et d’en débattre avec les athées etc.". Alors un individu dit à son ami : "Nous croyions que ce conférencier était un homme pieux et voilà qu’il s’avère pire que Qâsim Amîn !"
Je me souvins du propos du professeur Ahmad Mûsâ Sâlim sur Qâsim Amîn et le rôle qu’il joua dans la défense de l’islam contre l’invasion culturelle française qui s’était attisé et ravivé à son époque... Cette invasion commença par une attaque de l’historien Ernest Renan sur les Arabes et les Musulmans contrée par Jamâluddîn Al-Afghânî. Ce dernier réfuta ses arguments, révéla son intolérance, et lava l’islam de ses mensonges. L’adversaire acharné s’assouplit et se plia à ce qu’il venait d’entendre !
Ensuite, le débat planifié reprit avec Sheikh Mohammad `Abduh qui répondit aux mensonges du ministre des Affaires Etrangères français M. Hanoto dont les calomnies vis-à-vis de l’islam et de son prophète - paix et bénédictions sur lui - se multipliaient. Sheikh Mohammad rédigea en une nuit un livre qui fit taire le ministre menteur.
Le professeur Ahmad Mûsâ dit : "Le rôle joué par Qâsim Amîn dans ce dialogue était prêt. Il était axé sur la femme dans la législation islamique. Le duel auquel il prit part fut avec le troisième adversaire français le Duc d’Harcourt auteur d’un livre publié en 1893 intitulé L’Egypte et les Egyptiens où il s’intéressait à la société égyptienne sous la domination des Mamelouks et des Turcs. Il s’agit d’une période aride longue de six siècles où les caractéristiques de la vie régressèrent chez les masses de la oummah musulmane. Ceci permit au Duc D’Harcourt d’employer sa plume malfaisante pour dépeindre une image obscure et vulgaire de l’ensemble du peuple et de réserver à la femme un surplus de diffamation et de mépris... Il attribuait tout cela à la nature même de l’islam qui serait réfractaire au progrès et à la civilisation !
Que fit Qâsim Amîn pour défendre sa religion et sa communauté ? Il s’empressa de rédiger un livre en français où il tria les propos de son adversaire. Il énonça les droits de la femme dans l’islam et ce que la religion lui garantit comme dignité matérielle et morale. Puis, il établit une comparaison entre le voile de la dignité et de la vertu et le dévergondage de la vie urbaine moderne et tout ce qui l’entourait concernant la femme en terme de dissolution et de dépravation !
L’oeuvre de Qâsim Amîn était régie par deux points : premièrement, la défense de l’islam tel qu’il est défini dans ses deux sources premières ; deuxièmement, le regret et l’attribution de la décadence de la femme à des coutumes étrangères aux instructions divines et émanant des erreurs des peuples !"
A l’évidence, l’homme ne pouvait pas faire autrement ! Supposons qu’un européen ou américain accuse l’islam d’empêcher la femme de se rendre à la mosquée et que, de ce fait, l’islam est une religion aberrante car toutes les religions n’empêche pas les femmes de se rendre à la maison de Dieu ni à un lieu de culte qui leur est dédié... Que puis-je lui dire ? Est-ce que je lui donne raison dans son accusation ? Ou bien, lui dis-je que cette interdiction ne fait pas partie des enseignements de l’islam et que cela provient des coutumes de certains milieux ? Est-ce que je défends l’islam en étant véridique ? Ou bien est-ce que je le défends par le mensonge ?
Je vis certains islamistes perdre leur raison dans la défense de coutumes héritées dépourvues de la moindre légitimité divine, comme s’il était facile pour eux que Dieu et Son Messager soient reniés pourvu que les coutumes reçues de leurs aïeux restent intactes !! Le faux dispose de gardiens dont le hululement atteint les horizons lorsque l’erreur est critiquée. Au début, je faisais peu de cas de ce hululement. Mais, je vis qu’il se transformait de jour en jour en une haine vis-à-vis des réformateurs et un attentat à leur honneur contre lesquels on ne pouvait se taire car la religion elle-même allait faire les frais d’un tel silence et ses vérités passeraient pour des mensonges...
