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 Politique.................

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tajim
Invité



MessageSujet: Politique.................   Jeu 5 Sep - 7:59

Politique
Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens :
• la politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et
développée ;
• plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le
fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La
politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports
Politique 2
internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une
somme d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que les études politiques ou la science
politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, et cetera) ;
• enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la
pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir politique|pouvoir et de représentativité entre des hommes et
femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de
ce même pouvoir.

Histoire
Anthropologie

Article détaillé : Anthropologie politique.
Selon Georges Balandier, l'anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant l'homme
sous la forme de l'homo politicus et recherchant les propriétés communes à toutes les organisations politiques
reconnues dans leur diversité historique et géographique »[2].
Les anthropologues ont distingué quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique
étatique[3].
1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades. Du fait de leur taille réduite (guère plus d'une centaine d'individus),
et de leur mobilité, ces bandes n'éprouveraient nul besoin d'instituer des autorités politiques permanentes.
2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique
implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les aînés possèdent une légitimité
particulière, qui les rend aptes à dénouer un conflit.
3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités
reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs matériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et
n'est pas transmissible héréditairement.
4. Les sociétés à chefferies. Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l'étendue reste
cependant variable.
L'existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette à caution.

États proche-orientaux
Au cours de la ville d'Obeid en Mésopotamie, (6500 à 3750 av JC) vont apparaitre et se combiner deux faits
importants:
Le phénomène de structuration économique initié au début de l'ère Néolithique atteint un niveau critique, qui
entraîne l'émergence d'une nouvelle cellule sociologique, la ville, ainsi que l'avènement d'inégalités sociales[4].
L'invention de l'écriture permet l'administration rationnelle d'un espace donné : « les écrits, en effet, permettent de
porter au loin des messages, de noter des comptes, de conserver des archives, toutes ressources susceptibles d'aider
au plus haut degré l'administration de l'État »[5]. L'avènement conjoint de ce modèle sociologique et de cette
technologie intellectuelle contribue à l'émergence d'une structure humaine nouvelle, l'État, et de son corollaire, la
politique.
À partir de l'an 3000 av. J-C, Les Cités-États qui apparaissent en Mésopotamie semblent privilégier des régimes
politiques assez proches de la monarchie constitutionnelle, voire de la république. Un poème sumérien étudié en
particulier par Samuel Noah Kramer fait ainsi état de la présence de deux assemblées à Uruk, l'une, l'assemblée des
anciens, s'apparentant à une sorte de sénat, l'autre à une assemblée du peuple. La légitimité du roi d'Uruk semble
dépendre étroitement de ces deux assemblées : il ne déclare en effet la guerre à la cité de Kish qu'après avoir reçu au
moins le soutien de l'assemblée du peuple[6]. Qui plus est, l'attribution du pouvoir royal n'est que rarement
héréditaire. Le terme sumérien pour désigner le roi, Lugal, consiste en effet en l'association de la racine Lu, homme
Politique 3
et gal, grand. Ce qui importe ici avant tout ce sont les qualités morales et nullement l'appartenance héréditaire :
Sargon d'Akkad n'obtient ainsi le trône que grâce à ses vertus royales[].
Progressivement le pouvoir monarchique se renforce, tout à la fois en puissance (les premières cérémonies de sacre,
qui impliquent une légitimité de droit divin apparaissent au début du IIe millénaire av. J-C[]) et en étendue (les
cités-États sont absorbées par de grands royaumes). Les institutions démocratiques et républicaines, notées par
Kramer, tombent de fait en désuétude. Le renforcement de l'autorité monarchique va favoriser, au cours du premier
quart du IIe millénaire av. J-C, la mise en place d'une administration et d'une jurisprudence normalisées, évolution
illustrées par les codes d'Ur-Nammu (vers -2100), de Lipit-Ishtar (vers -1930) et d'Hammurabi (vers -1750), ainsi
que les Lois d'Eshnunna (vers -1760)[]. Certes ces premiers corpus juridiques n'ont aucune visée exhaustive et
s'apparentent plutôt par leur style à des recueils de prescriptions morales[]. Toutefois le fait qu'ils entendent corriger
les traditions orales dans une optique rationnelle représente une rupture importante : « la situation dans une société
proche-orientale est donc très différente de celle des sociétés sans histoires, où les coutumes sont absolument fixes et
où le changement est subi et non organisé »[7]
L'affermissement de grands États centralisés et rationalisés induit l'organisation de relations internationales. De la fin
du IIe millénaire av. J.-C. à -1100, un espace allant de l'Égypte à Élam, et de l'Arabie au royaume Hittite est régi par
un système diplomatique élaboré : le système d'Armana[]. Fondé sur relatif équilibre géopolitique entre quatre ou
cinq grandes puissances, ce système dispose de sa lingua franca, l'akkadien, et de ses protocoles propres. Ainsi, les «
différents rois entretenant des relations diplomatiques sont réputés appartenir à une seule et même grande famille ou
grande maison (…) les rois de statut identique se traitent de frères, ceux de moindre envergure sont les fils ou les
serviteurs des premiers »[]. Les invasions successives des peuples de la mer mettent fin à cette construction politique
élaborée.
Il semble ainsi que les États proche-orientaux ont forgé la quasi-totalité des formes et structures politiques. Pour
autant si le politique est certes un objet bien établi, il ne s'agit en aucun cas d'une pensée ni d'une théorie politique. :
« jamais le mythe, la loi, la coutume dans leur ensemble ne deviendront objet de débat explicite, parce qu'elles
continuent à relever du sacré, et du sacré seul »[]. Les hommes d'États proche-orientaux se préoccupent avant tout des
politiques, de la gestion des affaires administratives, et fort peu de la Politique, de l'ordre étatique dans son ensemble
— car l'ordre est partie prenante de l'ordre divin dans son ensemble, et ne saurait être contesté, discuté ou
simplement considéré[].





