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 Thérapie de l'âme - Chapitre : Sur les amis, l’amitié et le conseil

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YsF



Messages : 48
Date d'inscription : 02/11/2011

MessageSujet: Thérapie de l'âme - Chapitre : Sur les amis, l’amitié et le conseil    Mar 29 Nov - 10:30

Celui qui te fait des reproches tient à toi, et celui qui n’accorde pas d’importance à tes défauts renonce à toi. Le reproche fait à un ami ressemble au moulage d’un lingot d’or, il peut-être pur ou altéré.

Ton ami qui occulte un secret qui te concerne te trahit plus que celui qui divulgue ton secret, car ce dernier se contente de trahir, mais celui qui te cache ce secret te trahit et suppose que tu es un traître.

Ne désire pas celui qui renonce à toi te causant ainsi déception et humiliation, et ne renonce pas à celui qui tient à toi car cela est une source d’injustice et un symptôme de l’abandon de la charité, ce qui est une vilenie.

Celui qui se voit obligé de fréquenter les gens, ne doit pas montrer toutes ses illusions à son ami, et doit le considérer tel un sérieux ennemi, il doit chaque jour s’attendre à la traîtrise de ses amis et leur mauvais traitement comme s’il s’agissait de ses ennemis, si rien de cela ne se réalise, alors louange à Allah – exalté soit-Il – dans le cas contraire il y sera préparé et ne mourra pas de peine.

Je t’apprends qu’il y a parmi ceux qui m’ont fait preuve de pure affection dans les moments de difficulté, d’aisance, de fortune, de peine, de colère et de satisfaction quelques uns qui ont défectueusement changé de conduite à mon égard après douze années successives d’amitié sincère à cause d’une raison banale. Je n’aurais jamais cru qu’une telle raison puisse affecter quelqu’un au point de ne pouvoir envisager la réconciliation, ce qui m’a énormément peiné.

Malgré tout, on ne doit pas mal se conduire, car on risque de faire partie des méchants et des perfides. Il existe un chemin difficile et ardu qui requiert que la détermination de celui qui le suit soit plus forte que les colombes du désert, et qu’il soit plus prudent qu’une pie. En effet, jusqu’à ce qu’il quitte les gens vers son Seigneur – exalté soit-Il – ce chemin est celui de la réussite dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà. Il donne à celui qui le suit la pureté des intentions des associés aux âmes saines et aux esprits justes qui ne connaissent pas la fourberie et l’espièglerie. Il contient aussi les bienfaits des loyaux et les qualités des bienfaiteurs. Celui qui le suit acquiert également l’immunité des rusés et la sécurité des malins et des futés.

De même, il faut contenir le secret de celui qui te fait confiance et de ne pas divulguer à l’un de tes amis ou aux autres. Tu peux aussi dissimuler le secret confié de tes amis de quelque façon que ce soit, même aux personnes les plus proches de toi, tu dois être loyal envers tous ceux qui t’accordent leur confiance et à ne jamais confier à quiconque une important affaire te concernant, sauf pour une nécessité, continue à œuvrer et Allah –exalté soit-Il – t’aidera.

Dépense ton argent et ton rang en faveur de ceux qui demandent ton aide et même de ceux qui ne le font pas, de tous ceux qui ont besoin de toi et auxquels tu peux offrir ton aide même s’ils s’abstiennent de s’adresser à toi, n’attends aucune rétribution autre que celle de ton Seigneur – exalté soit-Il. Suppose toujours que celui avec qui tu te montres généreux est bien le premier à pouvoir te nuire et te blesser, vu que les personnes aux natures perfides méprisent ceux qui les traitent avec générosité, ils les envient pour leur situation meilleure que la leurs. Traite donc chaque homme avec bonté mais suppose qu’il te méprise, s’il s’évade à des moments au fil des jours et des nuits, tu vivras sauf et tranquille.

Ne prodigue pas de conseil avec la condition qu’il soit accepté. Ne recommande pas en t’attendant à ce que ta requête soit satisfaite. Et n’offre rien en t’attendant à la rétribution, mais dans le but de faire le bien, d’accomplir ton devoir de conseil, de recommandation et de bienfaisance.

La limite de l’amitié – sur ses deux extrémités – se définit notamment par deux caractéristiques : la capacité à être affecté par ce qui affecte l’autre et celle de se réjouir de la joie de l’autre. Celui qui n’éprouve pas ces sentiments n’est pas un ami. Tandis que celui qui les éprouve en est véritable. L’amitié nécessite la notion de réciprocité, par définition on est l’ami de notre ami.