J’entendis des gens insulter Jamâluddîn Al-Afghânî, Mohammad `Abduh et Rashîd Ridâ. J’entendis même des gamins porter atteinte aux rangs des Imâms illustres sans raison si ce n’est d’avoir soutenu des choses auxquelles leurs parents, non moins ignorants qu’eux, ne les avaient pas habitués. Je fus étonné que des individus religieux me réservent des propos plus durs que ceux tenus par les sionistes et les croisés à mon égard ! Alors je compris ce que disait monsieur `Isâm Al-`Attâr : "Si les prétendants à l’islam dépensaient dans le combat des ennemis de Dieu et des falsificateurs le dixième de l’énergie qu’ils dépensent dans leur lutte contre les alliés véridiques de Dieu, l’islam aurait triomphé depuis longtemps. Mais il y a des âmes qui s’activent dans le faux plus que pour la vérité et qui s’élancent derrière leurs passions et leur vie ici-bas plus que pour leur vie dans l’au-delà et l’obtention de l’agrément de Dieu, Exalté soit-Il..." Puis, `Isâm Al-`Attâr dit : "Combien je méprise ceux qui prétextent des grands principes pour desservir leurs intérêts les plus vils et leurs passions ! "
Ce propos résulte de la souffrance amère endurée par les gens sérieux qui appellent à Dieu. Nous sommes attachés à la révélation divine dont nous ne nous écartons pas d’un iota. Nous sommes attachés à l’époque du Prophète et des caliphes biens guidés. Quant au parcours historique de la oummah musulmane, il faut noter que l’histoire est forgée par des gouverneurs et par les attitudes des peuples et que ni les uns et les autres ne sont infaillibles. Bien au contraire, elles sont sujettes à l’erreur tout comme elles peuvent avoir raison. En d’autres termes, elles sont soumises au jugement et ne servent pas en elles-mêmes de référence, la référence infaillible étant le livre de Dieu et la voie de son prophète...
Je constate que vers la fin du temps de la jâhiliyyah et les débuts de l’ère islamique, la femme assistait au pacte d’Al-`Aqabah sans la moindre objection. En outre, elle prêta serment sous l’arbre de mourir ou de ne pas fuir. En revanche, il ne lui serait pas permis vers la fin de l’histoire musulmane de faire une telle chose ! Qu’est-ce que cela veut dire ?
Laissons de côté le serment d’allégeance et les affaires supérieures des musulmans. J’assistai au début de ma vie à une lutte qui avait éclaté lorsqu’on eut découvert que Dr. Tâha Hussein avait autorisé à un nombre d’étudiantes de s’inscrire à la faculté de lettres dont il était le doyen... La position de la foi ou, plus précisément, la position des croyants, était contre. A l’opposé, le camp de l’athéisme (ou de l’hérésie) soutenait l’éducation de la femme jusqu’au plus haut niveau ! Quelle justice rend-on à l’islam dans cette lutte stupide ? La religion serait-elle du côté de l’ignorance alors que l’athéisme soutiendrait le savoir ? Jusqu’à quand laisserons-nous des gens mentir au nom de la religion ?
Je me suis entretenu avec les responsables au ministère des affaires religieuses en Algérie afin que soient tenus au sein des grandes mosquées des cercles, des prêches et des cours réservés aux femmes à des heures bien choisies et dispensés par des diplômées de l’université islamique ! J’ignore si nous réussirons dans cette initiative ou si les ignorants prétendants au savoir religieux qui hurlent de temps en temps que la voix de la femme est une `awrah l’emporteraient ! Ces gens qui hurlent ne sont pas dérangés le moins du monde par les expéditions d’évangélisation où les nones chrétiennes réussissent à atteindre leurs objectifs !
Ceux-là sont occupés par une seule chose : faire que la femme soit emprisonnée sous les deux verrous que sont l’ignorance et la soumission... et faire que la oummah toute entière chancèle sous l’emprise du retard culturel et politique à l’ère de l’atome et de l’espace.
P.-S.
Notes :
1. Cet article est traduit du livre de Cheikh Muhammad Al-Ghazâlî intitulé Les Problèmes de la Femme Entre des Traditions Stagnantes et des Traditions Etrangères.
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tijjanni
Invité



MessageSujet: Re: Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères   Mer 25 Déc - 17:33

Au nom de qui parlent-ils ?


dimanche 4 février 2001Il y a une course entre les différentes religions visant à prouver qu’elles ont plus de mérite et qu’elles sont plus en droit de survivre que les autres ! Il est étrange que certains musulmans ignorent ce fait et, par leur comportement idiot, entâchent l’image de leur religion et la rende repoussante ! Il se peut qu’ils soient assurés psychlogiquement de la véracité des croyances de leur religion et la validité de ses enseignements et pensent alors que les gens peuvent y croire s’ils le veulent ou aller au diable sinon !