Cité grecque
Article détaillé : Cité grecque.
En dépit des précédents proche-orientaux, l'origine de la politique se confond généralement avec celle de la pensée
politique et donc de fait, avec la Cité grecque. Ainsi l'helléniste anglais Moses Finley, a-t-il pu affirmer que la
politique « est une des activités les moins répandues dans le monde pré-moderne ». Il s'agit en effet, « d'une invention
grecque, ou, pour être plus précis, une invention que firent séparément les Grecs, les Étrusques et/ou les romains »[8].
Tout au long du IIe millénaire av. J.‑C., la Grèce apparaît comme une simple continuité périphérique du système
d'Amarna. Comme le note en effet Jean-Pierre Vernant : « la Méditerranée ne marque pas encore de part et d'autre de
ses rives, une coupure entre l'Orient et l'Occident. Le monde égéen et la péninsule grecque se rattachent sans
discontinuité (…) d'une part au plateau anatolien (…) de l'autre (…) à la Mésopotamie et à l'Iran »[9]. De la sorte, le
premier État grec connu, le royaume mycénien, s'apparente par de nombreux traits aux monarchies proche-orientales
contemporaines. Il s'agit en effet d'une royauté bureaucratique, caractérisée par une régulation quasi-maniaque de la
vie sociale[10]. De plus, le roi ou anax possède une autorité essentiellement militaire et religieuse[11]. Aussi, la
politique à l'ère mycénienne prend ainsi la forme d'une activité essentiellement administrative, inscrite dans un cadre
cosmogonique plus large.
Effectif à partir du XIIe siècle av. J.-C. le déclin du monde mycénien va entraîner un redéploiement complet des
structures politiques initiales : l'anax disparaît et les potentats locaux, dits basileus ne conservent le plus souvent que
Politique 4
des prérogatives religieuses[12]. Le reflux de la souveraineté monarchique va favoriser deux forces sociales jusqu'ici
quasiment exclues du jeu politique : « d'une part les communautés villageoises, et de l'autre une aristocratie guerrière
»[13]. Les dissensions fréquentes entre ces deux forces, vont rendre nécessaire la mise en place du débat politique ou
agôn, sur une place publique. Le pouvoir cesse dès lors de dépendre d'un centre unique, pour être le produit d'une
délibération constante : « l'archè ne saurait plus être la propriété exclusive de qui que ce soit ; l'État est précisément
ce qui a dépouillé tout caractère privé, particulier, ce qui, échappant au ressort des genè, apparaît déjà comme
l'affaire de tous »[14].
Progressivement s'instaure une entité politique d'un genre nouveau : la polis ou cité. Elle se caractérise par trois traits
principaux : l'usage du discours rationnel, la publicisation des actes politiques, et la croyance en l'égalité des citoyens
devant la loi (ou isonomie)[15]. Cette instauration invalide de fait les vieilles coutumes orales, qui régulaient
jusqu'alors le jeu politique et social. Plusieurs législateurs, regroupés sous l'appellation générique de sept sages vont
promouvoir en conséquence une nouvelle éthique citoyenne, qui témoigne d'une volonté de rationaliser la justice : le
criminel n'est ainsi plus jugé coupable vis-à-vis de sa victime, mais de la cité entière[16].
Pendant moral de cette éthique, la « sôphrosunè » ou modération, fait converger l'ensemble des structures sociales
vers un « juste milieu »[17]. Solon impose ainsi une égalité géométrique, ou homoneia, des corps de citoyens, en
accord avec les rapports de types musicaux (2/1, 3/2, 4/3) : la première classe de citoyen reçoit ainsi cinq cent
mesures de blé, quand la dernière classe n'en reçoit que deux cents[18]. Par la suite les démocrates comme Clisthène
généralisent le principe de l'égalité absolue, fondée sur le rapport 1/1 : chaque citoyen devient dès lors l'entité
indivisible d'un corps unique : la cité[19]. Afin de garantir ce principe, Clisthènes procède à une réforme profonde de
l'espace civique athénien, en regroupant les quatre tribus traditionnelles en dix tribus : purement conventionnelle,
cette division administrative achève de rationaliser la cité[20].




Moyen Âge et époque moderne
Au Moyen Âge, le régime politique le plus répandu est celui de la monarchie. Le roi est alors le suzerain de ses
vassaux. À partir de la Renaissance, le roi devient souverain. Dans certains États, le régime prend la forme de la
monarchie absolue de droit divin, dont l'archétype est, en France, le roi Louis XIV.


