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 Mohammed Moussaoui : "Le débat sur la laïcité risque de laisser des séquelles sur le vivre ensemble"

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hud



Messages : 250
Date d'inscription : 18/08/2008

MessageSujet: Mohammed Moussaoui : "Le débat sur la laïcité risque de laisser des séquelles sur le vivre ensemble"    Ven 25 Mar - 7:46

Mohammed Moussaoui : "Le débat sur la laïcité risque de laisser des séquelles sur le vivre ensemble"


Jeudi 17 mars 2011, le CFCM avait convié la presse au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE) afin de présenter la position du Conseil sur l'organisation du débat sur la laïcité. Étaient présents autour de la table le président du CFCM Mohammed Moussaoui, Anouar Kbibech, secrétaire général, Haydar Demiryurek, vice-président, Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon et membre du bureau du CFCM, Abdallah Zekri, délégué régional du culte musulman , Aslam Timol, secrétaire général délégué.


Un débat mal engagé

(Photo CAPE) Pour le président du CFCM, le débat sur la laïcité, et implicitement sur l'islam, organisé par l'UMP le 5 avril prochain est un débat "mal engagé". D'abord appelé débat sur l'islam avant d'être renommé débat sur la laïcité, il risque, tout comme le débat sur l'identité nationale, de "laisser des séquelles sur le vivre ensemble".

Le bureau du CFCM a, hier mercredi 16 mars, rencontré le nouveau ministre de l'Intérieur et des cultes Claude Guéant, a déclaré M. Moussaoui, pour qui la rencontre a été "essentiellement consacrée au débat" à venir. "Organisé dans un cadre strictement partisan", "son lancement et les déclarations qui l'ont suivi ont suscité de réelles inquiétudes", a souligné le président du CFCM. L'idée lancée par exemple par Jean-François Copé d'"interdire les prêches en langue arabe" est "révélatrice des dérives qui peuvent sortir de ce débat". Elle a par la même "entamé la crédibilité même du débat", "l'utilisation d'autres langues chez toutes les traditions religieuses étant une évidence."

Le CFCM a par ailleurs "pris acte des propos rassurants du ministre de l'Intérieur", même si celui-ci n'exclut pas la possibilité "d'expressions individuelles inconsidérées". Pour ce dernier, le "débat à venir vise à conforter le principe de laïcité et à permettre aux musulmans de se sentir plus à l'aise dans l'exercice de leur culte". "De notre côté, nous resteront fidèle à notre mission de défense des intérêts du culte musulman", a souligné M. Moussaoui, qui a précisé que si le CFCM ne "compte pas participer à la rencontre du 5 avril", il ne s'agit "pas d'un boycott", le Conseil n'y ayant "pas formellement été invité", et souhaitant par la même "rester cohérents quant à sa position : respecter le choix de l'UMP en demandant que notre position soit comprise et respectée."

Après ce bref exposé de la position du CFCM, Mohammed Moussaoui a choisi de faire un bref "tour d'horizon des points" qui lui paraissaient essentiels :

Sur le principe de laïcité, "la liberté d'expression religieuse est une dimension de la laïcité" et "l'attachement des musulmans de France à la laïcité est indéfectible".

Sur le financement des lieux de culte et la construction de mosquées : "Aujourd'hui, les musulmans de France ne demandent que l'application de la loi, ni plus ni moins". Ils "ne demandent pas de financement non prévus par la loi".
Au niveau national, il existe "moins d'une trentaine" de minarets, ils n'ont "jamais servi à l'appel à la prière et "ce n'est pas une demande des musulmans".

Sur les prières dans la rue : "En étant très large elles concernent moins d'une dizaine de lieux de culte au niveau national". Et "les personnes contraintes de prier dans la rue ne le font pas de gaieté de cœur
la rue n'étant pas le lieu naturel de la prière".

Sur la formation des cadres religieux : C'est "un grand chantier comme l'est celui de la construction des mosquées. La formation "doit s'articuler sur les efforts des instances musulmanes elles-mêmes pour le volet théologique, et l'État peut aider sur l'enseignement social, juridique et historique, qui peut d'ailleurs être destiné aux cadres religieux de tous les cultes".

Sur le halal et l'abattage rituel : "Dans le cadre de la réglementation actuelle un compromis a été trouvé entre le respect de la liberté religieuse et les impératifs de la protection animale à laquelle les cultes, musulman comme israélite, sont profondément attachés".