Un tel comportement relève d’une ignorance crasse car un article précieux peut ne pas trouver preneur s’il ne bénéficie pas d’une bonne publicité, et se fait alors dépasser par d’autres articles de moins bonne qualité mais dont les propriétaires ont réussi à s’attirer la vedette.
La civilisation moderne a pris de l’humanité un emblême et a posé les droits de l’homme au centre des relations internationales et a accordé une grande importance à la justice sociale, à l’hygiène et à la culture... Il se peut que cette civilisation soit trompeuse ou surfaite ou encore imparfaite mais ces accusations n’annulent pas les accords passés par les instances internationales, accords qu’elles se sont engagées à respecter... Au nom de qui parlent certains individus de l’islam en le représentant en opposition avec la fitrah (prédispositions saines de la nature humaine) et éloigné des aspirations nobles de l’humanité ? Pour le compte de qui s’élève la voix de l’islam dans des questions marginales et se tait-elle scandaleusement sur les questions fondamentales ? Dans quel intérêt certaines personnes dotées de certaines opinions ou attachées à certaines coutumes prétendent-elles que l’islam dans toute son ouverture se restreint à leurs opinions étroites et que les coutumes de leur milieu ne sont autres que les directives de la révélation divine et le reste des enseignements célestes sur terre ?
Je dis à certains de ces gens : L’islam a un beau visage mais à travers vos discours il paraît vilain et hagard. il serait même très louable de votre part que de vous taire complètement ! Toute parole signifiant la distatture politique ou l’injustice sociale ou la stagnation culturelle ou le retard civilisationnel ne peut guère être une religion. Il s’agirait plutôt d’une maladie mentale ou une tare intellectuelle alors que l’islam est santé mentale et intellectuelle...
Je discutais avec un ressortissant canadien qui, irrité, m’interrogeait sur la position de l’islam vis-à-vis de la femme. Dans notre échange, je lui ai dit que la femme est libre de choisir son époux et que l’on ne peut l’obliger à accepter un prétendant contre son gré et qu’elle peut tout à fait établir elle-même son contrat de mariage ou encore déléguer à cette tâche un représentant... Non loin, j’ai remarqué un homme qui nous écoutait, visiblement énervé par mon discours mais, grâce à Dieu, il a choisi de se taire ! Une fois ma discussion finie, cet opposant courtois est venu me voir disant : "Il n’appartient pas à la femme d’établir elle-même son contrat de mariage. La religion est même contre ça !" Je lui ai répondu : "Ton opinion est contre ça. Tu as ainsi suivi certaines écoles juridiques. De mon côté, je préfère le point de vue alternatif car il me semble plus accessible pour les mentalités occidentales et est appliqué dans des pays musulmans respectables et il est dans l’intérêt de l’islam que le cercle de ces pays s’élargisse..."
Un mal incisif touche l’islam à cause de l’enfermement de certains de ses adeptes dans des opinions juridiques spécifiques qui sont apparues dans le domaine des branches (furû`) et que certains veulent sortir de leur juste place pour les opposer aux croyances de l’islam et à ses grandes valeurs. L’homme qui perd tout le marché parce qu’il préfère un magasin à un autre ou un négociant à un autre n’est pas un bon commerçant.
P.-S.
Notes :
1. Cet article est traduit par nos soins du livre de Cheikh Muhammad Al-Ghazâlî intitulé Les Problèmes de la Femme Entre des Traditions Stagnantes et des Traditions Etrangères. Ce livre est une compilation d’articles de journaux destinés à une audience très large, il ne s’agit pas d’un traité de jurisprudence à proprement parler.
2. Dans le domaine du fiqh (jurisprudence islamique), on distingue les fondements appelés usûl et les branches appelées furû`.
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tijjanni
Invité



MessageSujet: Re: Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères   Mer 25 Déc - 17:35

La faute des amis ignorants

Si, actuellement, se fondait une société islamique définissant clairement le statut de la femme, son champ de travail et son domaine d’activité, beaucoup de corruption disparaîtrait de la face de la terre ! Les gens sains détestent la mixité à outrance qui les entourent au sein de la civilisation occidentale et la nudité honteuse qui y règne et qui conduit à la dégradation du climat familial et le déchaînement des passions sans aucune régulation. Ces gens cherchent une meilleure alternative mais n’en trouvent nulle part.