Fin du XVIIe siècle - XXe siècle
À partir de la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, pendant les Lumières, les injustices qui découlent des inégalités
entre les trois ordres, notamment les privilèges accordés à la noblesse, entraînent des modifications profondes des
régimes politiques en Europe.
L'Angleterre est la première à passer à un régime de monarchie constitutionnelle lors de la Glorieuse Révolution
(1688). La France lui emboîte le pas près d'un siècle plus tard : la Révolution française éclate en 1789. Elle se
concrétise dans un premier temps par une Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ; le pouvoir n'émane plus
du monarque par l'intermédiaire de droits divins, mais du peuple, et trouve sa légitimité dans les « droits naturels,
inaliénables et sacrés »[21], que possède tout homme (et toute femme) dès la naissance[22]. Le régime passe à la
monarchie constitutionnelle (1791), puis à la République (1792), puis passe par des états transitoires : empire (1804),
monarchie constitutionnelle (à la Restauration en 1815), République (1848), empire (1851), avant de se stabiliser en
République (1871).
Ces deux types de régimes (monarchie constitutionnelle et République) vont se répandre progressivement dans la
quasi-totalité des États du monde jusqu'à aujourd'hui.
Politique 5


À partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale
Après la Seconde Guerre mondiale, de nouveaux droits sont proclamés. En France, la Constitution de 1946 définit
dans son préambule des droits à caractère essentiellement social (droit à obtenir un emploi, droit de grève, droit
d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence). Ces droits sont conservés dans la Constitution de
1958.
L'apparition et l'intensification des problèmes écologiques à partir des années 1970 soulève la question des droits et
devoirs des citoyens en rapport à leur environnement. Les politiques des États commencent à prendre en compte des
objectifs de développement durable, croisant les aspects économiques, sociaux, et environnementaux, selon la
description donnée au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992. L'Union européenne met en place une
politique de développement durable. En France, les droits et devoirs liés à l'environnement sont proclamés dans la
Charte de l'environnement de 2004, faisant de ce pays le premier État au monde à leur attribuer une valeur
constitutionnelle.








Philosophie
Article détaillé : Philosophie politique.
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Chine
La pensée politique chinoise émerge, comme en Grèce archaïque dans un contexte de crise. La décomposition des
structures politiques traditionnelles suscite en effet dans les deux cas une prise de conscience philosophique et
politique. Effectif à partir du VIIIe siècle av. J.-C., le déclin de l'empire des Zhou, permet aux divers fiefs et
seigneuries de s'émanciper et de constituer de multiples royaumes indépendants.
Dans une société chinoise divisée par le féodalisme, Confucius cherchait à restaurer l'ordre et la paix grâce au respect
des traditions, à la légitimité du pouvoir et à la hiérarchie sociale. Au-delà de ses principes directeurs, son expérience
l'amène à la conclusion théorique suivante : pour que le pouvoir politique puisse vivre et être pérenne, le Prince est
tenu de se comporter comme un homme de qualité, un sage en montrant sans cesse l'exemple. « Si un homme sait se
gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner son État ? »



Grèce antique
La pensée politique de Socrate se résume à deux apports fondamentaux[24]. Premièrement, le développement d'une
méthode critique d'évaluation de la connaissance politique. À la différence de Protagoras, Socrate affirme que la
vérité existe. Toutefois, cette vérité n'est pas dogmatique : on ne peut l'atteindre que par l'exercice constant d'un
esprit critique. Rétif aux concepts, Socrate s'efforce d'instiller le doute quant à la moralité et l'efficacité des systèmes
politiques : « en mettant ses interlocuteurs en contradiction avec eux-mêmes, il montre que l'opinion est (…)
incapable de servir de base à la délibération et à la décision politique, ce qui ruine le postulat athénien (…) de
l'universelle compétence des citoyens »[25]. Deuxièmement, la conceptualisation de la morale comme un objet de
science. Il y a, selon Socrate, des lois morales universelles, que l'on ne saurait découvrir que par une éducation
véritablement philosophique. Rarement innée, la science du gouvernement s'apprend ; si bien que pour Socrate, la
Politique apparaît comme un véritable métier.
Initialement dérivée des théories socratiques, la philosophie politique de Platon repose sur la question du bien et des
facultés de l'âme, question qui touche tant aux conduites humaines individuelles qu'à l'éducation : il n'y a pas, en
effet, pour Platon, de vertu que l'on pourrait acquérir de manière individuelle, et la philosophie elle-même est une
activité de la pensée qui suppose toujours une éducation et des conditions politiques qu'il reste à définir. La
philosophie politique est donc, pour Platon, inséparable de la philosophie morale (comme c'est le cas pour toute la
philosophie grecque ancienne) : la politique, que Platon est le premier philosophe a identifier comme telle, a pour but
Politique 6
de prendre soin de l'âme des citoyens, par le moyen de l'éducation. Pour ces raisons, la politique est la science du
bien en général, et elle est donc supérieure à toutes les autres sciences et techniques, c'est pourquoi Platon la désigne
comme technique royale.
Par opposition à Socrate, qui part du monde des idées pour en déduire des applications concrètes, Aristote tend à
vouloir s'appuyer sur l'observation du réel pour en déduire des principes théoriques. Cette approche aristotélicienne
est aussi vraie en politique. Pour Aristote, l'homme est fait pour vivre en communauté politique. Pour lui, la cité est
voulue par la nature et est donc inhérente à tout groupe humain, selon le principe que l'homme est par nature un être
destiné à vivre en cité (ἄνθρωπος φύσει πολιτικὸν ζῷον / anthropos phusei politikon zoon)
Dans son oeuvre La Politique, Aristote analyse l'origine et le fonctionnement des différents régimes politiques de son
époque, le IVe siècle av. J.-C., pour définir le meilleur d'entre eux, qui doit donner naissance à la Cité idéale.
La Philosophie hellénistique va marquer un net retrait par rapport à ces préoccupations politiques.