En effet, dans d’autres contextes, l’individu peut aimer un autre qui le déteste, tels que les parents avec les enfants, les frères avec leurs frères, entre les époux et celui pour lequel on ressent de la passion.

Tout ami ne conseille pas, mais toute personne qui donne des conseils est un ami par rapport à ce conseil.

La définition du bon conseil se confond avec celle de l’amitié. Il faut être affecté par ce qui nuit à l’autre, que ce dernier éprouve le même sentiment ou pas, et de se réjouir de la joie de l’autre, que ce dernier éprouve le même sentiment ou pas.

Et l’extrême fin de l’amitié qui ne peut être surpassée est que ton ami t’associe à lui-même et à son argent sans raison obligeante, et te préfère à tout autre. Si je n’avais pas vu al Mudhaffar et Mubârak de Valence, j’aurais dit que ce type de personnes n’existait pas à notre époque, sauf que je n’ai jamais vu deux hommes répondre à tous les critères d’amitié malgré l’existence de raisons pouvant causer la rupture, comme eux.

Il n’y a pas une vertu autre qui ressemble à un vice comme l’abondance des frères et des amis. Certes, c’est une vertu complète et complexe car celle-ci ne s’acquiert que par la clémence, la générosité, la patience, la fidélité, la complicité, le partage, l’intégrité, la bonne défense, la transmission de la science, et par tout état louable.

Si l’on recense les défauts, puisqu’on en a plusieurs, la difficulté réside à vouloir leur plaire et à les intéresser par l’association. De même, ton devoir à leur égard en cas de malheur si tu les trahis ou renonces à eux, te fais courir le risque d’être incriminé et blâmé. Si tu te montre fidèle, tu risquerais de te causer du tord voire de périr, ce que n’hésiterait pas à faire le vertueux qui est lié par une forte amitié. Si tu observes la peine causée par ce qui peut les attendre tels que la mort, la surprise, la séparation, ou le prétexte de l’un d’eux justifiant sa traîtrise, l’on réalise que le bonheur qu’ils procurent ne couvre pas le chagrin que l’on ressent à cause d’eux.

Il n’y a pas un vice qui ressemble à une vertu comme le désir d’éloges, la preuve étant que celui qui en est satisfait est sot, et on a bien parlé des gens d’éloge dans al Athar (Muslim, Kitab az Zuhd 4/2297, Hadith 69), mais cela peut être bénéfique dans la mesure où cela limite la méchanceté et favorise le bien. C’est une raison qui fait que l’on désire les vertus au sujet desquelles on a reçu les éloges. Je me suis assuré de l’information selon laquelle, quelqu’un qui désirait la réussite dans la vie a rencontré un homme connu par sa méchanceté envers les gens, et qui se charge d’ignobles actes, alors il l’a loué. Ce dernier a entendu les remerciements et les qualités de beauté et de bienfaisance qui lui ont été attribuées. Et cela fut une raison qui incita ce scélérat à limiter les préjudices qu’il causait.

Quelques genres de conseils peuvent tourner à de la médisance, car celui qui entend quelqu’un calomnier ou diffamer un autre par injustice, qui le cache à celui qui a été calomnié, est considéré comme injuste et méprisable. Mais s’il l’en informe, il causerait peut-être au diffamateur et comploteur plus de tord qu’il ne le mérite. Il se serait injustement comporté vis-à-vis de lui.

Il n’est pas juste de châtier l’injuste par une plus grande injustice. Cela est une affaire difficile sauf pour les sages aux grandes opinions. Le sage doit dans ce cas garder la parole du calomniateur sans en faire part au calomnié afin d’éviter les risques d’exagérer. La médisance, quant à elle, consiste à rapporter des paroles que l’on a entendues sans que celles-ci s’avèrent être nuisibles à celui à qui on les rapporte, qu’Allah – exalté soit-Il – nous aide.

Le conseil se fait en deux étapes. La première est une obligation de religion, et la deuxième consiste en un avertissement et un rappel. Quand à la troisième, il s’agit d’un blâme et un reproche.

En effet, il est du devoir de chacun de répéter les conseils les concernant, que celui que l’on conseille en soit satisfait ou non, qu’il s’en attriste ou pas.