En effet, les hurlements des musulmans extrémistes les portent à croire que l’islam est le geôlier de la femme et l’ennemi de son épanouissement et que, sous la pression de l’urbanisation moderne, l’islam aurait autorisé l’instruction de la femme contraint et forcé et qu’il lui aurait permis d’aller à la mosquée le vendredi malgré lui ! De même, certains gouverneurs musulmans auraient imité l’occident en permettant aux femmes de participer aux élections et de siéger au sénat et que ces gouverneurs encourraient la colère des religieux. De plus, si les religieux réussissaient à prendre le pouvoir, les femmes seraient enfermées et personne ne les verrait plus !
Je dis : Ceux qui haïssent l’islam et craignent son retour sont excusables quand la seule image qu’ils perçoivent de la religion est aussi sombre et hideuse. Les extrémistes dont il a été question précédemment ressemblent aux gens du Livre à qui l’on dit lors de l’avènement de la mission prophétique de Mohammad - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui : "Ô gens du Livre ! Notre Messager est certes venu vous exposer beaucoup de ce que vous occultiez du Livre" [1]...
Ces extrémistes occultent délibérément et dans de mauvais desseins que, du temps du Prophète, les musulmanes priaient les cinq prières prescrites à la mosquée, qu’elles participaient à toutes les batailles, qu’elles prenaient part aux grands pactes (bay`ât) et qu’elles enjoignaient le bien et réprouvaient le mal (al-amr bil-ma`rûf wan-nahy `an al-munkar) ! La femme était un être pourvu de tous ses droits matériels et moraux. Elle n’était guère un déchet de la société contrairement à la compréhension qu’ont ces extrémistes ignares et qu’ils essayent de propager obstruant ainsi la voie de l’islam et le rendant repoussant.
Le frère, professeur Ahmad Mûsâ Sâlim dit : "la Loi selon la Sagesse du Créateur et Sa Justice est alliée à la femme. Elle défend ses intérêts et lui donne tous les droits octroyés à l’homme et garantissant sa liberté dans sa relation avec ce dernier." Ceci est confirmé par Qâsim Amîn dans son livre La Libération de la Femme quand il dit : "La législation islamique (chariah) devança toutes les législations dans le domaine de l’égalité de la femme et de l’homme. L’islam annonça la liberté de la femme et son indépendance alors même qu’elle était au plus bas dans toutes les nations. Il lui donna tous les droits de l’homme et lui reconnut une compétence légale qui n’est pas moindre que celle de l’homme dans toutes les affaires civiles sans que son action ne soit soumise à l’approbation de son père ou de son époux. A ce jour, certains de ces avantages n’ont pas encore été donnés à la femme occidentale"
Certes, il y a quelques petites exceptions, considérées hors norme, et qui ne font que confirmer la règle. Ces exceptions ne furent pas prévues pour humilier la femme. Elles furent instaurées pour mieux tenir compte de sa nature ou de sa fonction sociale. Mais la base générale est la parole du Très Haut : "Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes oeuvres, tout en étant croyant... ceux-là sont ceux qui entreront au Paradis ; et on ne leur fera aucune injustice." [2]
Le monde a d’urgence besoin de l’islam alors que certains ignares effrontés ne savent rien et haïssent ceux qui savent, ne font rien et haïssent ceux qui agissent et, de nos jours, font barrage au courant islamique visant à troubler sa clarté, à empêcher les gens d’y étancher leur soif et à repousser les nations loin de lui ! Ces amis ignorants sont plus redoutables pour la religion de Dieu que les ennemis haineux. Curieusement, leur voix porte au loin comme s’il y avait des démons invisibles qui les soutenaient. Ces démons seraient-ils en fait les alliés des colonisateurs ?
P.-S.
Cet article est traduit par nos soins du livre de Cheikh Muhammad Al-Ghazâlî intitulé Les Problèmes de la Femme Entre des Traditions Stagnantes et des Traditions Etrangères. Ce livre est une compilation d’articles de journaux destinés à une audience très large, il ne s’agit pas d’un traité de jurisprudence à proprement parler.
Notes
[1] Sourate 5, Al-Mâ’idah, verset 15.
[2] Sourate 4, An-Nisâ’, verset 124.
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tijjanni
Invité



MessageSujet: Re: Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères   Mer 25 Déc - 17:36

L’égalité est établie dans le Coran !