Théologie
Renaissance et sécularisation


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Machiavel incarne une rupture absolue par rapport à la tradition politique chrétienne et, à ce titre, apparaît comme le
premier penseur politique moderne. Selon lui, en effet, « un prince nouveau, dans une cité, ou une province conquise
doit faire toute chose nouvelle »[26][réf. incomplète]. Pour Machiavel, trois principes doivent diriger le Politique : la
force, le respect des lois, la ruse[27]. Pour Machiavel, le prince n'a pas besoin de faire profession d'homme de bien.
Ces conceptions politiques se doublent d'une interprétation théologique également renouvelée. En effet, selon Léo
Strauss : « Puisqu'il caractérise comme tyrannique une façon d'agir que le Nouveau Testament attribue à Dieu, il
nous conduit à la conclusion, non, il dit en effet que Dieu est un tyran »[28].



XVIIe ‑ XVIIIe siècles
Article détaillé : État de nature.
La question de l'État de nature et du contrat social s'inscrit dans un contexte particulier de la pensée occidentale. À
partir du XVIIe siècle, s'amorce en effet une contestation des thèses politiques aristotéliciennes, à partir d'un
contre-argumentaire humaniste. Pour Aristote en effet : « L'État est un fait de nature », et « Naturellement, l'homme
est un être sociable », par le simple fait qu'il maîtrise le langage rationnel, et est ainsi apte, plus qu'aucun autre
animal à se regrouper en société : « l'homme est infiniment plus sociable que tous les autres animaux qui vivent en
groupe ». Il s'ensuit que « La Nature pousse donc instinctivement tous les hommes à l'association politique » et que «
ἄνθρωπος φύσει πολιτικὸν ζῷον » — « l'homme est un animal politique »[29].
A contrario, « pour l'âge moderne, l'humanité de l'homme ne dépend pas essentiellement de son rapport à autrui dans
la construction d'un ordre juste »[30]. Dans l'esprit de l'humanisme, la relation entre l'homme et la morale ou la nature
Politique 7
n'est en effet pas d'ordre collectif, mais individuel. Dans la mesure où l'homme précède l'État, celui-ci ne saurait être
un fait de nature, et n'a pu être instauré qu'à un moment précis de l'histoire humaine, pour répondre à des besoins non
moins précis. Il est à noter qu'une telle position conventionnaliste existait déjà au temps d'Aristote. Outre un certain
nombre de sophistes cités par ce dernier et dont l'oeuvre ne nous a pas été transmise, tels que Lycophon, Épicure
partageait ces conceptions. Pour ce dernier, l'État fut instauré par convention (Sunkhétai), afin de permettre aux
philosophes de s'adonner à la science, sans redouter l'insécurité des rapports humains : « Épicure voit le fondement
de la cité, et plus généralement des liens de droit, dans des contrats ou des conventions liant des sujets autonomes
(...) les hommes s'associent parce qu'ils ont éprouvé la douleur de subir des dommages (...) l'homme n'est pas un
animal naturellement politique »[31]. Le hasard de la transmission des textes a contribué à occulter cette position
conventionnaliste, alors relativement fréquente.
Réhabilité par Hugo Grotius, qui établit l'existence, dans son Traité du droit de la guerre et de la paix, d'un droit
naturel préexistant aux divers droits politiques, l'État de nature est exposé clairement par Samuel Pufendorf dans le
premier livre du Droit de la nature et des gens. Pour celui-ci, l'État ne fait que confirmer positivement un système de
droit et de devoir préexistant en l'homme : il existe des lois naturelles, telles que la loi de sociabilité, qui régissent les
rapports humains. Toutefois, pour que ces lois naturelles puissent réellement être appliquées, l'intervention d'une
autorité politique est nécessaire : « Le but des législateurs de cette terre est de régler les actions extérieures de
chacun, le mieux qu'il est possible »[32].



Idéologie
Article détaillé : Idéologie.
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La première mention du terme idéologie remonte à 1801, lors de la publication des Éléments d'idéologie par Antoine
Destutt de Tracy. Toutefois, le sens que Tracy appliquait à ce néologisme n'avait rien de politique : il s'agissait d'une
science des idées et des sensations : « je veux dans cet écrit, non pas vous enseigner, mais vous faire remarquer tout
ce qui se passe en vous quand vous pensez, parlez, et raisonnez »[33]. Elle ne recouvre en fait son sens actuel qu'à
partir de l'Idéologie Allemande de Karl Marx, écrit en 1846, mais publié beaucoup plus tard.