Si tu veux prodiguer conseil, fais le discrètement et non ouvertement et publiquement, par exemple par des insinuations. Les déclarations sont à éviter sauf si l’on ne comprend pas tes insinuations. Et ne conseille pas en t’attendant à ce que tes conseils soient acceptés.

Si tu dépasses ces cas de figures, tu serais injuste et non quelqu’un de bon conseil. Tu serais une personne qui demande obéissance et non qui accomplit un devoir de religion et de fraternité. Cela ne serait guère l’affaire d’un sage ni d’un ami, mais celle d’un chef avec son peuple ou du maître avec ses serviteurs.

N’exige pas de ton ami plus que tu ne peux lui donner toi –même, si tu lui en demandes plus tu serais injuste, ne gagne qu’à condition que tu saches que tu vas perdre et ne prends de responsabilité qu’en attendant à la destitution, autrement tu te nuiras en t’attribuant une mauvaise réputation.

Pardonner aux égoïstes, aux opportunistes n’est pas de la noblesse ni de la vertu, mais c’est de la servilité, de la faiblesse car cela les encourage à exagérer cet ignoble défaut et à en être satisfaits. Cela les aide à continuer à causer ce tord. Le pardon relève de la noblesse si c’est à l’égard des gens qui prennent l’initiative de pardonner et de faire preuve d’abnégation. Les vertueux doivent traiter ces derniers de la même manière surtout s’ils en ont plus besoin.

Si quelqu’un disait : si tes paroles exigeaient que l’on renonce au pardon et à l’indulgence avec les amis, et que l’on traite les amis et les ennemis sur un pied d’égalité, ce serait une évidente abomination.

Nous disons avec l’aide d’Allah – exalté soit-Il – des paroles qui n’incitent qu’au pardon, à l’indulgence et à l’abnégation, non à l’égard des profiteurs mais des vrais amis.

Alors si tu veux connaitre le but de cette œuvre et apprendre la juste méthode, il faut savoir que l’affaire qui nécessite que l’un des amis préfère son ami à lui-même, doit être examinée par chacun des deux amis. Un des deux amis, par amitié, a le devoir de faire preuve d’abnégation en faveur de l’autre qui en a le plus besoin. S’il ne le fait pas, il renoncerait à lui, ce qui serait impardonnable car il ne serait ni un ami ni un frère.

Si leur besoin est égal et que la nécessité est la même pour les deux, leur devoir est de se hâter de faire preuve d’abnégation. S’ils le font alors ils sont de vrais amis. Et si l’un d’eux seulement en prend l’initiative sans que l’autre en fasse de même, et que ce soit d’usage que ce dernier ne le fasse pas, alors il n’est pas un véritable ami. Il ne doit donc pas être traité comme tel. Mais s’il prend l’initiative lors d’autres affaires, alors ce sont bien des amis.

Si tu veux rendre service à quelqu’un qui te l’a demandé, ou que tu veux l’entamer alors fais-le de la façon que lui veut et non de celle que tu veux, ou bien abstiens toi de le faire. Sinon tu commettrais du tord au lieu de rendre service. Tu serais blâmé au lieu d’être remercié, et tu serais un ennemi au lieu d’être un ami.

Ne rapporte pas à ton ami ce qui peut le peiner et ce dont la connaissance ne peut lui être d’aucune utilité. Cela est un acte vil. Ne lui cache rien qui est susceptible de lui nuire car cela est un acte malveillant. Ne te réjouit pas, si l’on fait ton éloge pour une qualité que tu ne possède pas. Cela devrait t’attrister car un faux éloge avertit les gens de tes faiblesses, en conséquence, ceux-ci peuvent se moquer de toi. Et nul ne serait ainsi satisfait sauf un fou à l’esprit faible.

Que cela ne t’attriste point si tu es critiqué pour ce que tu n’es pas. Que cela te rende heureux car tes qualités attirent l’attention des gens, mais réjouis-toi si tu as des qualités louables, qu’on te loue ou pas. Et attristes toi si tu as des défauts qui méritent d’être blâmés, que tu aies été blâmé ou pas.

Si l’on entend quelqu’un médire la femme de son ami, qu’on ne le lui dise jamais, surtout si le médisant est une mauvaise langue qui critique et crée des distorsions entre les gens. Ou si c’est quelqu’un qui ne veut pas passer pour un pêcheur et veut que les autres passent pour tel, ce qui est courant.