Les pays d’Europe de l’Ouest s’orientent vers une unification globale resserrant leurs rangs sur les plans économique, social et politique. Mais ceci n’est pas notre propos ici. Nous nous intéressons plutôt aux liens philosophiques et spirituels qui sous-tendent cette unification et y poussent. Certains évoquent l’héritage philosophique grec et l’héritage religieux romain et que ces deux héritages ont été le premier berceau de l’Europe contemporaine suite aux changements et évolutions de la Renaissance. Mais ceci n’est pas notre propos non plus ! Nous nous intéressons en fait à certains aspects de la question féminine car ces aspects dépassent leur cadre restreint pour englober le monde entier, la civilisation européenne étant bien celle qui dirige le monde entier actuellement...
Les philosophes grecs n’ont guère rendu justice à la femme ni ne l’ont honorée. Au contraire, l’histoire de ces philosophes est entachée de déshonneur, imprégnée de débauche et d’abus et dans l’assouvissement de leurs désirs, ils ne se souciaient guère de déviance ni de droiture ! L’histoire des Romains n’est pas plus reluisante que celle des Grecs et les vils désirs des Césars ne connaissaient aucune limite. Le fait que les palais étaient emplis de femmes était une chose habituelle, que celles-ci soient des esclaves ou des femmes libres... Le christianisme a tenté de faire face à ces désirs effrénés par une vie monastique stricte mais le résultat a été désastreux. Les déboires des religieux sont devenus comparables à ceux des profanes si ce n’est pire !
J’ai médité l’histoire du penchant pour la femme pour me rendre compte que les plébéiens ont envié les rois pour les amas de délices qu’ils possédaient, délices qu’ils revendiquaient pour eux-mêmes, et souhaitaient désormais partager ! Ils n’ont éprouvé aucune peine du fait que Salomon possédait mille femmes à lui seul - d’après l’Ancien Testament. Ils n’ont pas été attristés pour les droits spoliés de centaines parmi ces mille femmes à avoir un époux qui en prendrait soin. Non, ceci ne les concernait pas ! Ce qu’ils voulaient comprendre c’est : pourquoi un seul homme possède-t-il à lui seul une telle quantité de délices ? Ils ont alors décidé d’abolir le capitalisme et de transformer les "harems privés" en une propriété commune à tous ou, comme dirait Ahmad Mûsâ Sâlim : "Des femmes en libre service dans les restaurants, les hôtels, sur les trottoirs, sous les arbres des jardins publics, contre les murs dans l’obscurité de la nuit, sur les pistes dansantes ou dans les fêtes nocturnes : chacun peut faire ce qu’il veut avec qui il veut... Telle est la devise d’une libération de toute éthique, chasteté, préservation des généalogies ou des limites instaurées par Dieu au sein des familles...Telle est l’alternative à l’ancien harem fermé. Telle est la nouvelle valeur ouverte pour chacun, disponible pour tous, et qui va détruire la famille partout dans le monde."
Tout musulman soucieux pour sa religion et sa communauté, craint cette civilisation qui a oublié Dieu et la Révélation et qui a laissé en toute inconscience les passions animales libres de leurs méfaits. L’islam que nous proposons comme noble remède pour cette pagaille générale ne s’apprend pas des bouches des fous qui appellent à l’enfermement de la femme de manière à ce qu’elle ne sorte jamais de chez elle, disent-ils, sauf pour la maison de son mari ou pour la tombe. Non, l’islam se puise dans les enseignements clairs que renferment le Livre (le Coran) et la sunnah (la tradition prophétique).
Le malheur de notre religion vient de gens qui détournent le sens du verbe et recourent à un hadith controuvé ou défectueux pour annuler des versets explicites et des traditions prophétiques claires et bien établies. Celui qui médite le Saint Coran ressent l’égalité générale au sein de l’humanité entre les hommes et les femmes, et que l’on ne donne à un homme un droit plus grand que contre une responsabilité plus lourde et non pas par un favoritisme stupide.
La qawâmah de l’homme (le soutien de l’homme pour le foyer) [1] ne signifie pas la perte de l’égalité originelle tout comme l’obéissance de la population au gouvernement n’est guère synonyme d’oppression et d’humiliation. En fait, l’organisation sociale a des nécessités naturelles et son interprétation ne laisse aucune place à la fantaisie.
Il y a des gens qui tiennent sur les femmes des propos qui ne méritent que le mépris ! L’un d’eux m’a dit : "Les irresponsables sont les enfants et les femmes." Je lui ai répondu : "De qui tiens-tu ça ? Du maire de ton patelin ou bien de ton chef de tribu ?" Un mensonge effronté voudrait appliquer aux femmes le verset : "...dépourvu de tout pouvoir et totalement à la charge de son maître ; Quelque lieu où celui-ci l’envoie, il ne rapporte rien de bon" ! [2]. A cela je réponds : telle est la description d’une catégorie de gens, hommes et femmes, privés de toute faculté, incapables de donner quoi que ce soit... D’ailleurs, j’ai honte de constater qu’il s’en faut de peu pour que cette description englobe de larges masses à travers le monde musulman après qu’ils aient délaissé leur Message et oublié leur Livre et ont vécu en tant que parasites des civilisations dominantes...