Libéralisme
Article détaillé : Libéralisme.
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Le libéralisme est un courant de pensée de philosophie politique, né d'une opposition à l'absolutisme et au droit divin
dans l’Europe des Lumières (XVIIIe siècle), qui affirme la primauté des principes de liberté et de responsabilité
individuelle [référence nécessaire] sur le pouvoir du souverain. Il repose sur l’idée que chaque être humain possède
des droits fondamentaux qu'aucun pouvoir ne peut violer. En conséquence, les libéraux veulent limiter les
obligations sociales imposées par le pouvoir et plus généralement le système social au profit du libre choix de
chaque individu.
Le libéralisme repose sur un précepte moral qui s'oppose à l'assujettissement de l'individu, d'où découlent une
philosophie et une organisation de la vie en société permettant à chaque individu de jouir d'un maximum de liberté,
notamment en matière économique. Pour la plupart des libéraux, la dichotomie entre « libéralisme économique » et «
libéralisme politique » n'existe donc pas, puisqu'il s'agit de l'application d’une même doctrine dans des domaines
différents.
Au sens large, le libéralisme prône une société fondée sur la liberté d'expression des individus dans le respect du
droit du pluralisme et du libre échange des idées. Elle doit joindre d'une part dans le domaine économique, l'initiative
privée, la libre concurrence et son corollaire l'économie de marché, d'autre part, des pouvoirs politique et
économique bien encadrés par la loi et les contre-pouvoirs. Elle valorise donc le mérite comme fondement de la
Politique 8
hiérarchie. Cela suppose idéalement un état de droit où sont respectées les minorités jusqu'à la plus petite, l'individu,
l'État n'étant que le garant de ce respect et devant rendre des comptes de son action.
Cependant en fonction de la situation (et de ce que chacun peut en penser soi-même) le libéralisme pourra se
manifester de façon fort diverse, voire opposée. Le libéral pourra ainsi être, selon le lieu, voire en fonction des
moments, celui qui exige de l'État qu'il brise un traditionalisme religieux ou social oppresseur pour l'individu (caste,
statuts, discriminations et privilèges, ...) ou qu'il intervienne pour donner à chacun une véritable capacité d'action
économique (bridée par un monopole, la pauvreté, le manque d'éducation de crédit ou autre), ou inversement celui
qui s'oppose à l'intervention du pouvoir.
Les limites à fixer à l'action de l'État, ainsi que les modalités de l'action publique (notamment aux rôles respectifs de
l'action administrative et de la loi), seront spécialement sujet à débat au sein même. La plupart des libéraux
considèrent que l'action de l'État est nécessaire à la protection des libertés individuelles, dans le cadre de ses
fonctions régaliennes, et nombre d'entre eux (comme Adam Smith, Raymond Aron, Karl Popper ou Benedetto
Croce) acceptent et même recommandent certaines interventions de l'État dans l'économie, notamment en matière de
contrôle et de régulation. À l'opposé, les libertariens (ou anarcho-capitalistes) refusent à l'État toute légitimité dans
quelque domaine que ce soit.



Socialisme
Articles détaillés : Socialisme, Social-démocratie, Socialisme démocratique, Communisme et Histoire du
communisme.
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Le socialisme est un type d'organisation sociale fondé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de
production[34],[35],[36], par opposition au capitalisme.
Il est l'objectif de divers courants apparus et développés depuis le XIXe siècle, et ayant abouti aujourd'hui aux
différents courants marxistes et anarchistes, ainsi qu'aux sociaux-démocrates. La répartition des biens et services
peut se faire en fonction de la production de chaque individu (collectivisme, travail aux pièces) ou en fonction des
besoins de chaque individu (communisme, prise au tas). Les États marxistes ont une économie collectiviste, alors
que le communisme est préconisé par les anarchistes[37]. Le mouvement socialiste recherche une justice sociale[38],
condamne les inégalités sociales et l’exploitation de l’homme par l’homme[39], défend le progrès social[40], et prône
l'avènement d'une société égalitaire, sans classes sociales[36].
Pour leur part, les universitaires Georges Bourgin et Pierre Rimbert définissent le socialisme comme « une forme de
société dont les bases fondamentales sont les suivantes :
1. Propriété sociale des instruments de production ;
2. Gestion démocratique de ces instruments ;
3. Orientation de la production en vue de satisfaire les besoins individuels et collectifs des hommes. »[41]