Sur les menus dans les cantines scolaires : La "demande souvent exprimée est celle de repas sans viande qui permettraient d'avoir une alternative". Il est cependant "faux de dire qu'il existe une volonté des musulmans de France que des menus halals soient systématiquement proposés dans les écoles."


Le CFCM, une structure légère

Mohammed Moussaoui (premier plan) et Anouar Kbibech (Photo CAPE) S'agissant de l'interdiction qui pourrait être faite, selon la volonté du ministre de l'Éducation nationale, aux mères voilées d'accompagner les sorties scolaires", la question a été, selon Haydar Demiryurek, évoquée avec M. Guéant. Elle constitue pour le CFCM un sujet préoccupant et l'instance souhaiterait pouvoir rencontrer le ministre de l'Education nationale pour évoquer la situation. "Il est déjà difficile pour beaucoup d'écoles de trouver des parents bénévoles" pour accompagner les sorties scolaires, "les limiter avec cette interdiction est pour nous incompréhensible", a-t-il ajouté.

Puis c'est Mohammed Moussaoui qui est revenu sur la formation des cadres religieux pour préciser, chiffres à l'appui, que un tiers des imams parlent le français, un autre tiers le parle moyennement et un troisième tiers est en difficulté par rapport à cette langue. Mais quid des imams venant de l'étranger pour une durée déterminée ? Selon le président du CFCM, il y en aurait environ 300 (150 Turcs, 120 Algériens et une trentaine Marocains), et leur statut doit être réétudié, les pays qui les envoient devant "intégrer le côté linguistique dans la formation qu'ils leur délivrent"

Profitant de questions de journalistes, Mohammed Moussaoui a tenu à souligner un fait, connu mais jusque là jamais dit aussi clairement : le CFCM a été construit sur la base d'une fédération d'organisations. La structure "est un espace d'échange et de dialogue des fédérations", une "sorte de guichet". L'instance représentative n'est donc "pas encore dans la mutualisation des efforts". La question est de savoir si le CFCM "continuera comme une structure légère ou si nous allons nous orienter vers plus de mutualisation", a-t-il ajouté.


L'UOIF, grand absent
Le CFCM appellera-t-il pour autant à sanctionner l'UMP ? a demandé le correspondant d'Al Jazeera, en référence au fait que Abdallah Zekri a déchiré sa carte d'adhérent à l'UMP "Les musulmans Français sont de toutes les couleurs politiques" a répondu le président du CFCM, et il n'est pas "dans nos prérogatives d'appeler à sanctionner ou pas un parti", d'autant plus qu'"au sein même de l'UMP les positions concernant le débat divergent". "Nous ne sommes pas mandatés pour dicter à nos concitoyens leurs choix politiques" a encore ajouté M. Moussaoui.

Pour sa part, Abdallah Zekri, très remonté, a estimé que le CFCM n'a pas à aller à la rencontre de Jean-François Copé. Mohammed Moussaoui avait un peu auparavant précisé qu'il y avait débat au sein de l'instance représentative sur l'opportunité de rencontrer ou pas le président de l'UMP, et que le CFCM s'orientait plutôt vers une rencontre. "C'est à lui de venir !" a lancé M. Zekri, avant de poser la question : "pourquoi ce débat et pourquoi maintenant ? S'il avait eu lieu après 2012, nous l'aurions tous vu d'un autre oeil. Mais là, "c'est à celui qui tapera le plus sur les Arabes ! Cela apporte des voix !" Mais l'islam fait partie intégrante de l'histoire de France ! La France a des racines musulmanes !" a-t-il martelé, déplorant le fait que l'UMP "joue sur le terrain de Le Pen.

Mais au fait, pourquoi l'UOIF n'était-elle pas représentée à cette conférence de presse ? L'organisation aurait-elle déjà quitté le CFCM ? a demandé une journaliste. Et Mohammed Moussaoui de préciser que l'UOIF, si elle a effectivement annoncé son intention de ne pas participer aux élections à venir du CFCM, n'a pas quitté le CFCM. "Toutes les composantes ont été invités", a-t-il ajouté, "il faut leur poser la question s'agissant de leur absence aujourd'hui". Le CFCM est décidément bien un "guichet". Chacun s'y présente quand il veut et y prend ce qu'il désire.




Assmaâ Rakho-Mom
Jeudi 17 Mars 2011


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