Je crains pour l’islam deux types d’individus : les détracteurs parmi ses ennemis et les ignorants parmi ses amis... Et, je répète ce que j’ai dit auparavant : "Je combats les médicaments contrefaits avec le même vigueur que je combats les maladies répandues... La brèche qui permet aux ennemis de l’islam de s’infiltrer dans notre oeuf alors que nous combattons l’invasion culturelle, c’est la position de certains cheikhs (hommes de religion) vis-à-vis des questions de la femme. Ils s’opposent fermement aux droits de la femme que l’islam lui a lui-même octroyés, voulant les suspendre ou les dénaturer. J’ai connu une époque où Al-Azhar s’était opposé à l’accès de la femme à l’enseignement universitaire. J’ai également appris à l’époque que des masses de bédouins se sont rendues à Riyad pour protester contre l’ouverture d’écoles pour filles !
Bien que la vie ait changé, la relation entre les deux sexes et leurs droits respectifs généraux et particuliers n’ont pas encore pris la bonne voie car il y a des gens qui refusent de suivre les enseignements du Saint Coran ! Allâh - Exalté soit-Il - dit : "Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la salât, s’acquittent de la zakât et obéissent à Allâh et à Son messager." [3]. Ceci est un pacte d’alliance et d’harmonie entre les deux sexes stipulant le soutien de la justice, le combat de l’injustice, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de l’aumône, et l’obéissance à Dieu, un pacte d’alliance transformant la société en une ruche active dotée d’une méthodologie et d’un objectif...
La conclusion du mariage entre un croyant et une croyante entérine ce fait. La nouvelle relation devient alors celle de la fraternité de foi, le partage des responsabilités, la compagnie d’une vie, l’unité des objectifs et l’harmonie des cultures...
Seule une société infâme voit le mariage comme un contrat de jouissance d’un corps, ou le définit comme la possession d’une intimité contre une rémunération, ou le voit comme une association entre un homme promu au grade d’officier et une femme au grade de sous-officier. Où sont passées l’affection et la tendresse, la dignité et la loyauté ?
Lorsque je lis que Fâtimah la fille de Mohammad se meurtrissait les mains en moulant le grain avec une meule ou qu’elle portait l’eau dans une outre au point que son épaule n’en puisse plus, je sens que la Noble Dame n’était pas une femme au service d’un homme mais plutôt qu’elle était une mère croyante qui fonde un foyer régi par la confiance et l’amour : elle se dépensait elle-même et tout ce qu’elle possédait pour son époux et ses enfants. Il n’y avait ni un chef qui donnait des ordres ni une femme soumise qui obéit ! Non, il s’agissait de deux partenaires qui partagent le meilleur et le pire, afin d’atteindre deux objectifs : le succès de la religion en laquelle nous croyons et le succès de leur vie privée...
En partant de cette base, je comprends la parole d’Asmâ’ Bint Abî Bakr [4], l’épouse d’Az-Zubayr Ibn Al-`Awwâm : "Je réalisais pour Az-Zubayr tous les travaux de la maison, je palefrenais son cheval, le nourrissais, allais lui couper du fourrage, je confectionnais un seau et transportais l’eau et je transportais les noyaux de dattes sur ma tête depuis une terre qu’il possédait à un tiers de lieue".
Le jumhûr (la communauté) des juristes affirment que la femme n’est pas obligée de servir l’homme ! Mais la question n’est pas de savoir ce qui est prévu par la loi mais plutôt de connaître le meilleur moyen de servir l’intérêt commun du couple unissant le croyant et la croyante. La question est régie ici par un sentiment d’altruisme et non par l’égoïsme. L’homme doit très certainement pourvoir pour son foyer (il est qayyim pour son foyer) et cette qawâmah est une responsabilité avant d’être un honneur, et un sacrifice avant d’être un prestige... Le problème du monde musulman est que l’ignorance a englobé les deux sexes et que la relation entre eux est désormais considérée du point de vue charnel uniquement tandis que le grand Message de la communauté n’est connu ni des pères ni des mères et le mariage se réduit à un contrat de jouissance régi par la logique de la force physique !
P.-S.