Fascisme
Articles détaillés : Fascisme et Nazisme.
À l'origine, le fascisme (en italien fascismo) désigne un mouvement politique italien apparu à la fin de la Première
Guerre mondiale. Le 23 mars 1919, Benito Mussolini réunit un certain nombre de dissidents du PSI, et entreprend de
former un « Faisceau de combat » (fascio di combattimento). Par « Faisceau », Mussolini entendait alors un
mouvement spontanéiste, dans la lignée du syndicalisme révolutionnaire italien. Le terme appartenait de fait à un
vocabulaire d'extrême-gauche[42] . En concurrence directe avec d'autres organisations révolutionnaires (dont le parti
communiste naissant), les Fascii essaient de récupérer une clientèle de droite[43]. Ces tentatives de récupération
rassurent la bourgeoisie italienne, qui, à l'issue de la répression des mouvements ouvriers, considère ce mouvement
comme un moindre mal[44].
Politique 9
L'idéologie de ce mouvement est délicate à définir : on peut y voir schématiquement une synthèse du nationalisme et
du syndicalisme révolutionnaire[45], mais de multiples contextes et mouvements idéologiques ont en fait préludé à sa
création : le renouveau de l'irrationnel[46], le futurisme[47], l'antisémitisme[48]… Du fait de sa nature composite, le
fascisme a peiné à constituer une doctrine originale et nouvelle : « au début, le fascisme se distingue difficilement
d'autres mouvements ultra-minoritaires »[49]. Les contemporains eux-mêmes étaient sceptiques vis-à-vis d'un
programme « attrape-tout », qui capte aussi bien des thématiques marxistes, nationalistes et réactionnaires[50].
Comme le note l'historien Pierre Milza, cette diversité idéologique nous oblige à penser le fascisme comme une
pluralité : « Il n'y a pas un mais des fascismes »[]. Cette pluralité est d'abord spatiale : « Sur un fond commun (…) il y
a éclosion de mouvements politiques d'un type nouveau, proches parents les uns des autres, mais en même temps
dotés d'une spécificité qui tient au passé, aux traditions, aux structures des pays dans lesquels ils se développent »[].
Elle est aussi, et surtout, temporelle. Milza identifie ainsi quatre étapes de développement du fascisme :
1. Le premier fascisme constitue une réaction spontanée de la classe moyenne face à des menaces diverses et
contextualisées : prolétarisation, mouvements révolutionnaires[51]
2. Le second fascisme résulte d'une alliance entre le premier fascisme et la grande bourgeoisie, ce qui suppose que
cette dernière se sente également menacée. Cette alliance entraîne la liquidation de certains courants gauchisants
(le squadrisme italien, les SA allemands…)[52].
3. Le troisième fascisme représente le fascisme de gouvernement. Il hérite des contradictions initiales du
mouvement. À la différence des dictatures de droite classiques, le fascisme ne peut simplement consacrer la
domination des élites en place. Il doit en effet satisfaire certaines classes sociales inférieures, qui ont constitué sa
clientèle originelle : la petite bourgeoisie fournit ainsi les principaux cadres du nouveau régime, tandis que de
multiples institutions sociales (corporations) s'efforcent d'intégrer le prolétariat à la société fasciste. Ces
dispositions contradictoires ne peuvent se concilier que dans le cadre d'un grand dessein national. Aussi, par ses
contradictions mêmes, le fascisme est acculé à la guerre[53].
4. Le quatrième fascisme ou full fascism s'efforce de remplacer l'ordre bourgeois et libéral par un ordre nouveau. Ce
remplacement présuppose la mise en place d'un pouvoir totalitaire (l'État-SS) et le conditionnement généralisé des
individus[54].
Considéré sous l'angle de ces deux pluralités, le Fascisme devient un concept politique générique, qui, au-delà du
régime de Mussolini caractérise le Nazisme de Hitler, la Ligue de Cuza de Codreanu, la Heimwehr autrichienne, le
BUF d'Oswald Mosley, le PPF de Jacques Doriot… Il semblerait même que l'on puisse parler, après 1929, d'une
internationale fasciste. En 1932, Mussolini affirme ainsi dans un discours tenu à Milan : « Dans dix ans, l'Europe
sera fasciste ou fascisée »[55]. Un peu plus tôt, l'un des caciques du régime, Asvero Gravelli, allait jusqu'à déclarer
dans sa revue Antieuropa : « le fascisme est le fossoyeur de la vieille Europe. Voici que surgissent les forces de
l'Internationale fasciste »[56]. C'est dans cet esprit que Mussolini créa les CAUR (Comitati d'Azione per l'Universalità
di Roma) en 1933, afin de fédérer les mouvements qui se réclament du fascisme italien[57]. Cette initiative resta
lettre morte : foncièrement nationalistes, les fascismes ne sauraient cohabiter[58]. Ce n'est que par l'expansionnisme
de quelques États fascistes, que le fascisme put s'imposer internationalement.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les mouvements fascistes cessent de constituer une alternative politique
viable. Aussi bien leur compromission dans des crimes contre l'humanité que « l'avènement d'un système capitaliste
infiniment plus internationalisé que par le passé »[59] hypothèque définitivement leur avenir idéologique. Bien que «
l'époque du fascisme » soit close, ces mouvements continuent, marginalement, d'exister.
Politique 10