En général, on ne doit dire que la vérité, et l’individu ne sait guère si les dires de cet auteur sont vrais ou faux, mais il est certain que ceci est grave en Islam. S’il reçoit l’information amplement d’un groupe, constate que ces dires ne proviennent pas d’une seule personne, et qu’il s’assure de sa crédibilité, il doit parler à son ami, seul à seul, et délicatement en disant : « les femmes sont nombreuses », ou « contrôle ta demeure, et éduque ta famille », « évite de faire ceci ou fais attention à cela ».

Si le conseillé accepte et se préserve, il a alors de la chance. Si l’ami conseiller voit qu’il ne se préserve pas et qu’il n’accorde pas d’importance à cela, il ne devra plus lui en reparler en continuant d’être son ami. Car le fait qu’il n’ait pas cru à ses dires, ne devrait pas causer la rupture. Mais s’il prend connaissance d’une vérité et qu’il veut en faire part à son ami, il est de son devoir de le lui dire et de l’informer de ce qu’il en est. Alors s’il n’en change rien, il devrait éviter son amitié car il n’y a pas de bien ni de pureté en lui.

L’entrée d’un homme en cachette dans la maison de quelqu’un est preuve de mal qui ne requiert par d’autres preuves. Et l’entrée d’une femme en cachette dans la maison d’un homme est pareille. Le fait de demander d’autres preuves est absurde. Et il faut éviter, dans tout les cas, une telle femme et vous séparer. Celui qui la retient n’a pas de dignité.

Les gens selon leurs mœurs se répartissent en sept catégories :

------- Une qui loue les gens en leur présence et les calomnie en leur absence. Cela est une caractéristique d’hypocrite. Et c’est un défaut répandu entre les gens.

------- Une autre critique en présence comme en absence. C’est le vice des médisants insolents et des effrontés.

------- Une catégorie flatte en présence comme en absence, ce qui est un attribut des adulateurs cupides.

------- Une catégorie calomnie les gens en leur présence et les loue en leur absence. C’est le défaut des faibles d’esprit.

------- Les gens vertueux s’abstiennent de critiquer ou de louer en présence des gens. Ils font leur éloge en leur absence ou s’interdisent la calomnie.

------- Quand à ceux qui critiquent sans hypocrisie ni culot, ils s’abstiennent de critiquer les gens en leur présence et les critiquent en leur absence.

------- Les gens méfiants s’abstiennent de louer ou de médire en présence comme en absence des gens.

On a vu et mit à l’épreuve des gens de toutes les catégories précitées.

Si tu donnes des conseils, fais-le loin des gens et avec des paroles délicates, et ne profère pas les insultes que tu assignes à quelqu’un devant un autre. Car tu serais un médisant. Si tu conseilles avec des paroles rudes, cela risque d’éloigner les gens. Allah – exalté soit-Il – a dit : « Puis, parlez-lui gentiment » (Sourate TâHâ, verset 44)

Le Prophète, que les bénédictions et la paix soient sur lui, a dit : « Ne faîtes pas fuir les gens» (al Bukhari, 1/163)

Si tu conseilles avec la condition qu’on accepte ton conseil, tu seras injuste. Ton conseil pourrait être faux. Tu serais alors obligé de l’accepter et renoncer à ce qui est juste.

Chaque chose à son utilité. La fréquentation des ignorants m’a donc été d’une grande utilité, dans la mesure où mon tempérament s’est fortifié, mon esprit a flambé, mes idées se sont revivifiées, mon énergie a été stimulée. Cela a été la cause de grandes inspirations, et si les ignorants n’avaient pas suscité mon calme ni incité mes pensées profondes, ces inspirations n’auraient pas surgi.

Ne deviens jamais le beau frère ou le genre de ton ami. Ne conclus pas de vente avec lui. Car ces deux affaires sont souvent des raisons de rupture, même si les ignorants croient qu’elles peuvent resserrer les liens. Ce n’est guère le cas car ces deux contrats incitent chacun à chercher son propre intérêt car ceux qui préfèrent les autres à eux-mêmes sont très peu nombreux. Quand chacun défend ses propres intérêts, le conflit a lieu et la grandeur d’âme est corrompue.

Le plus sauf des liens de parenté par alliance est celui des proches entre eux, car les liens de parenté leur posent l’équité même s’ils ne le voulaient pas, ils en sont obligés, dans la mesure où cette alliance engendre naturellement que chacun la défende et la protège, les rassemble encore plus.

Extrait du livre : Thérapie de l'âme par l'imam ibn Hazm
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