Cet article est traduit par nos soins du livre de Cheikh Muhammad Al-Ghazâlî intitulé Les Problèmes de la Femme Entre des Traditions Stagnantes et des Traditions Etrangères. Ce livre est une compilation d’articles de journaux destinés à une audience très large, il ne s’agit pas d’un traité de jurisprudence à proprement parler.
Notes
[1] La notion de qawâmah a souvent été mal traduite dans le verset 34 de sourate An-Nisâ’ par "autorité/supériorité des hommes sur les femmes" alors qu’il s’agit plutôt de l’obligation de l’homme musulman de pourvoir pour son foyer.
[2] Sourate 16, An-Nahl, Les Abeilles, verset 76.
[3] Sourate 9, At-Tawbah, Le Repentir, verset 71.
[4] Asmâ’, la fille d’Abû Bakr, et la soeur de la Mère des Croyants, `Aïshah.
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tijjanni
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MessageSujet: Re: Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères   Mer 25 Déc - 17:38

L’islam à l’étranger


Des centaines de milliers de français ont embrassé l’islam et je ne doute aucunement que ces gens bien guidés soient heureux de leur destin et ne fassent pas beaucoup de cas des difficultés qui entravent leur parcours de temps à autre !
La France a été - et est toujours - l’un des pays les plus engagés contre l’islam. Elle a été le point de départ de la première croisade ! Puis, dans les deux derniers siècles, elle a engagé une guerre de religion en Algérie qui n’a rien épargné. Le Général de Gaulle dit dans ses mémoires que la population française a donné au cours de sa présidence seulement environ 150 tonnes d’or pour évangéliser l’Algérie !
Les français sont catholiques. Quand les protestants ont tenté de répandre leur doctrine dans le pays, le public en colère leur a fait passer une nuit noire durant laquelle ils ont massacré près de quarante mille protestants et ont pu ainsi arrêter leur progression ! Cette tragédie est connue sous le nom de la Saint Barthélémy !
Je ne mentionne ces faits que pour montrer que les français qui ont embrassé l’islam ont dû franchir des obstacles difficiles et faire face à des craintes et malheurs sans nombre. Mais ceci n’est pas la seule origine du problème. Je dirais même que la première origine est l’état des musulmans qui ont émigré d’Afrique du Nord et de certains pays asiatiques vers la France. Il s’agissait de musulmans décadents culturellement et moralement et qui n’honoraient guère leur religion. Les meilleurs parmi eux occupaient les bas emplois et si on les comparait aux juifs vivant en France ou qui y sont de passage, nous verrions une différence énorme. Notons que lorsque la France a colonisé l’Algérie et a rencontré une résistance religieuse forte, elle a pensé à transférer les maronites libanais dans ce pays insoumis. Mais cette idée a été écartée car le France avait besoin de ces gens au Moyen-Orient où ils étaient irremplaçables !
Je pensais à une époque que seuls les gens d’origine latine se distinguaient par leurs fortes émotions contre l’islam. Mais quand j’ai examiné les massacres inter-communautaires en Inde et l’assassinat de milliers de musulmans impuissants, j’ai compris que la politique anglaise était derrière cette calamité ! La position de l’Europe et sa politique contre l’islam doivent être étudiées minutieusement. L’ère coloniale est pratiquement terminée [1] et une nouvelle ère de lutte religieuse qui mérite que l’on s’y attarde un peu a commencé. Et, en tout état de cause, ceci nous concernera de loin ou de près !
Dr. Hasan Hathût dit : Les pays européens venaient à peine de sortit de la seconde guerre mondiale regrettant plusieurs millions de leurs enfants qu’ils sont tombés dans le piège du contrôle des naissances par crainte de pauvreté ou pour conserver un supplément d’aisance et de confort. Quand ils ont été dans l’incapacité de fournir suffisamment de bras pour satisfaire leurs besoins en main d’oeuvre, ils ont ouvert les portes de l’immigration à la main d’oeuvre étrangère de toutes provenances et se sont félicités des faibles rémunérations dont elle se contentait. Ces travailleurs venant de pays pleins de pauvreté et d’oppression ont apprécié leur nouvelle vie et leur séjour à l’étranger leur a plu. Ils ont acquis la nationalité des pays hôtes et y ont gagné une bonne situation. Ainsi une société mono-ethnique et mono-religieuse est devenue une société pluri-ethnique et multi-religieuse...