Organisation du pouvoir
Régimes politiques selon la légitimité
Pour s'exercer sans rencontrer d'opposition, le pouvoir politique s'est toujours attaché à justifier de sa légitimité.
Celle-ci peut reposer sur :
• la tradition et l'hérédité, cas des régimes traditionnels, des monarchies et de systèmes aristocratiques ;
• la volonté divine, cas des théocraties mais aussi de la monarchie de droit divin ;
• l'expression du droit des peuples et des individus (souveraineté populaire) ; c'est le cas des démocraties mais aussi
de régimes autoritaires mais se réclamant de la volonté populaire (certains régimes fascistes) ;
• le mérite et la qualité des dirigeants. C'est la théorie induite par les régimes gouvernés par les « sages » (cas de
certains pouvoirs locaux ou tribaux), d'oligarchie bourgeois (suffrage censitaire) ou techniciens ;
• le souci d'efficacité de l'action politique, officiellement pour le bien du peuple même si celui-ci n'est —
temporairement ou de façon permanente — pas jugé apte à exercer le pouvoir. Ce sont les régimes inspirés du
positivisme, les technocraties ;
• le hasard (stochocratie).
Historiquement, il semble que dans un certain nombre de premières civilisations, le pouvoir politique n'apparaît pas
distinct du pouvoir religieux (voir par exemple la Politique dans l'Égypte antique). La confusion du pouvoir politique
et religieux, ou la soumission du pouvoir politique au religieux, ou la très grande proximité des deux, s'appelle
théocratie.
Dans L'état social de la France, Jean-François Chantaraud indique qu'à l'affaissement de la légitimité des dirigeants,
mesurée par l'augmentation de l'abstention aux élections politiques et sociales, et produite par la visibilité de leur
impuissance sur les grands enjeux comme la dette publique, l'emploi, le climat ou encore la biodiversité, correspond
l'émergence d'une nouvelle forme de système politique qu'il nomme la sémiocratie. D'après lui, la nécessité de
clarifier la lisibilité des décisions dans une société complexe suppose une grille de lecture, une gamme de
priorisation, un système de repères qui doit être défini ensemble pour être compris et accepté par le plus grand
nombre.



Autres typologies de régimes politiques
La politique consiste d'abord en l'organisation du pouvoir dans la société. On distingue entre plusieurs Systèmes de
prise de décision.
On distingue traditionnellement entre monarchies et républiques, une distinction institutionnelle finalement jugée
peu pertinente de nos jours compte tenu du fait de la diversité des types de monarchie (de la monarchie parlementaire
scandinave ou britannique à la théocratie saoudienne) et de types de républiques.
Les distinctions actuelles reposent plus sur le degré de démocratie, la démocraticité, caractérisant le régime. On
distingue ainsi les régimes démocratiques, autoritaires, ou totalitaires.



Pouvoirs politiques
Le pouvoir politique est constitué d'au moins deux fonctions distinctes :
• un pouvoir exécutif, qui prend des décisions et, une fois celles-ci adoptées, les applique et les fait appliquer au
travers d'une administration ;
• un pouvoir législatif (une ou des assemblées), assurant la représentativité du peuple ou du moins de l'élite, qui
accepte ou non les décisions de l'exécutif et peut parfois en proposer lui-même.
À cela s'ajoutent des pouvoirs non directement « politiques » mais qui participent au système politique :
• le pouvoir judiciaire, chargé de juger ;
Politique 11
• le pouvoir médiatique, est souvent qualifié de quatrième pouvoir compte tenu de sa capacité supposée ou réelle à
influencer l'opinion publique.
Dans la pensée politique démocratique occidentale (née en Grande-Bretagne puis formalisée par le philosophe
français Montesquieu), qui sert actuellement, au moins sur le papier, de modèle au niveau international, les pouvoirs
doivent être séparés. Dans les démocraties on distingue ainsi entre :
• le régime présidentiel (qui donne le pouvoir à la tête de l'exécutif) ;
• le régime parlementaire ou d'assemblée (qui donne le pouvoir au pouvoir législatif) ;
• des formes mixtes.



Pouvoirs territoriaux
Les modes d'organisation territoriale constituent un autre aspect de l'organisation du pouvoir. À cet égard, on
distingue :
• l'État unitaire qui pratique la centralisation du pouvoir ;
• les États unitaires pratiquant une dose plus ou moins importante de décentralisation du pouvoir ;
• les États fédéraux, pratiquant le fédéralisme, conférant un pouvoir important aux divisions territoriales (appelées
État, land, région, province, etc.).
Classiquement, les États comprennent deux grands types de subdivisions territoriales :
• de larges entités régionales (au sens français) correspondant souvent à des entités historiques bien déterminées,
ayant parfois connu au cours de leur histoire des périodes d'indépendance ou d'autonomie (telles, en Europe, la
Bretagne, l'Écosse, la Catalogne, la Bavière, etc.) ;
• les municipalités ou villages, constituant historiquement la cellule de base de la vie locale.
Entre les deux, existent parfois des échelons politique et/ou administratifs tels, en France, le département et les
cantons.
Au-dessus du cadre national, existent des structures politiques plus ou moins souples « régionales » (telle l'Union
européenne) et mondiales (telle l'Organisation des Nations unies).