Ensuite, le docteur tient un propos qui mérite réflexion : A Bruxelles, ville qui se considère comme la capitale de l’Europe, un nouveau-né sur deux sera musulman à partir de 1995. En Grande Bretagne, ceux qui parlent un dialecte indien sont deux fois plus nombreux que ceux qui parlent le galois. En France, on dénombre 700 mille musulmans, ce qui représente le double de la différence de suffrages entre le gagnant et le perdant aux élections présidentielles de 1974. A Berlin Ouest, trois chaînes télévisées sont turcophones. Enfin, dans certaines villes européennes, le nombre de mosquées dépasse le nombre d’églises et il y a un flux incessant d’autochtones qui embrassent l’islam...
Que signifient tous ces faits ? Ils nous imposent, nous autres musulmans, de revoir notre attitude vis-à-vis des adeptes des autres religions et croyances et revenir aux règles primaires de la jurisprudence islamique et de sa bonne exposition et, avant cela, de bien pratiquer l’islam nous-mêmes et de respecter ses enseignements !
Les musulmans dans leurs pays d’immigration se doivent de s’attacher à la mosquée et de l’ouvrir aux hommes, aux femmes et aux enfants et de prendre soin de son rôle spirituel et culturel. Ils se doivent de faire connaissance les uns des autres sincèrement et chaleureusement car la rencontre des corps ne porte aucun fruit en elle-même. Ils doivent créer des espaces agréables dédiés à diverses activités publiques ouvertes aux deux sexes et régies par les enseignements de chasteté et de dignité requis par l’islam, des espaces dont disparaissent les saletés que sont les alcools et les drogues qui ont consummé l’occident au point de l’anéantir. Que ces mosquées et clubs soient des espaces où l’on peut parler en arabe et étudier tout ce qui entretient l’identité islamique et resserre les liens entre les immigrés isolés...
Il faut que les familles se rendent visite et échangent leurs connaissances dans les affaires privées et publiques. Qu’elles s’aident mutuellement à accomplir le bien. C’est de la folie que d’exposer l’étudiant musulman aux autres étudiantes non-musulmanes impudiques et séductrices et lui interdire de voir une musulmane qui croit en son Seigneur, préserve sa chasteté et s’élève au-dessus de ce que commettent les autres... Il faut créer un climat permettant le mariage selon les lois de Dieu afin que nos vertus ne se dissolvent pas dans les passions enflammées de ces pays.
Sachons que la préservation de notre religion et de notre communauté nécessite un cerveau croyant et une foi intelligente et non pas des gens semi-cultivés qui ne savent que s’exciter et sont incapables de produire... Il incombe aux pays d’origine de ne pas oublier ceux qui les ont quittés. Au contraire, ils doivent leur fournir les hommes, les livres, les journaux et toutes sortes de soutien humain et moral.
A mon avis, les émigrés installés en Europe ou aux Etats-Unis doivent chercher à s’ouvrir aux autres amicalement et faire leur connaissance et je pense que faire charité d’un sourire ne coûte rien !! Ceux qui nous méconnaissent sont excusables car des milliers de prêtres ont menti au sujet de notre prophète des siécles durant et ont répandu de nombreuses rumeurs sur lui. De même, les indigents d’esprit parmi nous ont donné de l’islam une image honteuse et l’ont rendu détestable au regard des gens non avertis. Ces deux raisons nous obligent à être patients dans la correction des erreurs et dans le renseignement des curieux.
L’Europe occidentale est sur le point de s’unifier. Il se peut que l’Europe de l’Est se joigne à cette union. Les masses de musulmans qui y vivent sont capables de faire beaucoup de choses pour leur religion et pour eux-mêmes ! Les affaires soulevées contre l’islam ne sont pas en liaison avec ses croyances ni son culte ! Les ennemis de l’islam sont suffisamment rusés pour exploiter les paroles et les attitudes des ignorants et notamment dans le domaine de la femme. C’est pourquoi je préconise de dissuader ceux qui ont la fatwa facile parmi les faux-prétendants au fiqh (i.e. la jurisprudence islamique) qui n’ont d’autres occupations aujourd’hui que de hurler l’obligation du niqâb ou l’interdiction de la photographie ou tout autre sujet sans poids ni valeur.
Notes
[1] Quelques décennies sont passées depuis l’écriture de ce texte. Les lecteurs sont invités à le replacer dans son contexte pour en tirer le meilleur profit.


Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Qadâyâ Al-Mar’ah bayn At-Taqâlîd Ar-Râkidah Wal-Wâfidah
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Les problèmes de la femme entre traditions stagnantes et traditions étrangères
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