Politiké : art et pratique
Vie politique
Les modalités d'accession au pouvoir sont, comme l'organisation du pouvoir, déterminées par les institutions et sont
une part du régime politique. Cependant, elles dépassent également la question de l'organisation du pouvoir pour les
raisons suivantes :
• l'accession au pouvoir dépend également de la vie politique, c'est-à-dire notamment, dans les sociétés
contemporaines, de la vie des partis politiques ; d'où également la question des relations entre le pouvoir et ses
oppositions ;
• la question de l'accession au pouvoir dépasse également celle de son organisation puisque l'accession peut se
produire par une forme qui n'a pas été prévue par les institutions. Ce sont toutes les formes de prises de pouvoir
violentes : coup d'État et révolution.
Politique 12
Mode d'accession au pouvoir
L'Assemblée nationale, le
parlement suisse
Le Parlement européen à Strasbourg
Les différents modes d'accession au pouvoir dépendent de la légitimité
du régime en place (lire supra) ainsi que du type de régime (supra). Sur
le papier, le système de l'élection, fondé sur le présupposé théorique de
la démocratie, s'est imposé au XXe siècle comme le système standard
international de désignation des dirigeants. Il existe des exceptions
avec en particulier des monarchies (Arabie saoudite, sultanat de
Brunei, etc.).
Au sein du système démocratique, on distingue notamment entre :
• démocratie directe ou démocratie indirecte avec mandat impératif
ou représentatif (délégation de pouvoir) ;
• différentes de mise en oeuvre, à travers divers types de système
électoral.
Modes d'action politique
Dans les régimes démocratiques, le mode normal d'accession au
pouvoir est la participation aux élections.
D'autres modes d'expression non violents existent également
(manifestations, grèves, Non-violence, Désobéissance civile, Conflit
non-violent, boycott, campagnes de presse, cybermouvements, etc.).
Le domaine de la politique recouvre cependant également des modes
d'actions politique violents : coup d'État, révoltes, Révolution. Certains
actes violents sont considérés comme du Terrorisme par ceux contre
lesquels ils sont destinés et des actes de Résistance par ceux qui le
pratiquent.


Partis politiques
Des factions politiques opposées ont toujours existé au sein de tous les régimes, souvent plus fondés sur le soutien à
une personnalité du régime (souvent un prince ou un grand seigneur au sein des monarchies). À partir de la
Révolution française au moins (mais bien plus tôt en Angleterre avec les tories et whigs), s'est mis en place un
modèle fondé sur des partis politiques ou mouvements politiques théoriquement plus soudés par des idées politiques
plus que par le soutien à une personnalité.
Les systèmes politiques multipartistes se sont répandus à travers le monde, introduisant des notions politiques
nouvelles :
• l'alternance politique pacifique à la tête du gouvernement entre partis ;
• la distinction entre une majorité et une opposition ;
• la distinction entre deux principaux camps politiques : la droite et la gauche, ou, de manière caricaturale, les
conservateurs et les réformateurs, etc.
Les mouvements politiques peuvent être associés dans leur action avec des mouvements sociaux, des associations,
etc. L'article 4 de la Constitution de 1958 régit l'organisation des partis politiques en France.
Politique 13
Rôle politique des médias
Les médias ont toujours joué un rôle important dans la vie politique, constituant un relais de la vie politique envers le
public. L'influence des médias a conduit à appeler la presse le « quatrième pouvoir ». Le pouvoir politique a suivi les
évolutions technologiques, utilisant la presse, la radio (les « causeries au coin du feu » de Franklin Delano
Roosevelt), le cinéma (les films de propagande des régimes totalitaires), la télévision puis Internet et le marketing
direct.
En France, l'utilisation de médias touchant directement le grand public, hormis la presse, était considérée au début du
XXe siècle avec suspicion par les milieux républicains pour qui le lien direct de la tête de l'exécutif avec le peuple
relevait de la tradition bonapartiste. L'utilisation de la radio tout d'abord (l'appel du 18 juin du Général de Gaulle)
puis de la télévision par le général de Gaulle a brisé ces tabous.
Le développement des médias a conduit à une modification des comportements des hommes politiques, une tendance
appelée peoplelisation au début des années 2000. Il s'agit de montrer une autre image (non institutionnelle et plus
intime) de l'Homme politique et de mettre en scène sa vie privée afin de créer une image favorable et un lien de
proximité avec l'électeur potentiel. En France, on peut tracer ses prémices dans les années 1970 lorsque Valéry
Giscard d'Estaing mit sa femme en scène et se fit filmer en train de jouer de l'accordéon.


Exercice du pouvoir
La politique menée par un gouvernement recouvre l'ensemble de ses décisions prises à l'échelon politique ou à
l'échelon administratif. Cette politique « générale » se subdivise en politiques sectorielles dont les principales sont la
politique sociale, la politique économique, la politique étrangère, etc. Un concept qui peut être affiné (politique du
logement, politique culturelle, politique agricole, etc.). L'action politique s'exerce concrètement à travers l'émission
de règles (de niveau politique ou administratif) appliquées ou contrôlées par une administration.



Représentations
La présence des femmes en politique a augmenté lentement mais sûrement entre 2000 et 2009. D'après un rapport
des Nations unies[réf. nécessaire], la proportion de sièges qu'elles occupent dans les parlements nationaux est passée de
17 à 23 % pour les régions développées et de 11 à 17 % pour celles en développement.
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